Après avoir envisagé les cinq sens ordinairement reconnus par les physiologistes, puis les 5+n sens du vivant en général quand on en diversifie certains, la quête serait incomplète si l’on n’envisageait pas l’étude d’un domaine que l’on qualifie tout simplement d’extrasensoriel. Parce qu’il se situe au delà du sensoriel, parce qu’il est mal défini il est loin de faire l’unanimité. Parce que la science est garante de vérité, l’idée est venue qu’une preuve de son existence devait s’appuyer sur la dite science, partant de cette idée curieuse sinon absurde, à moins qu’il ne s’agisse de donner un simple exemple d’oxymore, que ce qui n’est pas scientifique peut s’expliquer par la science ! Toujours est-il que Joseph Banks Rhine, botaniste de profession, fut le premier à appliquer à l’étude de la télépathie, une approche qui se voulait plus rigoureuse parce que basée sur l’utilisation de tests statistiques (ESP on Trial, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46814/title/ESP-on-Trial/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=34880620&_hsenc=p2ANqtz-9-hmxzwNxk-nEeI812itG3683-4Y7GCftGBHykKYzyxpMmnOLnBSt-mBbIAUbe0hAOi6EURFZ7l6_YRzVQeUDMqNFL7w&_hsmi=34880620). Si la transmission de pensée est un thème rebattu de la science fiction, elle fait aussi appel à l’idée selon laquelle il fut un temps où le règne du vivant n’était qu’un, chacun comprenant l’autre et s’en faisant comprendre, humain comme animal. Mais il est aussi supposé que cette extra perception pouvait soit appartenir au passé soit pourra appartenir au futur ! Entre ces deux extrêmes, d’aucuns admettent l’existence d’individus qui posséderaient cette faculté. Et cette idée est si solidement implantée que nombre d’artistes s’en sont emparés avec succès. La question que l’on peut se poser n’est donc pas de chercher une preuve scientifique à l’existence de la télépathie mais plutôt la suivante : pourquoi la télépathie est-elle si attractive qu’il faille prouver sa réalité et donc à quel besoin humain intemporel correspond-elle ? Peut-être l’humanité ne s’est-elle pas encore débarrassée de son désir fondamental d’irrationalité d’où l’ambiguïté de prouver scientifiquement l’irrationnel !
Multivers et/ou création divine, là est la question . Depuis déjà bien longtemps l’Eglise a entretenu des rapports conflictuels avec les scientifiques de son époque, le terme est volontairement édulcoré quand on pense à certaines exécutions assez brutales dont les seconds firent les frais. Il est vrai que, par définition, la foi s’accorde mal de la rationalité qui elle régit la recherche des causes premières dans le but d’une explication du monde, tandis qu’il reste encore difficile d’envisager une réponse à cette ultime question « pourquoi quelque chose plutôt que rien« . Quoiqu’il en soit, il se pourrait bien que l’on s’engage sur un chemin dont on voudrait qu’il ne soit pas que pavé de bonnes intentions ! C’est Kathryn Pritchard qui l’évoque dans un article intitulé « Religion and science can have a true dialogue » (
L’homme a non seulement l’impérieux désir de savoir mais aussi la non moins impérieuse envie de connaître les causes premières ce qui doit être vrai, puisque c’est Aristote qui l’a dit il y a quand même très longtemps. C’est donc la raison pour laquelle il se sent commis à cette quête sans fin dont les avancées techniques se repaissent. Ainsi en va-t-il depuis que l’homme sait exprimer ses questions dont l’une particulièrement concerne la connaissance et l’article « Specialized Neurons Encode Social Learning in Humans », (
Chez l’homme, c’est bien connu, il existe cinq sens physiologiques parfaitement répertoriés, même si la distinction peut être considérée comme artificielle dans la mesure où lorsque l’un est requis les quatre autres sont également présents. Il est non moins évident que les sens dont il est question dans le dernier numéro du TheScientist (septembre 2017, Beyond the basic five) même s’ils semblent pour certains dépasser ceux dévolus à l’humain ne lui sont pas totalement étrangers. En réalité c’est parce qu’ils ne sont pas facilement accessibles et que leur domaine d’exploration a longtemps échappé à la technique qu’ils ne font pas partie de la liste des cinq. Pourtant chez l’homme, les récepteurs musculo-articulaires sont connus depuis le tout début du XX° siècle, tandis que l’organe stato-récepteur de l’oreille interne fait l’objet de publications dès la fin du XIX°. C’est parce qu’elle était tributaire des nouvelles colorations argentiques mises au point par Cajal et utilisées par Golgi pour définir le concept du neurone puis la théorie de la contiguïté, que la physiologie a pu prendre le relai des connaissances histologiques et semble, de ce fait, en retard. Puis il a ensuite fallu différencier au sein de la sensibilité en général, la sensibilité superficielle et profonde avec pour chacune des ces deux parties des sous domaines, comme la température, la douleur, la pression, l’équilibre, l’espace, le mouvement etc. . Il faut donc lire l’article Sensory Biology Around the Animal Kingdom (
Art et science, un joli programme de réflexion, et même s’il ne s’agit pas d’une étape indispensable pour aborder l’article d’Eric Kandel : How Art Can Inform Brain Science, and Vice Versa (
Pourquoi Mary Shelley n’a-t-elle pas imaginé un jardin pour son personnage, le Dr Frankenstein. En effet celui-ci aurait pu aimer nourrir sa créature à partir de végétaux qui lui auraient ressemblé. Comme on l’a affublé d’une fiancée, il aurait pu subvenir en partie au moins à l’alimentation de sa famille ! Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait, la réponse n’en sera jamais donnée, mais selon certains, ces cultures traquées comme des monstres, existent bel et bien aujourd’hui sous l’acronyme d’OGM. Pourtant ces organismes génétiquement modifiés l’ont été dans le sens d’une amélioration voulue et non d’une détérioration. Il s’agit en effet d’apporter à l’homme en situation défavorable extrême, l’espoir de pouvoir, à tout le moins, se nourrir (Opinion: GMOs Are Not “Frankenfoods”,