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“Voyage au centre de la terre”

jeudi, octobre 18th, 2018

L’édition originale de l’œuvre de Jules Verne, Voyage au centre de la terre par Pierre Jules Hetzel , parait le 25 novembre 1864 en un volume in-18. La traduction d’un message codé par un professeur de minéralogie aidé de son neveu, va conduire les deux aventuriers à découvrir pour le parcourir un monde souterrain inconnu. Jules Verne fut coutumier du fait puisque l’éditeur créa à son propos la collection des Voyages extraordinaires dont les versions de luxe se paraient de gravures en noir et blanc, œuvres d’artistes différents. Cent cinquante quatre ans plus tard, l’homme continue d’explorer les mondes qui lui sont inconnus qu’ils soient souterrains ou célestes. En témoignent : Life Thrives Within the Earth’s Crust (https://www.the-scientist.com/features/life-thrives-within-the-earths-crust-64805) augmentée d’une Video: How Deep Have We Drilled? (https://www.the-scientist.com/multimedia/video–how-deep-have-we-drilled–64884). Quarante ans plus tôt, Champollion s’était illustré en publiant  son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens et il n’est pas impossible que le parchemin codé initial n’en soit une réminiscence mais l’œuvre de Jules Vernes s’inscrit totalement dans ce XIX° siècle féru des beautés de la science et de la grandeur de ceux qui la pratiquent, à la base du développement du positivisme philosophique.  Mais faut-il s’en réjouir ou le déplorer, fondamentalement la quête reste  la même au fil des âges : l’origine de la vie et de ses multiples expressions. Si l’on sait que certains voyages imaginés ne sont pas (encore/jamais ?) possibles, la technicité en autorise d’autres tout aussi instructifs et l’on aurait envie de s’imaginer plus proche de l’extrémité du tunnel.

Mentir pour se reposer ?

jeudi, novembre 3rd, 2016

10110566-mentir-a-ses-colleguesCette boite noire qu’est le cerveau ne serait-elle en train de livrer petit à petit tous ses secrets ? Car il s’agit bien d’un organe réellement magique, doublement impliqué dans le matériel et le spirituel, chef d’un orchestre dont on ne sait pas si  certains de ses instruments peuvent ou non réellement lui échapper ?  Et si complexe que les axes de recherche rayonnent dans toutes les directions depuis l’Antiquité jusqu’à après demain au gré des progrès de la technique.  Après que le positivisme ait posé comme principe que l’expérience scientifique décrivait mais n’expliquait pas, chemin emprunté par Cl Bernard (Médecine expérimentale), la démarche s’est quelque peu modifiée dans la mesure où la description a repris sa place,  celle d’une étape néanmoins indispensable puisqu’elle conditionne une seule suite celle qui tend vers le but, l’explication. C’est pourquoi aujourd’hui, cet article, Lying Repetitively Linked to Decreased Amygdala Activity (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47340/title/Lying-Repetitively-Linked-to-Decreased-Amygdala-Activity/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=36497083&_hsenc=p2ANqtz-9mt5I5Njxs43JgJk7df_A5n0cvOMyPOUpGDk3AuJkUg4v9By888GTgeSjQsrLd5ZiiC2BCtUPCFYOTg1XDH6J1xCWNqw&_hsmi=36497083) pourrait devenir culte. N’est-il pas en passe de répondre enfin à une question essentielle, une de celles que Gepetto a du se poser à de nombreuses reprises, après que la fée Bleue ait donné vie à sa créature, pourquoi ment-on ? C’est un vrai soulagement que de savoir qu’il existe une raison physiologique au mensonge : si l’on éprouve ce besoin incoercible de mentir, c’est tout simplement pour mettre au repos une autre structure du système nerveux central, les amygdales (lobe temporal), impliquées comme on le sait dans les processus émotionnels ! Il reste néanmoins un vrai problème : le cerveau ne pourrait-il pas s’adapter à la malhonnêteté ? (The brain adapts to dishonesty, http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/full/nn.4426.html?cookies=accepted#abstract)