Archive for février, 2019

Et quoi d’autre(s) ?

vendredi, février 22nd, 2019

Si l’on avait déjà eu quelques nouvelles du Coelacanthe l’année passée, cette année semble au moins aussi prometteuse. Deux annonces récentes donneraient à penser que l’horizon aurait sinon tendance à se dégager tout au moins à ne pas s’assombrir ! Pour enchanter les optimistes et décontenancer les pessimistes sans peut-être (néanmoins) faire basculer les seconds vers les premiers on retiendra deux publications récentes : A Rare Giant Tortoise Has Been Found in Galapagos For The First Time Since 1906 (https://www.sciencealert.com/a-giant-tortoise-thought-to-be-extinct-has-been-found-in-the-galapagos-after-100-years), This Massive, Nightmare Bee Was Once Thought Extinct. Not Anymore (https://www.livescience.com/64814-biggest-bee-found-again.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20190221-ls) sans compter cette panthère noire parfaitement réelle comme en témoigne le film de Will Burrard-Lucas
(http://www.leparisien.fr/societe/une-panthere-noire-photographiee-pour-la-premiere-en-afrique-depuis-plus-d-un-siecle-13-02-2019-8011527.php,). Pour chacun de ces animaux l’homme avait déjà abandonné tout espoir. D’espèces en voie de disparition, tous trois étaient devenues des espèces disparues, à tel point qu’un programme avait été envisagé pour recréer cette fameuse tortue géante des Galapagos : Second Chance for Lost Galapagos Tortoises?(https://www.the-scientist.com/the-nutshell/second-chance-for-lost-galapagos-tortoises-30922). On peut donc se dire d’une part, que l’homme va un peu vite en besogne ou qu’il ne sait plus chercher. Conséquence de cette deuxième hypothèse, on va bientôt retrouver les dinosaures perdus de Jurassic World !

En parler encore, en parler toujours

jeudi, février 21st, 2019

Pour aborder d’une nouvelle façon l’inné et l’acquis, on peut lire le livre de Carol Dweck paru en 2006 sous le titre “Mindset: The New Psychology of Success) même s’il s’agit d’une chanson dont l’air est connu. Vu d’une façon un peu différente, un article récent traite également de ce sujet : STEM Profs’ Views on Intelligence May Affect Student Outcomes (https://www.the-scientist.com/news-opinion/stem-profs-views-on-intelligence-may-affect-student-outcomes-65483). Le sujet a de quoi surprendre mais aussi de quoi inquiéter ! L’enseignant convaincu de la non dynamique de l’intelligence de ses élèves lorsque ceux-ci appartiennent à une catégorie défavorisée obtient de plus mauvais résultats que ceux d’un enseignant convaincu du contraire. Serait-il donc possible d’influer sur l’inné en insufflant à l’acquis une dynamique qui le rendrait capable de surmonter le premier. Aurait-on mis le doigt sur un nouvel élément battant en brèche l’idée selon laquelle puisque “l’intelligence” serait fixée à la naissance il n’est nul besoin d’apprentissage pas plus que d’éducation. C’est totalement ignorer l’actualité des recherches en neuro science éducative qui se développent depuis déjà plusieurs années et qui constitue une des branches du domaine de la cognition. A l’heure où la lutte contre le “décrochage scolaire” est un enjeu sociétal il serait bon (indispensable) que les enseignants soient les premières cibles de ces résultats pour rappeler que si l’inné existe l’acquis ne peut être négligé !

Scepticisme vs esprit critique

mercredi, février 13th, 2019

Aujourd’hui le terme de cognition appartiendrait-il avec l’expression de rationalité limitée à la familles des éléments de langage qu’il serait bon de développer en société ? On serait en droit de se poser la question au vu et au su de l’efflorescence du sentiment de rejet qu’exprime la société sans distinction de sujets. La critique est une vertu philosophique “la moins partagée du monde” dont la pratique est devenue impossible en raison d’une gestion du temps incompatible avec la moindre once de réflexion. Ainsi n’importe quel sujet de société est-il nécessairement suspecté de fausseté apportant de nouveaux adeptes aux gangs des “climato-septiques, vaccino-septiques, politico-septiques, les OGMo-septiques” (liste non exhaustive !). A cet égard il n’est pas anormal de se demander comment restaurer la confiance grâce à l’exercice de son esprit critique. Les questions posées et “résolues” dans l’article Opinion: What You Believe about “Science Denial” May Be All Wrong (https://www.the-scientist.com/news-opinion/opinion–what-you-believe-about-science-denial-may-be-all-wrong-65448) doivent être mises en parallèle avec la publication L’erreur est humaine : aux frontières de la rationalité de Vincent Berthet (CNRS Editions, 2018, pp 218). L’auteur y développe des stratégies autorisant l’homme à élargir le champ de sa rationalité. Il reste pourtant une question “éthique” : c’est par une observation “entomologiste” de l’objet-homme que l’auteur aurait la possibilité de le transformer en sujet-homme. Sera-ce possible mais aussi est-on en droit de le faire, qui sera autorisé à le faire, qui donnera cette autorisation, sur quels critères ……., c’est le type même d’une nouvelle histoire sans fin.

Les grands mères apprécieront

samedi, février 9th, 2019

Pour ses petites filles, George Sand écrivit les Contes d’une grand mère mais même sans être écrivain, toute grand mère a en réserve une infinité de récits qu’elle ne demande qu’à raconter et répéter quand ses petits enfants lui en font la demande. Bien sûr il existe aussi dans le folklore des grands mères indignes dont la Baba Yaga est un figure légendaire. Mais c’est de Montréal que viennent les informations à ne pas manquer concernant cette indispensable cheville ouvrière de la famille (“Grandmother Hypothesis” Gets Some Support, https://www.the-scientist.com/news-opinion/grandmother-hypothesis-gets-some-support-65441, Les avantages insoupçonnés d’avoir une grand-mère, https://www.usherbrooke.ca/actualites/nouvelles/nouvelles-details/article/39558/). Le sujet est loin d’être futile, il entre dans le champ d’une hypothèse appelée “l’hypothèse de la grand mère” qui s’intéresse à l’avantage présumé qu’apporte la ménopause chez la femme. Il s’agit d’un état physiologique que ne partagent pas tous les femelles mammifères : seuls quatre cétacés partageraient cet état avec l’humain. La survenue de cette infertilité en rapport avec l’âge exprimerait un avantage sélectif devenu transmissible. Ainsi lorsque l’hypothèse sera scientifiquement confirmée pourra-ton affirmer sans être accusé de discrimination sexiste que la temporalité de la physiologie de la femme n’a aucun équivalent dans la société !

Un air de ressemblance

mardi, février 5th, 2019


L’Arabidopsis thaliana appartient aux taxons des dicotylédons, division des angiospermes, ordre des brassicales (anciennement crucifères). Cet ordre est riche de nombreux individus aussi bien sauvages que cultivés comme par exemple le colza ou la giroflée. La sus nommée, Arabette des dames, se caractérise par un cycle de vie rapide, une grande résistance et une possible auto fécondation, toutes qualités qui lui ont permis d’acquérir le statut d’organisme modèle de référence dans différents champs de recherche dont le dernier centré sur les exosomes (Exosomes Make Their Debut in Plant Research, https://www.the-scientist.com/features/exosomes-make-their-debut-in-plant-research-65336?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=69564489&_hsenc=p2ANqtz–l8B6i2w43AgyLxRJfakUzbn6QKNgl5xyeoyluigFvPjlc5vXU-UezMkKLX23HRX6lXMfKVyVOkIFMd5BzTUi982iVtQ&_hsmi=69564489). Les vésicules ne sont pas des inconnus dans la cellule quelle soit animale ou végétale. Mais la nouveauté est que cette dernière reproduit le comportement de la vésicule dédiée à l’exocytose dans la cellule animale, ce qui est loin d’être anodin puisque le mécanisme de fusion à la membrane cellulaire se révèle identique dans les deux règnes. Même si l’exosome végétal reste encore en grande partie énigmatique, il est le témoin d’une similitude d’organisation au niveau cellulaire entre les deux mondes, similitude qui pourrait être utilisée dans l’avenir. La question est de savoir qui va en bénéficier, l’homme ou la plante ?