Archive for novembre, 2019

A droite toute !

mardi, novembre 12th, 2019

La dextre et la senestre annoncent déjà la couleur ! Pour la première c’est tout bon, pour la seconde, c’est vraiment tout mauvais ! Le nombre d’individus droitiers sur terre dépassant très largement le nombre de gauchers, il était évident que l’anomalie résidait chez les seconds et que ceux-ci auraient facilement pu appartenir au monde des sorciers. Les gauchers partageaient du reste cet honneur avec les individus arborant une chevelure rousse, témoignent d’une malignité certaine. La fréquence des uns et des autres ne s’est pas modifiée avec les siècles, mais leur acceptation s’améliore, peut-être aussi parce qu’il existe d’autres sujets de rejet (?). Quoiqu’il en soit un article parle de l’anomalie citée en titre, Why Are People Left- (or Right-) Handed? ( https://www.livescience.com/what-causes-left-handedness.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=9888&utm_content=20191110_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=3192375&m_i=fM1fXBifEslYpV8Lnj57GCGWYIl_dVaMPio2d6zNOLKUGA6fubOeUOZWqkMiB0gF2wLj3EJELchuTRVbDkoMRz4ALMdm9Hyvf8 ). Si l’on peut associer portions du génome à latéralisation développement et structure du cerveau, on peut aussi se poser la question de savoir pourquoi l’évolution a consacré ce choix et pourquoi la répartition entre gauchers et droitiers n’a pas évolué. Et là une surprise attend le lecteur attentif : c’est parce que le gaucher déstabilise le droitier qu’il existe(ra?) toujours …. D’où la conclusion qui s’impose : le petit fils du gaucher, s’il est gaucher lui-même ne pourra que remercier son grand père !

Pour le plaisir des yeux

dimanche, novembre 10th, 2019

Ou “quand art et écologie marchent de concert”.
C’est bien ce qui ressort des images prises par Richard Smith (Slideshow: Images from The World Beneath, https://www.the-scientist.com/slideshows/slideshow–images-from-the-world-beneath-66666 ) et qu’il est conseillé de regarder de toute urgence. En effet les images ne sont pas seulement belles comme le sont les modèles, elles sont également à l’instant T la preuve de l’existence d’espèces animales marines que l’on ne voudrait pas voir disparaitre (How Underwater Photography Propels Marine Biology, https://www.the-scientist.com/reading-frames/how-underwater-photography-propels-marine-biology-66588?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=78977356&_hsenc=p2ANqtz-8t0AEtIe8zq77v4tdQM3P5Ckob3Ah_VZ-OEraDAzsAzwSNsU3tJMlkgVWFMo2Nrai5ihxOfN08ztg_MY97zCUzFNcF4w&_hsmi=78977356) . La représenttion visuelle en cause est une/des photographie(s) dont on espère qu’aucune n’a été “photoshopée” pour répondre aux canons des stars de la vie sous marine. Car l’image est un domaine lourd de significations (L’image et les signes, Matine JOLY, Nathan, 1994, 188 p, Sylvie Thiéblemont-Dollet, https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/7557 ). Si l’on exclue l’idée antique selon laquelle “l’image a été soupçonnée de menacer le langage”, il n’en reste pas moins vrai surtout à l’époque actuelle, qu’à l’image “imitation” s’attache un soupçon de possible mensonge. Pour s’assurer que ce n’est pas le cas, il ne reste qu’à suivre l’auteur dans ses périgrinations.

Les Quaker oats et le blob

lundi, novembre 4th, 2019

En 1877, la marque Quaker Oats (marque déposée) s’impose comme première céréale consommée pour le petit déjeuner. Aujourd’hui il est de notoriété publique qu’il n’est point besoin de posséder une cervelle pour savoir chosir les flocons d’avoine au regard de sa valeur nutritionnelle. Le “blob” en est le meilleur exemple. Cet organisme, en effet, apprécie fort cette nourriture et sait parfaitement se jouer de tous les obstacles semés sur son chemin pour se l’approprier. Le Physarum polycephalum n’est pas un inconnu puisque c’est en 1822 que Lewis David von Schweinitz le baptise. Ce nom lui-même est déjà une particularité, il est dit binomial ce qui signifie qu’il mêle genre et espèce au sein du genre. Mais le Physarum polycephalum répond aussi au doux nom de “blob”, plus commun certes mais plus représentatif de ses qualités en référence au personnage du film éponyme d’Irvin S. Yeaworth Jr. sorti en 1958. Sil y a peu de chance qu’il sème la terreur au parc zoologique de Paris qui vient de l’acceuillir, il est néanmoins capable de doubler sa taille tous les jours grâce en particulier aux fameux flocons d’avoine dont il rafole. Cet organisme unicellulaire dépourvu de cerveau est à n’en pas douter une star ( Le blob, nouvelle star du zoo de Paris, https://lejournal.cnrs.fr/articles/le-blob-nouvelle-star-du-zoo-de-paris ) car il allie des proprités dont les différences sont confondantes voir l’article précédent et le suivant, This Brainless ‘Blob’ Could Take Over the Paris Zoo, If You Give It Enough Oatmeal ( https://www.livescience.com/paris-zoo-blob-slime-mold.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=9050&utm_content=20191022_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=3192375&m_i=Pnkr2pcmrGHtFN9UFPIlVWDHZ7knOQTxwQoMUWipsGa53pcKd_oeXRi72yhdxWNkjFCG_NP2BTRlhh465Fq12e6g448Ce1PPPZ ). Imaginer un organisme dépourvu de cervelle, se déplaçant, sachant se nourrir au mieux pour sa santé et capable de sept cent vingt combinaisons possibles de chromosomes sexuels ! La nature reste un inépuisable vivier de merveilles dont l’imagination humaine n’a toujours et peut-être heureusement pas la moindre idée.