L’autruche est connue et moquée pour un comportement qui lui serait spécifique, à savoir, « se mettre la tête dans le sable et prétendre qu’il n’y a pas de problème« . En fait il s’agit d’une technique qu’elle partage avec les humains, dénommée « évitement de l’information« . Et il se pourrait que les raisons qui poussent l’homme à un stratagème identique à celui de l’autruche reposent sur des bases communes à celles de l’autruche ou qui n’en seraient pas très éloignées (Why we choose not to know). Depuis toujours, en raison même de son environnement, l’homme est assailli d’informations devenues avec les progrès de la technique d’une intensité particulière en raison de leur instantanéité nécessitant des prises de décisions d’autant plus rapides et de ce fait d’autant moins réfléchies. Certaines ont de tout temps nécessité des réponses immédiates de par leur implication dans la survie de l’individu, tandis que d’autres ne s’inscrivent pas dans la même temporalité. Mais la question vient du fait qu’il existe également une attitude de refus de l’information ! En fait il s’agit là encore d’un processus inscrit dans la même démarche que celle impliquée dans le biais cognitif. On recherche en première intention ce qui conforte le présent, ce qui a pour résultat de croire à un statut de domination de la situation. En fait quelle que soit la raison, il s’agit avant tout de se protéger ce que recherche à n’en pas douter l’autruche ! Il reste néanmoins que « la peur n’évitant pas le danger » et il faut parfois préférer savoir !
Archive for juillet, 2025
L’homme et l’autruche
lundi, juillet 28th, 2025Nouveautés hiéroglyphiques !
samedi, juillet 12th, 2025Le système d’écriture figurative se caractérise par l’emploi d’images représentatives. Les hiéroglyphes comportent des objets, des animaux, des personnages, des plantes et combinent des idéogrammes, des phonogrammes et des déterminatifs. En 1996, parait l’Histoire de l’écriture par L J Calvet, retraçant les différentes étapes des procédés de l’écriture humaine. On dit de l’oralité qu’elle a nécessairement précédé l’écriture, mais les peintures pariétales témoignent d’une expression écrite portant sens quand on ne peut rien savoir d’une quelconque expression orale qui lui était contemporaine. La ponctuation avait déjà introduit dans la lecture de l’écrit une facilitation à la compréhension en reproduisant l’intonation de l’oralité. L’émoji apporte encore une autre information : il est simulation d’expressions faciales. Le premier était particulièrement simple, le smiley en 1963. La complexité apparait en 1997, et l’image dépasse son but premier, puisqu’elle peut représenter la culture, l’identité ou la religion de celui qui l’utilise ou de celui auquel il est destiné. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Si 😂 était un mot, cela ferait-il des emoji une langue ? Ne s’agit-il pas d’un mode de communication ? C’est ce dont traite l’article, Are emoji language?, et les questions sont multiples car chaque langue a ses règles, sa grammaire, son écriture, son sens de lecture. Quant à la phrase, elle comporte au moins deux syntagmes : le syntagme nominal et le syntagme verbal, eux mêmes selon un ordonnancement spécifique Même s’il s’est trouvé des auteurs pour affirmer qu’il s’agissait bel et bien d’un système d’écriture, l’accord est loin d’être fait. D’autant plus que la polysémie de chaque dessin est bien supérieure à la polysémie propre à chaque mot écrit, ce qui ne rend pas la compréhension très facile. « Les caractères d’une écriture sont des symboles abstraits, et non des icônes descriptives« , ce que ne sont pas les émoji, mais ils apportent à l’écriture un certain enrichissement par l’introduction de jeux de mots de rébus qu’il convient de savoir déchiffrer. Ne pourrait-on pas les qualifier de poil à gratter d’une écriture devenue trop compassée.
La machine qui questionnait le vivant
mercredi, juillet 9th, 2025Parce que le centaure de la mythologie était un animal fabuleux mi homme/mi cheval, il n’est peut être pas étonnant de l’avoir choisi comme intitulé d’un système performant d’IA. Et ce d’autant plus que le plus sage d’entre eux (mais ils ne l’étaient pas tous !) Chiron, fut l’éducateur de nombreux et célèbres personnages parmi lesquels, Achille, Heracles, Asclepios. Était-ce parce qu’il était sage parmi les sages qu’il préféra la mort a l’éternité, l’histoire ne le dit pas. Toujours est-il que ce nouveau Centaure se démarque des autres systèmes d’IA puisqu’il est en mesure de traiter plusieurs tâches simultanément, ce qui jusqu’à présent restait une prérogative de l’espèce humaine (AI knows what you’ll do before you do). Plus encore il a été capable de prédire « les choix des individus dans des tâches pour lesquelles il n’avait pas été entrainé ». Ces résultats reposent sur l’utilisation d’un nombre exceptionnel de données qui lui ont été fournies et qu’il est en mesure de traiter. Si ces résultats peuvent dans le futur être source d’une aide dans le domaine de la psychologie humaine, ils posent aussi une question de taille : jusqu’à quel point le comportement humain est-il structuré ?



