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Le télomère et l’enfant

mardi, novembre 1st, 2016

manifeste-de-la-vie-heureuseA la fois état d’inachèvement et état de potentialité maximale, l’enfance est un domaine qui allie/mélange/potentialise une extrême fragilité à une puissance incommensurable dont le résultat sera une construction plus ou moins achevée. Cette période fera toujours (certainement !)  l’objet de nombreuses études/recherches tant il est vrai que l’on cherche à expliquer le futur par le présent-passé. Aujourd’hui cette quête requiert la science comme en témoigne l’article Early-Life Stress Affects Telomeres Later (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47186/title/Early-Life-Stress-Affects-Telomeres-Later/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=36209199&_hsenc=p2ANqtz-_iWc8pt0GmlWm3THtzT0G9u3F6oEBWovukLKf64L-attLXy21O39YFhGrwvzZRLbbr9ZwgcBYrbJsKGv5LauKSXlwr8g&_hsmi=36209199) ;  la science n’est-elle pas garante de l’objectivité de ses méthodes et de la fiabilité de ses résultats ! Dans le cas présent, il existerait un rapport entre les situations de stress vécues/subies au décours de l’enfance et le raccourcissement télomèrique impliqué dans les processus du vieillissement biologique. Ainsi les stress auraient ils une implication différente selon l’époque de la vie où ils se produiraient. Même si la liste des stress possibles n’est pas exhaustive, même si ce raccourcissement télomérique n’a pas été corrélé à l’état de santé ou à la longévité des individus explorés, se pourrait-il que l’on est enfin trouvé un facteur scientifique au naturalisme romantique professé par Zola ?

Pour sourire ….

dimanche, novembre 10th, 2013

On a presque du mal à y croire, mais il faut bien se rendre à l’évidence, l’escargot et l’homme réagiraient de la même façon lorsque placés dans une situation de stress ! Mettez l’escargot en difficulté il ne retrouvera pas le bon chemin qu’on lui a enseigné. Mettez l’homme en difficulté il risque d’être incapable d’effectuer une tâche dont il a l’habitude (Stressed-Out Snails Become Forgetful, http://news.sciencemag.org/brain-behavior/2013/11/scienceshot-stressed-out-snails-become-forgetful). Les récents signataires pour les droits des animaux étaient-ils déjà au courant de cette nouvelle ressemblance entre l’homme et l’animal et qui plus est d’un animal dont on a l’habitude de penser, certainement  sommairement, qu’il s’agit d’un organisme inférieur ! Si l’on continue sur cette voie, il va devenir de plus en plus difficile de ne pas croire que dans les temps ancestraux les animaux nous parlaient et que nous nous comprenions !

Pourquoi faut-il choisir la zen attitude ?

vendredi, février 1st, 2013

Si le genre littéraire naturaliste dont Zola se revendiquait, ne s’intéressait pas qu’à l’influence des traumatismes de l’enfance dans la construction de l’adulte, il ne s’en était pas moins attaché à l’observation, à l’analyse, en un mot à la recherche de critères dont la scientificité même était considérée comme un gage de véracité. On a pu abuser du rôle premier de l’environnement sur le devenir sociétal de l’adulte tout comme on a voulu faire de l’aneuploïdie XYY, le chromosome du criminel.  En d’autres termes la bataille de l’inné et de l’acquis s’est progressivement pourvue d’armes. Celles qui régissent le génétique sont codifiées depuis plus longtemps que celles qui régissent l’épigénétique. Mais ces dernières acquièrent peu à peu fiabilité et reproductibilité comme en témoigne l’article « The Making of a Bully » (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/34145/title/The-Making-of-a-Bully/). Depuis que l’on a dénié à l’espèce murine toute possibilité d’une quelconque sensation puis, ce qui semblait plus vraisemblable, toute capacité de réflexion, il a bien fallu que l’homme fasse évoluer ses certitudes. Il n’est pas anodin pour un rat d’être exposé dés sa prime jeunesse à des situations génératrices de stress. Last but not least, l’évolution du cancer de la prostate dans un modèle murin montrerait également l’influence délétère de ladite situation (Behavioral stress accelerates prostate cancer in mice, http://www.news-medical.net/news/20130128/Behavioral-stress-accelerates-prostate-cancer-development-in-mice.aspx). Comme quoi, les souris et les hommes doivent regarder le futur ensemble !

Rester zen en toutes circonstances

jeudi, septembre 20th, 2012

Le stress ne sidère pas les neurones, il les excite mais pas dans le bon sens du terme. C’est le cortex préfrontal de la souris qui le dit (Rat Study Shows How Stress Disrupts Short-Term Memory http://psychcentral.com/news/2012/09/17/rat-study-shows-how-stress-disrupts-short-term-memory/44704.html). Pour mémoriser correctement ce que l’on est en train de faire, mieux vaut se trouver dans une situation non chaotique. De nombreuses études pourtant sur la souris ont déjà mis en évidence l’effet délétère du stress, ce que chacun a déjà pu constater sur lui-même ! La nouveauté ne vient donc pas du fait que en situation de stress, rien ne va plus, mais de ce que cet état met le neurone, qui le subit, dans une condition d’excitation telle qu’il en devient incapable de faire autre chose d’où sa parfaite  incapacité à accomplir la tâche pour laquelle il est programmé, servir la mémoire à court terme. Il s’agit de cette mémoire qui permet au lecteur de ce post de se souvenir du début du texte qu’il est en train de lire alors qu’il arrive à la dernière ligne, à condition bien sûr qu’il n’ait pas été dérangé. Celui qui utilise son portable au volant saurait-il reconnaitre une quelconque analogie avec ce rat qui perturbé dans son labyrinthe ne peut plus retrouver sa récompense ?