Posts Tagged ‘progrès’

Quel avenir pour la science fiction ?

vendredi, février 20th, 2015

1_16936Descartes, La Mettrie, même combat, mais surtout une façon pas si éloignée d’appréhender l’homme aujourd’hui dans l’espoir de savoir lui venir au mieux en aide. Si l’éthique est venue s’interposer entre le chercheur et son sujet pour éviter que ce dernier ne devienne objet, l’idée maitresse reste bien qu’il faut s’adresser à un système aussi proche que possible de ce que l’on tente d’étudier. La technique aidant, il n’est plus impossible de fabriquer des modèles réduits d’organes humains à partir desquels il n’est plus impossible de pratiquer tout type de réparation requise par tout type d’effet délétère obtenu par tout type d’apprenti sorcier (Biodefence researchers seek ‘Homo chippiens‘, http://www.nature.com/news/biodefence-researchers-seek-homo-chippiens-1.16936?WT.ec_id=NATURE-20150219). Ainsi “l’homo chippiens“, pourrait-il prendre place dans le genre homo, après l’homo sapiens. Aujourd’hui encore fractionné il ne remplira totalement sa fonction que lorsque tous les modèles réduits pourront être reliés en réseaux eux-mêmes interconnectés pour se rapprocher le plus possible de ce que des siècles d’une évolution “naturelle” ont mis en place. La grande question reste toujours de savoir si la Technique est indispensable pour nourrir le Progrès et nombreux sont ceux qui craignent tout de cette association qu’ils auraient plutôt tendance à qualifier de diabolique tel Fukuyama dans la “Fin de l’Homme”. Pourtant la créature de Frankestein a peut-être moins de beaux jours devant elle qu’elle n’en a eu !

Sous les pavés, la mer …..

dimanche, janvier 11th, 2015

imagination_doodle_by_naldojunio-d73vweyParmi tous les slogans proposés en mai 68, “l’imagination au pouvoir” montre aujourd’hui encore, toute son actualité comme en témoignent deux articles que chacun, selon son intime conviction, peut prendre ou non comme complémentaires. Mais quelque soit la position adoptée, l’intérêt réside en une prise de conscience de l’accélération sans limite des acquisitions scientifiques faisant de  l’homme le double parfait de l’apprenti sorcier de Walt Disney où  Mickey devant la progression probablement géométrique de ses balais devait avoir recours à plus fort que lui. Alors, que faut-il faire en l’absence d’un tel  plus fort ? Les prévisions établies sont dépassées, Book Excerpt from The Creativity Crisis (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41856/title/Book-Excerpt-from-The-Creativity-Crisis/), et les besoins deviennent immenses puisqu’ils suivent nécessairement les progrès techniques, Reasons to be cheerful (http://www.nature.com/news/reasons-to-be-cheerful-1.16657?WT.ec_id=NATURE-20150108). Comment dés lors peut s’exercer cette prudence si  chère à Aristote ? Le principe de précaution souvent évoqué et trop appliqué, bride l’action et n’apporte aucune réponse puisqu’il évacue la question. Les lois établies pour une prévision spécifique se révèlent inadaptées puisqu’elles se voient rapidement dépassées par la réalité ? C’est l’expression même de l’aporie. L’imagination pourrait prendre alors tout son sens, et pourtant des apories persistent, puisqu’il se présente toujours une situation où l’impasse semble être la seule solution. Alors existera-t-il à jamais des champs où le réel reléguera l’imagination dans le domaine du virtuel ?

Une autre “manif pour tous”

dimanche, octobre 12th, 2014

png_dessin343_titom_picto_couleurs_papiers_manifestationPeut-être n’aurait on pas le droit d’utiliser le même slogan que celui qui fait la une des médias depuis 2012, puisqu’il s’agit d’un collectif  déclarée en préfecture le 2 novembre 2012 avec publication au Journal officiel (loi de 1901) le 17 du même mois. Pourtant c’est bien ce à quoi invite à penser l’article de  Amaya Moro-Martin (A call to those who care about Europe’s science, http://www.nature.com/news/a-call-to-those-who-care-about-europe-s-science-1.16086?WT.ec_id=NATURE-20141009). Dernièrement il était question de l’indéfectible besoin de l’Europe exprimé haut et clair par la communauté scientifique écossaise à l’occasion du référendum du 18 septembre 2014, fraction  résolument opposée à une scission avec l’Angleterre. Aujourd’hui, c’est l’Espagne qui parle par la voix de Amaya Moro Martin ( From the Diary of a Spanish 21st Century Emigrant, http://newparadigm.schillerinstitute.com/media/amaya-moro-martin-from-the-diary-of-a-spanish-21st-century-emigrant/) alors que ce pays vit également une demande de séparation de la part de sa province catalane (http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/ecosse-catalogne-en-europe-les-separatistes-donnent-de-la-voix_1570274.html). C’est la phrase La recherche ne peut suivre les cycles politiques (Research cannot follow political cycles) qui doit faire consensus. Pourquoi même ne pas y introduire l’adverbe “aucunement” pour bien signifier qu’il ne s’agit pas d’un consensus mou. Dans la recherche comme dans d’autres domaines, il semble bien que les restrictions budgétaires ne soient pas le meilleur moyen d’une relance de l’activité, et en bout de chaîne du bien être de chacun. On peut ne pas être d’accord avec la thèse d’Orwell selon qui le progrès n’est pas synonyme de “bonheur”, il n’en reste pas moins vrai que sa recherche ne peut être conditionnée au politique, puisqu’a priori mais aussi a posteriori l’amélioration de la vie en général est le but que tous doivent viser. Et ce bien passe par la recherche certes appliquée mais qui ne peut s’abstraire de l’étape antérieure, celle de la recherche fondamentale. Les maisons sont mieux assises sur des fondations ! Scientifiques de tous les pays unissez vous!

Science et Nature

mercredi, juin 25th, 2014

Natural-ScienceDepuis l’Homo Sapiens le bien nommé, Dame Nature ne cesse d’inspirer la Gente Humaine, et il ne se passe pas une semaine que de nouvelles applications ne voient le jour pour le plus grand plaisir du tandem théoricien/technicien. Tous les domaines peuvent être champs d’investigations ce qui ne surprendra personne étant donné l’infinité des modèles  proposés. Deux exemples parmi tant d’autres, apparemment sans rapport de prime abord, mais qui méritent plus qu’un simple regard. L’un concerne la microrobotique (Insect-Inspired Sensors Improve Tiny Robot’s Flight, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40278/title/Insect-Inspired-Sensors-Improve-Tiny-Robot-s-Flight/) , l’autre les champignons (Re-examining Rots, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40319/title/Re-examining-Rots/). Dans ce dernier, il s’agit de tirer tous les profits possibles de deux sous classes du règne des champignons lignolytiques (Botryobasidium botryosum, Agaricomycetidae).  Le premier s’intéresse à l’ocelle ( un œil simple de quelques arthropodes qui permet de capter les variations de luminosité) comme organe responsable de la stabilisation du vol rapide des insectes. Pourquoi les champignons lignolytiques : l’avenir de l’économie biotechnologique, mais pas uniquement, puisque l’étude s’ouvre une possible modification d’une classification  dont les débuts remontent au XVI° siècle. Pourquoi l’ocelle  : améliorer les performances de la macrorobotique grâce à la microrobotique en particulier en terme de cinétique, mais pas seulement, améliorer la compréhension de la stabilisation en vol de certains insectes comme le bourdon. Dans ces deux exemples, l’étude de la nature peut s’écrire dans un livre où le progrès humain profite à l’homme et à la nature.