Il est rare que la science conforte le bon sens de façon éclatante c’est pourtant aujourd’hui le cas avec deux articles dont la lecture conforte a peu de prix tout lecteur attentif. Bien que les sujets abordés ne soient pas les mêmes, ils se situent néanmoins dans deux domaines comparables, la qualité de vie. L’un s’attache à étudier certains des facteurs impliqués dans le combat « général » que doit mener celui qui est atteint d’un processus néoplasique (Social Interactions Slow Cancer Via an Anxiety-Reducing Neural Circuit), l’autre (Being multilingual es bueno para el cerebro) explore l’aspect relationnel de l’individu vieillissant. Qu’il s’agisse d’affronter la maladie cancéreuse ou la « déchéance » de l’âge, il est une certitude, celle que l’homme seul se trouve avoir besoin de toutes ses forces à commencer par sa façon d’appréhender pour les surmonter, les épreuves qu’il aura à affronter. La première étude a mis en évidence, chez la souris comme il est habituel pour commencer, un circuit neuronal qui comprend le cortex cingulaire antérieur et les neurones inhibiteurs de l’amygdale, circuit impliqué dans le processus anxiété/processus tumoral. Dans la seconde étude c’est le déclin cognitif qui est investigué avec pour conclusion : le multilinguisme retarde le vieillissement. Or il y a peu de chance qu’un polyglotte se parle exclusivement à lui-même. D’où dans les deux cas, la notion que la société quand elle arme l’individu vis à vis de lui-même, n’est certainement pas à rejeter.
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La science et le bon sens !
samedi, novembre 15th, 2025Pourquoi chercher à savoir ?
mardi, décembre 1st, 2015
A quoi sert de ne pas savoir sinon de chercher à savoir ! C’est une des thèses développées par Embracing the Unknown, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/44345/title/Embracing-the-Unknown/, http://jamieholmesbooks.com/books/nonsense-hc). Jamie Holmes est-il un provocateur ou un fin connaisseur des processus psychiques impliqués dans la vie personnelle et relationnelle des individus ? Il est de fait qu’aujourd’hui l’immédiateté et l’abondance des l’informations viennent se fracasser sur l’incertitude par impossibilité d’en évaluer la véracité ! Trop d’informations tueraient l’information ? Que nenni, ce serait bel et bien l’inverse qui se produirait, si l’on accepte le principe selon lequel le questionnement est le moteur du devenir de l’homme. Il s’agit là, de l’esprit même du principe de précaution : face à l’incertitude, chercher avant tout à lever le doute et pour ce faire ne pas choisir le statu quo qui en dévoie l’idée même. Mais ce dont il est question, fondamentalement, c’est la gestion de l’ambiguité face au risque. Selon l’auteur, les résultats des tests pratiqués pouraient être interprétés de la façon suivante : d’une part, la gestion du sentiment d’ambiguité prévaut sur celui du risque, et d’autre part, l’ambiguité aurait plus à faire avec l’émotionnel. Mais on peut aussi, en se référant aux choix sociétaux, trouver qu’il existe une autre différence que le nombre entre l’individuel et le collectif. L’ambiguité pousserait l’individu au dépassement vers le savoir, tandis que le risque pousserait le collectif au repliement.
