Qu’est-ce qu’un miroir ? Il ne s’agit pas uniquement d’un objet qui réfléchit depuis l’antiquité, mais depuis plus récemment de l’objet indispensable à la réalisation d’un test d’auto reconnaissance mis au point en 1970 par Gordon G. Gallup, psychologue américain investi dans le domaine animal et humain. Auparavant le test du miroir avait été utilisé par différents psychologues et psychanalistes et avait permis de définir plusieurs étapes de la reconnaissance du soi devant une image d’abord sans signification. L’éthologie qui s’intéresse au comportement des animaux dans différents environnements ne pouvait pas ignorer cette question de savoir si l’animal a conscience de lui même. En d’autres termes, le test du miroir appliqué à l’animal permet de se faire une idée quant à sa possibilité d’une auto-reconnaissance. Plusieurs mammifères et quelques oiseaux auraient réussi ce test et aujourd’hui la raie Manta (Manta birostris, famille des Mobulidae) pourrait également faire partie du groupe des heureux élus, ayant conscience d’eux-mêmes (Behavior Brief, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45665/title/Behavior-Brief/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=27734285&_hsenc=p2ANqtz-_Ux3kyrPT2I8-POJOyv1kd9A3-Ehd5dH6lRFZdz4PRhQA6asQ9f-e4cj4C0n5bLR1SRSb57l4MWvDpbcoG_F8zyYIwLQ&_hsmi=27734285,Contingency checking and self-directed behaviors in giant manta rays: Do elasmobranchs have self-awareness?doi:10.1007/s10164-016-0462-z) . Les Elasmobranches, sous branche des Chondricthyes, rassemblent les raies et les requins. Pour le requin les informations manquent mais de compétents éthologues animaliers affirment que la raie mise en présence d’un miroir modifie son comportement. Qu’elle possède le plus gros cerveau parmi les poissons ne signe pas nécessairement la conscience de soi, ses circonvolutions sont au moins aussi importantes sinon plus, mais elle en a . Par contre la vision n’étant pas peut-être pas le seul sens requis dans la reconnaissance de l’animal, l’olfaction qui en fait également partie n’est pas sollicitée dans le test du miroir. Quoiqu’il en soit, s’il semble assez facile (vidéo, Animals in Mirrors Hilarious Reactions, https://www.youtube.com/watch?v=GaMylwohL14) d’apprécier certains changements de comportement, celui dela raieManta semble d’interprétation plus difficle (Mantas mirror test2, https://www.youtube.com/watch?v=LQ1KErB_2oU). Il n’en reste pas moins vrai que l’animal machine a bel et bien disparu et heureusement !
Chacun sait que le saturnisme doit son nom à la planète Saturne, symbole du plomb en alchimie. Pourtant le métal plomb se traduisant par plombum (i, n) en latin, il convient d’écrire de utilitate plombi si l’on veut décliner au moins un intérêt du plomb quand il ne s’agit pas du domaine de la santé. Si au XV° siècle, J. Gutenberg met au point les caractères mobiles d’imprimerie, l’encre qu’il utilise comporte du colorant (il en existe différents types), un support qui lui permet de le transporter et de le fixer aux lettres et un optimisant. Les supports sont souvent à bas d’huile et l’optimisant peut renfermer du cobalt ou du manganèse. Le plomb n’entrait pas dans la composition de l’encre mais dans celle des caractères que ce génial inventeur avait mis au point en lui ajoutant de l’étain et de l’antimoine. L’encre des papyrus peut comporter un sulfure de mercure, l’encre des moines copistes était soit constituée d’un pigment noir issu de produits calcinés ou de noir de fumée avec un support, soit métallo-galliques (noix de galle) et sel métallique (sulfate de fer ou sulfate de cuivre). Mais heureusement pour les amateurs de vieux, très vieux textes, les curieux, les érudits et les autres bien sûr, l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C n’a finalement pas eu raison de ces rouleaux pourtant bel et bien carbonisés (Lead ink from scrolls may unlock library destroyed by Vesuvius,
On connaissait l’expression « manger pour deux » que les futures grands mamans ne pouvaient s’empêcher de susurrer à l’oreille des futures mamans, aujourd’hui c’est de leur sommeil dont elles devront se préoccuper (Sleeping for Two,
Lorsqu’en 1887, Julius Richard Petri inventa la boîte éponyme, il y a très peu de chance pour qu’il ait imaginé que la dite boite servirait de lit à deux types de co-cultures glio-neuronale, l’une dans le rôle de la belle endormie, et l’autre dans celui de la belle éveillée ! Et pourtant, on vient de mettre au point une nouvelle et prometteuse technique pour étudier le sommeil dans un plat ! Le sommeil reste en effet un état physiologique parfaitement intriguant, en témoigne ce numéro qui lui a été dédié dans son intégralité (
» … On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ! … Sous les pavés, la plage ! …. La ville a une figure, la campagne a une âme …. » Quand des citations concernant les lieux d’habitation s’accordent sur un point celui de l’opposition entre la ville et la campagne on est tenté de croire qu’il existe un solde négatif aux dépends de la première. C’est parce que le phénomène de l’urbanisation, vieux de plusieurs « millénaires », subit une accélération progressivement croissante qu’ il convient de repenser le pourquoi et le comment. Les préoccupations qui se font jour dépassent en effet la somme de chacun de ses composants, voirie, découpage du sol, densités, usages … de telle sorte que se met en place un domaine à part entière, celui qui a pris le nom de morphologie urbaine. Cette dernière qui étudie le tissu urbain cherche à tenir compte de structures sous jacentes comme s’il s’agissait de reconnaître à la ville une extériorité et une intériorité. Si la description par Charles Dickens du Londres de 1837 était particulièrement sombre, celle de Fritz Lang ne l’est pas moins quand il imagine en 1927 ce que pourrait être la ville de 2026. Quand on remplace dans le futur la mégapole par le moloch, c’est qu’un certain équilibre a été rompu tandis que s’est mis en place la démesure. Dés lors peut-on identifier un facteur sur lequel on pourrait agir pour faire de la ville du XXII° siècle un lieu à vivre (Metropolis now,
S’il est un sujet qui occupe, dans ce monde grands et petits, c’est bien celui de la préservation de la biodiversité. Pourtant le peu de résultats obtenus depuis qu’il en est question prouve à l’évidence que toutes les raisons invoquées ne sont pas suffisantes pour entrainer l’adhésion de la communauté des nations. A moins que ces raisons ne se répartissent en fait en deux groupes qui s’opposent sans trouver de terrain d’entente ce qui fait que l’on ne porte pas le débat sur la place publique ! Sans que l’on en ait vraiment parlé, il vient naturellement à l’esprit que la nature ne pourra se réapproprier sa qualité première, la biodiversité, que par la remédiation humaine et c’est alors que l’on se trouve face à l’éthique environnementale, terme apparu dans les années soixante dix. Il s’agit d’un questionnement concernant la morale et son domaine d’implication, soit exclusivement restreint à homme ou tenant compte plus largement du monde naturel. C’est une question ancienne et sans remonter jusqu’aux philosophes grecs, la maitrise cartésienne de la nature en est une forme d’expression. On retrouve un débat plus proche : c’est celui qui a opposé Heidegger et Jonas. Chez les deux philosophes, c’est la technique qui en occupe le centre. Pour le premier l’arraisonnement de la nature passe par la technique de telle sorte que la seconde somme la première de fournir à l’homme ce dont il a besoin. Pour le second, la technique est destructrice : pour y pallier l’homme n’a d’autre possibilité que de recourir à une technique plus performante. Le principe de précaution est là pour mettre un terme à cette escalade infernale. Il n’est pas impossible que ces deux attitudes soient le résultat des deux positions suivantes. D’un côté, la conservation de la nature est un impératif moral (impératif kantien) et tout discours de monétisation la chosifie , de l’autre, la conservation de la nature ne peut entrer en conflit ave le progrès humain qui tire sa valeur de ce que l’homme a construit. Peut-on les réconcilier ? C’est le sujet de l’article Reasons to Conserve Nature (
Dans le domaine de l’alimentation on connait le bio, le végétarisme, le végétalisme plus stricte et du côté du mode de vie, le véganisme. Alors il est temps de proposer une grande nouveauté, l’alimentation telle qu’elle se pratiquait avant la découverte du feu (Food processing,
Le 5 janvier 2016 parait dans l’édition PLOS one (
De même qu’il est toujours impossible de donner encore aujourd’hui une définition du temps, il reste tout aussi impossible d’en donner une du sommeil. Si « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » il se pourrait qu’il en soit de même de cette fonction physiologique qui semble bien appartenir à tous les êtres vivants . Et pourtant que sait-on du sommeil ? Une revue complète traitant de ce sujet n’est certainemnt pas de trop (
Un long article (Fear of large carnivores causes a trophic cascade,