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L’histoire en image

samedi, juillet 4th, 2020
Comment trouver des preuves de la loi d'attraction | Réussir avec ...

Les premières images de l’histoire de l’homme quand il ne s’agissait pas encore d’histoire sont des mains pariétales, positives ou négatives qui restent difficiles de dater. Ces mains doivent avoir pour certaines d’entre elles, une signification. Il est peu probable que toutes celles auxquelles il manque un doigt figurent des blessures. De même toutes celles dont un ou plusieurs doigts sont repliés sont probablement porteuse d’une signification particulière comme l’indication d’une direction ou la nature d’un animal. Il existe encore des écritures non déchiffrées, ces mains le sont également pour partie. Quoi qu’il en soit l’image fait partie de l’humanité depuis la nuit des temps. Aujourd’hui à l’inverse d’hier, de par la rapidité de son acquisition elle traque l’instant et sa richesse occupe l’espace-temps rendant encore plus vrai le slogan imaginé par Jean Cau en 1978 «  Le choc des mots, le poids des photos ». Justement, c’est de photos dont il sera question puisque la technique permet d’en prendre sans compter (How the Digital Camera Transformed Our Concept of History, https://spectrum.ieee.org/tech-history/silicon-revolution/how-the-digital-camera-transformed-our-concept-of-history?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=1af892beb9-briefing-dy-20200701&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-1af892beb9-43241421). Sur le 1,4 billion de photographies qui seront probablement prises au cours de l’année 2020, combien peuvent être considérées comme pouvant/devant appartenir à l’Histoire dans la mesure où un grand nombre d’entre elles vont se retrouver sur les réseaux sociaux ou sur les sites de recherche d’ancêtres. Mais dans la grande Histoire se niche aussi la petite histoire, celle que chacun(e) regarde ou montre à ses proches. Ainsi les traces peuvent-elles devenir innombrables cachant le mémorable. Les prochains historiens auront-ils plus de difficulté à démêler l’important de l’accessoire quand leurs aînés traquaient la preuve ?

Expériences

lundi, juin 17th, 2019

Même si certains assurent que d’autres peuvent avoir quelques difficultés à apprendre, on pourra toujours répondre “oui” à la question “apprend-on ?” Plus difficile est la question connexe “donc, comment apprend-on?” Car on le sait depuis Aristote : “… l’homme a naturellement la passion de connaître ; et la preuve que ce penchant existe en nous c’est le plaisir que nous prenons aux perceptions des sens …” Aujourd’hui quand par voie de campagnes d’information, il est demandé à la population de changer son comportement vis à vis de son environnement pour causes climatiques on fait appel à deux notions : enseignement et apprentissage. L’enseignement repose sur la comparaison entre les conditions passées et des conditions d’un avenir supposé, en retenant les conditions présentes comme marqueur. Pour l’apprentissage la démarche est différente : elle résulte de la peur du dit futur. Mais comme le souligne “malicieusement” (?) l’article Some Compelling Reasons Not to Give Up on Solving Climate Change (
https://www.vice.com/en_us/article/nea93d/actually-humans-probably-will-survive-the-climate-crisis?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=5478ccdb07-briefing-dy-20190613&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-5478ccdb07-43241421 ) “cela rappelle que chacun de nous aujourd’hui est un descendant de survivants“, ce qui d’une part est on ne peu plus exact et d’autre part assez réconfortant. L’homme n’a jamais fait autre chose que de modifier son environnement et on peut même postuler que ce phénomène a pris naissance avec l’apparition même de la vie ! Les exemples ne manquent pas comme l’exploitation du marbre de Carrare qui ayant débuté dès l’âge de bronze est devenue véritable extraction sous Jules César, soit 50 ans av JC ! Quoiquoi qu’il en soit, la peur n’étant pas bonne conseillère, garder en mémoire l’antériorité de plusieurs changements climatiques ainsi que l’adaptabilité du monde végétal et animal est certainement plus constructif pour échanger des matins qui chantent contre la crainte du lendemain.