La névroglie (constituée de cellules gliales) fut décrite au XIXème siècle après que Ramon y Cajal eut appliqué sa méthode de coloration argentique au tissu cérébral. Cette imprégnation métallique des membranes cellulaires révolutionna la connaissance de l’histologie de ce tissu en raison de la visualisation de ses constituants. Ainsi devint-il possible de décrire différents types cellulaires parmi lesquels on distingua deux grands types: les neurones, cellules nobles s’il en fut et la névroglie, cellules d’accompagnement de basse extraction. À ces dernières n’était dévolué qu’un simple rôle de soutien d’où le qualificatif de glue/colle. Elles devaient peu à peu gravir les échelons de la célébrité en se diversifiant les unes des autres et en acquérant des propriétés spécifiques. Aujourd’hui le temps est venu pour l’astrocyte, d’où cette comparaison avec avec une étoile céleste, d’apparaitre en majesté (The brain’s ‘secret subway system’). En réalité, depuis des débuts modestes, cette cellule est passée de la simple fonction de soutien à celui de barrière, filtrante ou non, mais également à celle de transmettrice d’informations. Le petit plus vient de ce que la disposition en réseaux montre une étendue prodigieuse d’où une circulation des informations astrocyte/astrocyte et astrocyte/neurone d’une importance qu’il est encore difficile à évaluer. Et donc il convient de ne jamais oublier que le rôle des découvertes est d’ouvrir la boîte à questionnements, la boîte à Pandore des scientifiques !
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On avance !
mardi, avril 28th, 2026Rien ne sert de courir !
samedi, avril 5th, 2025Quel pourrait être le but de l’article » Your brain starts eating itself during a marathon, study finds » ? On n’imagine pas son intention de décourager d’hypothétiques marathoniens ! Car à en croire les auteurs plutôt que de conforter l’aphorisme, « mens sana in corpore sano« , la course extrême, comme celle pratiquée lors d’un marathon peut affecter défavorablement différents organes de celui qui pratique ce sport, et en particulier son cerveau. Il faut néanmoins rappeler que « Philippidès, qui aurait parcouru la distance de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire des Grecs contre les Perses en 490 av. J. -C » serait mort en arrivant ! Un fait qui aurait du mettre la puce à l’oreille des sportifs. Le bon sens comprend facilement que tout travail demandé à une machine nécessite du carburant, et c’est ce qui se passe lorsque le corps est sollicité par un effort extrême. Lorsque le glucose, premier des carburants à être utilisé, fait défaut, le second à intervenir, la réserve en quelque sorte, est le stock des graisses, dont le cerveau est particulièrement riche. D’où son implication comme secours immédiat. Mais il est également logique de comprendre que cette « ponction » dans le tissu du système nerveux ne peut être que préjudiciable à celui-ci, puisque c’est son matériau constitutif en propre qui va diminuer portant atteinte au fonctionnement de ce dernier. Tout n’est pourtant pas définitif, la myéline, puisque c’est d’elle dont il s’agit peut se reconstituer, ce qu’elle fait déjà normalement sans interruption. Néanmoins peut-être les efforts doivent-ils être mesurés, au moins pour certains individus. La vertu aristotélicienne réside dans le juste mileu.
Il y a loin de la coupe aux lèvres …
dimanche, octobre 7th, 2012
Voilà qu’un nouvel article s’intéresse aux péricytes dans le système nerveux central. Le dernier en date d’avril 2012, celui-ci six mois plus tard (Growing New Neurons, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/32720/title/Growing-New-Neurons/). Même s’il semble plus prometteur que le précédent, cet article laisse encore très songeur. Bien que les auteurs aient réussi à cultiver du tissu cérébral humain prélevé chirurgicalement, bien qu’ils aient réussi à transformer des péricytes de ce prélèvement en neurones grâce à l’action de deux facteurs de transcription déjà connus, Mash 1 et Sox 2, bien qu’ils aient réussi cette même transformation sur des cultures de cerveau de souris, de nombreuses questions demeurent. La première : les auteurs n’expliquent pas encore cette transformation, la seconde : les résultats sont qualitativement bons, mais quantitativement insuffisants. La première question en appelle une autre : Est-il indispensable de comprendre un processus quand les résultats sont au rendez-vous ? Malheureusement/heureusement la seconde invalide la première : l’efficacité du procédé est insuffisante ! Il faudra encore s’armer de patience et dans cette optique éviter de dévoiler des résultats qui pourraient donner lieu à des interprétations trop porteuses d’espoir.

