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Pourquoi la première impression est-elle toujours la meilleure ?

mardi, juillet 10th, 2018

Pourquoi cet article Are These Dots Purple, Blue or Proof That Humans Will Never Be Happy? (https://www.livescience.com/62962-blue-or-purple-dots-illusion.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20180702-ls) mérite-t-il d’être lu ? Soit encore quel enseignement peut-on en tirer ? Pour en résumer succinctement le thème : au fil du temps se modifie la perception quelque soit l’objet de la dite perception. Cette citation du satrape pataphysicien Henri Jeanson (1900-1970) “La première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise”  doit au même titre que celle de Molière concernant l’ingestion alimentaire et la vie, être mise en exergue de toute étude portant sur la perception première et ce d’autant plus qu’elle invite à relire de nombreux auteurs ayant traité de la perception du sensible, depuis les plus anciens jusqu’aux plus modernes. Si l’on ne peut nier l’importance du sensible dans le rapport au monde, on ne peut pas plus nier que perception n’est pas connaissance et qu’il existe une immédiateté de la perception. Mais si la perception est la première étape de l’approche de la réalité, cette dernière ne peut qu’évoluer au cours du temps. La mémoire en effet vient troubler l’image première par une construction seconde qui s’active au moment même où s’enregistre la première. Des deux types de mémoire selon Bergson (in Matière et Mémoire, 1896) l’une des deux utilise l’acquis du passé pour le présent. Et si l’on pratiquait ce même test chez des patients souffrant de troubles de la mémoire immédiate les résultats pourraient-il être différents ? La continuité disparaitrait-elle au profit d’une discontinuité qui rendrait à chaque point son individualité ? Si la mémoire est nécessaire, les modifications qu’elle induit ne la rendent pas suffisante !

Et encore un de plus …

dimanche, octobre 2nd, 2016

imagespl2k9iydLes semaines se suivent et les publications aussi, chacune faisant assaut d’originalité par rapport à la précédente ! Dans le domaine des sens, rien ne semble plus impossible ; il est vrai que dans le règne animal, l’humain accuserait, d’une certaine façon, un retard évident (Henri Brugère, La magnétoréception, un nouveau chapitre de la physiologie sensorielle, http://hdl.handle.net/2042/47984). Donc voici que s’avance un prochain sixième sens  : la magnétoréception. En réalité on ne peut pas vraiment parler d’un sens naturellement humain puisque cette perception passe par l’intermédiaire d’une peau artificielle pourvue de capteurs (Smart Skin Enables Magnetoreception, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46786/title/Smart-Skin-Enables-Magnetoreception/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=35017124&_hsenc=p2ANqtz–iXOl7zr3R9a52bF8Unre5nZ_PEprCbcsRRoBKg8KYeuv4ZRRxRuoXVMaTL2NNKYhlSgurGFxFR5E7ZmvSmxhYERfX0g&_hsmi=35015240). On pourrait, dans un premier temps être appelé à sourire de cette possibilité de se revêtir d’une nouvelle peau ! Mais n’est-ce pas le rêve d’un certain nombre des super héros des comics Marvel enfin à porter de main ? Ainsi pourrait-on en ce début du XXI° siècle passer du rêve à la réalité sans difficulté et si les médias venaient à s’emparer du sujet il est certain que les réseaux sociaux bruisseraient nuit et jour d’autant qu’il a déjà été écrit sur ces matériaux intelligents  qui se transforment sous l’influence de différents facteurs comme la chaleur, la lumière ou autre (Vetement etanche thermochrome, http://www.google.fr/patents/EP1631161B1?cl=fr) ! Mais il ne s’agit aucunement d’une facétie : cette magnétoréception pourrait venir en aide à certains types d’altérations du sens profond de la position, en d’autres termes aider à retrouver la place d’un corps amoindri dans un environnement devenu hostile. Pour ce qui est de retrouver son chemin l’homme possède déjà des cellules adaptées (cellules de grille,) dont il se sert, il est vrai,  plus ou moins bien.

Vous avez dit “crooner”

jeudi, mai 12th, 2016

swooner_crooner_by_lanilioness-d4l4xdyIl est difficile de donner une date d’apparition au mot “crooner” et il semble être tout aussi difficile de lui donner une origine. Et pourtant chacun en connaît le sujet et les caractéristiques : un chanteur dont la voix chaude crée une intimité émotionnelle. Le crooner est plutôt homme que femme, ce qui sous entend une voix qui se situe volontiers dans les fréquences basses plutôt que hautes, riche en harmoniques (fréquence fondamentale et fréquences secondaires multiples de la première). On peut traiter de la voix dans une infinité de domaines et au hasard, ou peut-être pas, on pourrait tout aussi bien évoquer la physique, la médecine que la culture. C’est ainsi que la psycho acoustique se rattache à la première. Ne met-elle pas  en rapport la physique des ondes sonores, la physiologie de l’audition et la phase interprétative du fait de l’implication des centres supérieurs sans oublier, mais en connait-on  le poids, la part qui revient à la construction individuelle. La voix est culturelle  et tient une une place toute particulière quand elle est utilisée pour contrôler les individus comme dans le roman d’anticipation de Franck Herbert, Dune. Elle devient enfin matière expérimentale quand elle voyage du texte de Cocteau au registre mélodique de Poulenc ! Aujourd’hui elle aborde un nouveau rivage, celui qui s’ouvre sur des aspects tellement inattendus (What’s in a Voice? http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45854/title/What-s-in-a-Voice-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=29419954&_hsenc=p2ANqtz–U_vWrUDif9qQiMUkUuj5oPRYdOdU9N5x70IZ731QoADGNPNhXp7oKZG1c5CD9mlviUC9R9LP6915Ahd_yy0g6YUw1Rg&_hsmi=29419954) qu’ils prêtent à sourire. On pourrait mettre en évidence des corrélations entre la voix et des mensurations corporelles, ces corrélations étant par ailleurs mieux vérifiées chez la femme ! Des corrélations que l’on pourrait appeler physico-vocales ! S’il y a bien une différence homme/femme, on peut imaginer que le facteur hormonal puisse être en cause. Au delà de la physiologie, ne pourrait-on pas imaginer (mieux que la boule de cristal) un nouveau spectacle magique uniquement basé sur l’écoute des voix !