Posts Tagged ‘mathématiques’

Zénon d’Elée

dimanche, mars 8th, 2026

Qu’est-ce que l’infini ? Une question mathématique ou bien une question philosophique ? Dans quelle mesure Dieu est-il impliqué dans cette problématique qui n’a pas d’âge puisque seule l’apparition de l’écriture pourrait témoigner de la première question. Zénon d’Elée dans une des premières approches, le paradoxe de la flèche, y apporte une première réponse : son impossibilité physique. Par définition, l’infini étant ce qui n’a pas de limite, la question pouvait tout naturellement s’intégrer au domaine de la théologie. Dieu en effet est seul à pouvoir être infini puisque sa finitude serait sa propre négation. Dans ces conditions, la notion d’infini ne pouvait être maitrisée par ces simples mortels que sont et ont toujours été les mathématiciens ! Cette idée ayant été abandonnée, dans sa version simpliste, on peut choisir de se tourner vers le domaine des mathématiques, ce qui autorise de se poser de nouvelles questions comme celle qui aborde l’existence possible de plusieurs infinis et donc d’infinis différents ? Cette question est l’objet de l’article, The Man Who Stole Infinity (https://www.quantamagazine.org/the-man-who-stole-infinity-20260225/). S’il est difficile de maîtriser parfaitement le cheminement ayant conduit au questionnement sur la pluralité des infinis, parce qu’il repose sur les nombres entiers et les nombres réels « Les nombres entiers sont constitués de chiffres négatifs, positifs et nuls, alors que les nombres réels sont constitués uniquement de chiffres positifs et nuls. », l’histoire n’en est pas moins didactique. Des mathématiciens complémentaires, une appropriation éthiquement contestable, un conteur aimant raconter pour ne jamais oublier l’indispensable apport de l’épistémologie !

Orpailleur du ciel et lois mathématiques !

mardi, février 3rd, 2015

eso-3080633-jpg_2696565_652x284Kant disait qu’il y a dans le monde « … deux choses qui ne cesseront jamais de susciter l’admiration et le respect de l’homme : la loi morale et le ciel étoilé au dessus de notre tête … », selon Mendeleïev  » … nous devons y ajouter un troisième sujet, la nature  des individualités élémentaires que nous avons découvertes partout autour de nous … » A l’instar des anciens on ne peut que s’exclamer encore et toujours mirabile visu, quand on sait que la découverte de Neptune au même titre que la découverte d’éléments chimiques, alors encore inconnus, reposaient sur un pur raisonnement lui même adossé à la robustesse de lois mathématiques : lois de Kepler pour Neptune, relations entre les poids atomiques d’éléments analogues permettant de combler les vides du tableau de la classification périodique. Aujourd’hui il existe toujours des « orpailleurs » de planètes à la recherche des origines de la vie sur Terre (Ancient planets are almost as old as the universe, http://www.newscientist.com/article/dn26856?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2015-0129-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.VM5MrF05BYc). Les télescopes et planètes ont pour nom Kepler, mais Tycho Brahe  ne serait pas vraiment déplacé ! Si les lois, décriées par les uns dans le domaine de la société, mais indispensables pour les autres dans les domaines scientifiques, sont et resteront un champ de discussions à l’infini, elles le sont aussi pas leur beauté formelle comme le soulignait Bertrand Russell « .. Les mathématiques, bien comprises, possèdent non seulement la vérité mais aussi une beauté suprême, une beauté froide et austère comme la sculpture elle même …  » Cette beauté pure que l’on retrouve dans l’ordre du cosmos et telle qu’elle se manifeste depuis toujours dans l’observation céleste !

Mathématiques : l’alpha et l’oméga

dimanche, décembre 22nd, 2013

Pourquoi n’existe-t-il pas de prix Nobel de Mathématiques, Alfred Nobel ne s’est jamais totalement expliqué sur le sujet. Ont donc été créés la médaille Keith en 1927, la médaille Fields en 1936, le prix Abel en 2003 …. En réalité nombreuses sont les récompenses dans le domaine des Mathématiques qui aujourd’hui couvrent un champ d’une largeur telle qu’il il va des mathématiques fondamentales aux mathématiques appliquées. Ces dernières ont la faculté de s’inscrire dans presque tous les domaines démontrant l’universalité de cette matière, son ubiquisme lui permettant de se sentir à l’aise aussi bien dans le domaine de la sociologie que dans celui de la biologie. Si l’on efface le côté hagiographique de l’article Biology’s Coefficient, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/38379/title/Biology-s-Coefficient/) il pourrait être utile d’énumérer les sujets traités par le personnage dont il est question. Il serait même plus utile encore  d’étudier les voies de traverse qui lui ont permis de passer d’un sujet à l’autre. L’épistémologie n’est pas un mot barbare mais le meilleur moyen d’aborder le versant méthodologique de la connaissance et dans le cas présent, parce que globalement performant, l’outil mathématique a le mérite d’être enfin devenu nettement  plus attractif que répulsif.