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Tête de linotte

dimanche, octobre 8th, 2017

Pour une fois où la vulgate populaire est prise en défaut, il convient de s’y arrêter. La linotte, passereau granivore, appartient au genre Carduelis. Parce qu’elle construirait son nid au vu et au su de ses prédateurs, elle a été jugée sans cervelle d’où l’idiotisme animalier au quel le titre ci dessus se réfère. Sans qu’il soit fait nommément référence à ce charmant petit oiseau qu’il faudrait donc inclure dans une prochaine étude, on sait que le pigeon (genre Columba) lui, est loin de répondre à ce qualificatif.  Comme le décrit l’article Pigeons Can Switch Tasks More Quickly than Humans (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50506/title/Pigeons-Can-Switch-Tasks-More-Quickly-than-Humans/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=56790772&_hsenc=p2ANqtz-9nm9BxlfQv-egfGsyaarypI2eF3RT8D2qDCEu37yQz-K3EeoRxfuUzTklJojpE08a7oob6N67TBbijqsjhvX40sqv09w&_hsmi=56790772), c’est l’humain qui ne ferait pas le poids au regard de ce représentant de la gente aves. Dans le domaine de la gestion multi tâches, c’est le pigeon qui est en tête (si l’on peut dire), il est ainsi beaucoup plus performant que l’humain ! C’est la raison pour laquelle dans le cadre d’un trans-humanisme écologique (ce qui devrait plaire au plus grand nombre) on devrait envisager la greffe d’un cerveau de pigeon selon la méthode dite en dérivation de telle sorte que chaque dipôle bénéficie d’une intensité maximale ! Que ceux qui ne sont pas d’accord, lèvent le doigt !

Exceptionnel, vous avez dit exceptionnel !

lundi, septembre 25th, 2017

Quelle serait la meilleure définition de l’humain, s’il devait en exister une, puisque l’on voit reculer les frontières qui avaient été érigées entre les espèces animales et l’homo sapiens sapiens. C’est avec Prométhée, ayant du réparer les erreurs de son frère Épiméthée, que la race humaine s’est distinguée par l’utilisation qu’elle avait su faire du feu qui lui avait été  offert. On a depuis, proposé plusieurs « définitions » à commencer par celle de Platon pour qui « l’homme serait un bipède sans plume« . A l’opposé on ne peut passer sous silence celle qui fait de l’homme « le seul être vivant ayant connaissance de sa finitude« . Mais il pourrait exister également une autre possible distinction, celle qui fait de l’homme le suprême prédateur. Si la célèbre formule de Hobes « Homo homini lupus est«  laisse à entendre que le loup, tel l’homme, attaque son semblable pour le plaisir, on peut être tenté de chercher à prouver cette assertion. C’est le propos de « Do Animals Murder Each Other? » (https://www.livescience.com/60431-do-animals-murder-each-other.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20170918-ls). Deux constatations s’imposent. Premièrement il se pourrait qu’il existe des « causes » identiques en ce qui concerne animaux et humains comme  celles qui relèvent de la conservation d’un territoire ou de la conquête sexuelle. Deuxièmement il existerait quand même une différence, celle qui relève de l’infanticide où l’homme serait moins impliqué ! Et pourtant la mythologie puis les textes sacrés rappellent que les meurtres d’enfants  ainsi que les « petits meurtres en famille » sont loin d’être exceptionnels. Mais le point à retenir (qui  « fait froid dans le dos »), est celui  qui montre que ce sont les mammifères sociaux qui sont les plus meurtriers. La société pervertirait-elle le monde animal comme elle a perverti le monde de l’humain !!

 

Un mot à propos de technique

lundi, mai 1st, 2017

Du grec τέχνη, la technique apparaît avec l’homme et a donc le même âge que lui, comme en témoignent les peintures pariétales où les premiers d’entre eux  ont su tirer parti de la paroi rocheuse et de la couleur pour donner une représentation de leur corps par la représentation de leur propre main. Prométhée pourrait ainsi être l’inventeur de la technique quand il désacralise le feu pour l’offrir à l’homme que son frère Épiméthée a oublié dans sa distribution. La nature par sa domestication, sa dédivinisation, peut dès lors être utilisée. Ainsi a-t-on pu dire que la technique était l’arraisonnement de la nature. Mais si l’équilibre entre la nature et son utilisation par l’homme a eu son heure, il n’en est plus de même selon Heidegger pour qui l’homme après avoir dévoilée la dite nature la provoque quand la deep ecology  la considère comme un objet de droit. On aurait donc toute raison de s’alarmer s’il ne se trouvait que la technique dédiée à un objet ne trouve un autre angle d’efficacité : en un mot trivial que l’on ne puisse pas utiliser un bâton pour autre chose que frapper. Or c’est bien ce qui est non seulement préconisé mais aussi réalisable comme le souligne l’article,  Planetariums — not just for kids (http://www.nature.com/news/planetariums-not-just-for-kids-1.21888?WT.ec_id=NATURE-20170427&spMailingID=53937339&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1144433736&spReportId=MTE0NDQzMzczNgS2). Il y est évident que la technique indispensable au voyage parmi les étoiles (pour les terriens qui s’y intéressent) peut servir (on aurait envie de dire, doit servir) d’autres buts. La vision que l’on porte sur la technique devient alors toute autre. Tel un éventail se déployant elle tend vers le général et ouvre à partir de chacun de ses  plis et contre plis un nouveau monde d’utilisations. Un seul problème, mais que l’histoire a démontré comme étant de taille : l’homme est aussi capable/coupable d’avoir déjà dévier pour les pervertir, de nombreuses avancées techniques !

Qui sera le premier ou la première ?

mercredi, mars 8th, 2017

Dans la série  » C’est moi qui serai le premier » voici une première : Meet the First Artificial Embryo Made From Stem Cells (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/48719/title/Meet-the-First-Artificial-Embryo-Made-From-Stem-Cells/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=43800380&_hsenc=p2ANqtz-8Pt-o19WYyYi3E4NqASAmzbIePQ6QwkMMz-iYGm3dXmMIl_ySL550gsSC_ahuNE3WVBAhf5izgjQtnwyxS2X7cbB-uhQ&_hsmi=43800380) ! Que de questions posées par cet article tant dans son écriture que par son contenu. Tout d’abord la durée de vie de cet organisme reste peu précise : la photo proposée serait celle d’un embryon de quarante huit heures mais a-t-il survécu au delà, les auteurs n’en font pas état. Mais surtout, dans la mesure où cette réussite rendrait possible une expérimentation identique avec des cellules humaines, c’est la technicité même et ses implications éthiques qu’il est impératif de prendre en compte. Dans cette démarche on ne peut que constater avec Heidegger que la volonté de puissance de l’homme sur la nature atteint des sommets, de telle sorte que le dévoiement de la nature signe en réalité en ce qui concerne l’homme, non pas sa suprématie mais sa dépossession totale, sa soumission à une nature mise en demeure (« commise ») qui en retour lui retire sa qualité intrinsèque, celle de son humanité. Il est pourtant un argument largement repris, celui du but utilitaire de toutes ses manipulations envers celui qui est à la fois sujet et objet, l’homme, proposant in fine ce débat traditionnel et ho combien machiavélique de morale philosophique à propos de  la fin et les moyens !

Question de définition

lundi, août 22nd, 2016

(http://mbio.asm.org/content/7/4/e00874-16.full)

En cause le mot « Anthropocène« . A priori aucune difficulté. Άνθρωπος : homme au sens de l’humain, καινός : nouveau, d’où le néologisme crée par Paul Crutzen, prix Nobel de chimie en   1995, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon lui à la fin du XVIII° siècle avec la révolution industrielle et succéderait ainsi à l’Holocène   (https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropoc%C3%A8ne). Mais à concept simple : nouvelle ère caractérisée par l’action de l’homme sur l’évolution de la planète, question tout aussi simple : quand l’action de l’homme a-t-elle eu une (des) incidence(s) sur l’évolution de la planète ? Selon P. Crutzen  le début de la révolution industrielle signe le passage de la dernière période du quaternaire, le Pléistocène vers l’Holocène. Le premier correspond à une période glaciaire, le second à une période de réchauffement qu’accompagne un certain nombre d’extinction d’espèces. Avec l’anthropocène, l’action de l’homme sur son environnement devient prépondérante jusqu’à la modifier la lithosphère et c’est là que le bât blesse. Comment juger sur environ deux cents ans des modifications au niveau de la croûte terrestre et d’une partie du manteau supérieur demandent les géologues qui en discutent toujours (Allons-nous entrer dans l’anthropocène en 2016 ?
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/02/allons-nous-entrer-dans-l-anthropocene_4840896_3244.html#kwVKyXbp02vEmHcW.99 ). C’est dans ce contexte (un an plus tard néanmoins) que parait l’article  : 
Define the Anthropocene in terms of the whole Earth (http://www.nature.com/news/define-the-anthropocene-in-terms-of-the-whole-earth-1.20427?WT.ec_id=NATURE-20160818&spMailingID=52085095&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=983154956&spReportId=OTgzMTU0OTU2S0) preuve qu’il n’existe pas encore de consensus (mou/dur ?). Mais c’est aussi (surtout ?) l’occasion de prendre conscience de la non simplicité du concept : l’action de l’homme sur l’évolution de la planète. Scientifiques de tous les pays unissez vous, l’écologie n’est pas rien, mais elle n’est pas tout non plus !

Ce chemin est-il le meilleur ?

vendredi, août 12th, 2016

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Depuis l’antiquité (Héron d’Alexandrie), de grandes améliorations ont été apportées aux automates en témoigne Le Canard digérateur  créé par Jacques de Vaucanson en 1738. Il s’agissait d’une machinerie très complexe qui reproduisait les processus de la digestion de l’animal et dont les rouages étaient visibles. La robotique mise en  place par Isaac Asimov (1941/1942, Menteur, Runaround) en s’intéressant  à un domaine un peu différent se rapproche pourtant plus des humanoïdes artificiels dont Ephaistos fut le premier promoteur. Aujourd’hui si l’on continue à imaginer et à réaliser des humanoïdes artificiels  la robotique a envahi de nombreux autres domaines : industriel, domestique, médical, militaire, scientifique. Celui dont on parle abondamment actuellement concerne la robotique de transport avec la voiture autonome, c’est à dire la voiture sans conducteur. Si l’on passe outre les problèmes liés à  la réalisation même de ce type d’engin, à propos duquel on sait que toutes les réponses n’ont pas encore été apportées, il reste une question primordiale, celle du rapport de l’homme à la machine (Steer driverless cars towards full automation, http://www.nature.com/news/steer-driverless-cars-towards-full-automation-1.20390?WT.ec_id=NATURE-20160811&spMailingID=52032459&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=981769299&spReportId=OTgxNzY5Mjk5S0).  L’homme est-il prêt à ce que la machine prenne totalement en charge l’action de conduire transformant l’objet en sujet et inversement  ?  Cette inversion des rôles pouvant être interprétée comme une dépossession, action liberticide s’il en fut, même si l’on imagine que le conducteur ainsi dépossédé devient apte à choisir une autre action. Parmi les autres questions, celle du conditionnement qu’une telle machine risque d’entraîner sur l’environnement dans lequel elle va se déplacer. Et à l’heure où l’écologie prône le respect de l’environnement, la voiture autonome risque d’installer l’homme dans un nouvel univers, qui ne pourra plus être celui de ses ancêtres, d’où une réelle aporie qu’il conviendrait peut-être d’éviter. Qui gouvernera la route ?

Aller plus loin !

jeudi, juillet 28th, 2016

CerveauxComparéDes exemples encore et toujours des exemples ! L’un d’entre eux, connu depuis longtemps déjà, concerne la reproduction des orchidées. Certaines d’entre elles ne seraient-elles pas capables  de mimer des fleurs mellifères pour que l’insecte si pose (Darwin et l’étoile de Madagascar, 1862), ou plus redoutable, mimer l’insecte femelle qui attire le mâle correspondant ! On parle alors de coévolution mais à sens unique (pourrait-on dire) puisqu’il semble bien que dans ces deux cas, l’orchidée soit la seule bénéficiaire Plus inattendu peut-être est un processus identique, mais entre l’homme et l’animal. Que l’animal puisse vivre sans l’homme est une certitude puisque le premier a précédé le second, mais il est peu probable que le second puisse se passer du premier. Il s’en suit que des liens ne pouvaient que se créer entre ces deux représentants du règne vivant, liens évoluant au fil des millénaires. Divinisés, soumis ou égaux des hommes, les animaux jouissent aujourd’hui d’un statut à part entière (L’évolution des relations entre l’homme et l’animal, http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/documents/pdf/Actes_29112011_SD_cle0dd1ba.pdf). La coévolution dont parle l’article, Man and Bird Chat While Honey Hunting ( http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46626/title/Man-and-Bird-Chat-While-Honey-Hunting/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32035699&_hsenc=p2ANqtz-9B2mFWohbBscvvizM5mK-gub6eRw-EzSK7pnr3pVDXYHGCKf8k51XL_d-5-XgWZDpZTJK0eB1CKH2nEMkjQRYZFCIrLQ&_hsmi=32035699) entre l’homme et l’oiseau, peut être dite à double sens  puisqu’elle est doublement coopérative et s’ inscrit probablement dans le cadre d’un processus ancestral de survie. Si peut se mettre en place une compréhension basée sur l’utilité entre l’animal et l’humain, s’il existe une compréhension animale interindividuelle ( Marine Mammal Communications, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46342/title/Peter-Tyack–Marine-Mammal-Communications/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=32035699&_hsenc=p2ANqtz-80aV8S_jEs-lFkULuVlOci8hIJ2-0Tc_tohnbdmKL8u4TMFdfa2d4UP1hTkv_LP5rESj7N1L3bO0mFPCcqHoMQKKGRVA&_hsmi=32035699) il n’y aurait aucune raison de ne pas accorder de signification aux enregistrements électriques provenant des végétaux  (UN DOSSIER SUR L’INTELLIGENCE DES PLANTES, AU RISQUE DE BÊTIFIER ? http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=3557#.V5oBW1WLRdg) ! De telle sorte qu’il semble bien que l’homme n’ayant toujours pas accepté de n’être plus le centre du monde, se croit obligé de reconstruire un pan anthropomorphisme rassurant, rejoignant ainsi le besoin d’harmonie du cosmos des anciens !

Si belle en ce miroir

jeudi, mars 31st, 2016

Introspection by Giulia MarangoniQu’est-ce qu’un miroir ? Il ne s’agit pas uniquement d’un objet qui réfléchit depuis l’antiquité, mais depuis plus récemment de l’objet indispensable à la réalisation d’un test d’auto reconnaissance mis au point en 1970 par Gordon G. Gallup, psychologue américain investi dans le domaine animal et humain. Auparavant le test du miroir avait été utilisé par différents psychologues et psychanalistes et avait permis de définir plusieurs étapes de la reconnaissance du soi devant une image d’abord sans signification. L’éthologie qui s’intéresse au comportement des animaux dans différents environnements ne pouvait pas ignorer cette question de savoir si l’animal a conscience de lui même. En d’autres termes, le test du miroir appliqué à l’animal permet de se faire une idée quant à sa possibilité d’une auto-reconnaissance. Plusieurs mammifères et quelques oiseaux auraient réussi ce test et aujourd’hui la raie Manta (Manta birostris, famille des Mobulidae) pourrait également faire partie du groupe des heureux élus, ayant conscience d’eux-mêmes (Behavior Brief, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45665/title/Behavior-Brief/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=27734285&_hsenc=p2ANqtz-_Ux3kyrPT2I8-POJOyv1kd9A3-Ehd5dH6lRFZdz4PRhQA6asQ9f-e4cj4C0n5bLR1SRSb57l4MWvDpbcoG_F8zyYIwLQ&_hsmi=27734285,Contingency checking and self-directed behaviors in giant manta rays: Do elasmobranchs have self-awareness?doi:10.​1007/​s10164-016-0462-z) . Les Elasmobranches, sous branche des Chondricthyes, rassemblent les raies et les requins. Pour le requin les informations manquent mais de compétents éthologues animaliers affirment que la raie mise en présence d’un miroir modifie son comportement. Qu’elle possède le plus gros cerveau parmi les poissons ne signe pas nécessairement  la conscience de soi, ses circonvolutions sont au moins aussi importantes sinon plus, mais elle en a . Par contre la vision n’étant pas peut-être pas le seul sens requis dans la reconnaissance de l’animal, l’olfaction qui en fait également partie n’est pas sollicitée dans le test du miroir. Quoiqu’il en soit, s’il semble assez facile (vidéo, Animals in Mirrors Hilarious Reactions, https://www.youtube.com/watch?v=GaMylwohL14) d’apprécier certains changements de comportement, celui dela raieManta semble d’interprétation plus difficle (Mantas mirror test2, https://www.youtube.com/watch?v=LQ1KErB_2oU). Il n’en reste pas moins vrai que l’animal machine a bel et bien disparu et heureusement !

 

Hibou des villes, hibou des champs !

lundi, décembre 14th, 2015

hidden life of the burrowing owlMR de La Fontaine en a peu parlé (L’Aigle et le Hibou, http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/aighibou.htm) , mais son hibou se situait plutôt en pleine nature qu’en ville et son voisinage avec l’aigle ne fut pas des plus profitables pour sa lignée. Son avenir aurait-il été différent s’il avait habité en ville à l’époque, c’est la question, mais  il eût fallu pour ce faire que l’aigle n’y habitât point ! Qu’en est-il aujourd’hui quand il existe bel et bien une urbanisation de la gente aviaire (Urban Owl-Fitters, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/44580/title/Urban-Owl-Fitters/) ! Tous ne quittent pas leur habitat naturel, mais un certain nombre d’entre eux le fait, en particulier la Chevêche des terriers (Athene cunicularia) ou chouette des terriers  et pourquoi ne pas chercher à savoir pourquoi ? Trouver que ce sont les oiseaux les moins peureux de l’homme qui le « suivront » en ville ne révolutionnera pas l’idée que l’on peut se faire de toute cohabitation ! Doser l’hormone dite de stress  comme le cortisol par exemple montre simplement que l’oiseau urbain lorsqu’il est stressé récupère plus rapidement que l’oiseau rural alors que le taux est le même dans les deux populations en dehors de toute agression. Mais il serait beaucoup plus instructif de chercher à savoir pourquoi des animaux dits « sauvages » envahissent progressivement le domaine urbain (http://www.leparisien.fr/informations/des-animaux-sauvages-en-ville-22-06-2014-3942669.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F) ? Les espèces sont multiples et variées tout autant que les causes évoquées de cet exil : diminution du domaine rural au profit du domaine urbain, exclusion des plus faibles par les plus forts, amélioration des conditions de vie urbaine non seulement en terme de l’aménagement de la ville mais aussi en terme de l’attitude humaine envers des compagnons inattendus …. Et pour terminer quels bénéfices pour les uns comme pour les autres parce que (peut-être) est-ce là le primum movens ? Mais la chouette des terriers, pour ne parler que d’elle, dira-t-elle jamais ce qu’elle apprécie dans la compagnie humaine ?

Pourquoi il faut faire attention mais aussi comment !

mardi, août 11th, 2015

image003Qu’appelle-t-on solidarité et quel est son champ d’application ? Ne prend-elle en compte que la race humaine (ce serait déjà beaucoup si elle était efficace !) ou englobe-t-elle ceux des animaux qui ne sont pas les petits accompagnants chéris de la vie quotidienne. Car les premiers risquent leur vie et pas les seconds. Le maître protège son fidèle compagnon (enfin, presque tous les maîtres !), mais montre une certaine indifférence vis à vis de ceux qui lui sont inconnus, qu’ils volent ou qu’ils nagent (Drugging the Environment, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43615/title/Drugging-the-Environment/). Or on se murmure aujourd’hui que si l’homme comprenait l’animal il lui serait peut-être difficile de s’en nourrir, il devrait alors lui être tout aussi difficile de savoir qu’il l’intoxique. De plus il sait bien qu’il existe une chaîne alimentaire, et s’il ne mange pas les vautours (directement), il mange des poissons ! Ce qui est tout aussi utile de rappeler, c’est que tout médicament est une substance chimique qui se doit d’avoir un effet biologique ! Il serait donc curieux d’imaginer que cet effet n’existe pas en dehors du traitement en propre. D’où l’idée, dont on se demande comment il se fait que l’on y ait pas penser avant, d’étudier le dit effet (le ou les) au regard de la nature en général. Et c’est alors que le chercheur s’inquiète à son tour. Comment va-t-il être en mesure de gérer dans l’ordre (?) au moins ces trois principes : principe du double effet, attribué à Thomas d’Aquin et repris par Philippa Foot (1967), principes de morale et de conviction selon Max Weber (Le savant et le politique, 1917-1919)), principe de précaution (constitution, février 2005) inspiré d’Hans Jonas. On conçoit volontiers ses difficultés ! D’où la question : comment faire pour continuer d’avance tout en regardant autour de soi ?