Posts Tagged ‘protéine’

Espace es-tu là ?

samedi, mars 7th, 2020

Pourquoi la nouvelle n’a-t-elle pas été plus relayée dans les médias ? Sans réponse à cettte question, il est à penser que seuls les spécialistes en ce domaine en avait eu connaissance ! Pourtant déjà en 1969 au Mexique et en 1990 en Algérie, une première protéine extraterrestre avait été mise en évidence dans deux échantillons de météorite “Allende et Acfer 086” ( https://dailygeekshow.com/proteine-extraterrestre-meteorite/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2020-03-04 ). En fait il s’agissait plus d’acides aminés que d’une protéine ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisque la molécule comporte des chaînes de glycine et d’hydoxyglycine terminées par des atomes de fer, d’oxygène et de lithium (Protein discovered inside a meteorite, https://phys.org/news/2020-03-protein-meteorite.html ) et répondra dorénavant au doux nom d’hémolithine. Ce que l’on sait : les protéines sont des structures de base indispensables. Ce que l’on ne sait pas : comment se réalise la chaîne des évènements pour réaliser cette synthèse. Ce que l’on postule : l’intervention du hazard ? S’il est certain que la terre n’est plus au centre de l’univers, on ne sait toujours pas comment l’homme y est-il apparu, d’où le rôle que peut jouer un ailleurs suffisamment mal connu pour offrir une grande richesse de possibilités. Ainsi (jusqu’à vérification) cette hémolithine pourrait-elle être un (vrai) pas en direction de l’origine extra terrestre de la vie. Le hazard serait alors en voie de disparition mais seulement en voie !

Résurrection

mardi, janvier 12th, 2016

L3_439_enveloppe_corporelleEncore un élément  à verser au dossier de l’histoire du passsage de l’unité à la multiplicité, How Multicellularity Arose (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/45031/title/How-Multicellularity-Arose/) résumant l’article  Evolution of an ancient protein function involved in organized multicellularity in animals (http://elifesciences.org/content/5/e10147). S’intéresser à cette étape, c’est progresser sur ce long chemin qu’est l’évolution mais en taisant une étape antérieure déterminante, celle de l’apparition même de l’unicellulaire. Des hypothèses les plus folles, mais dont certaines se verraient recevoir des confirmations, ont toujours été émises au cours des siecles d’études sur l’origine de la vie. Ce qui est amusant c’est que l’ on aurait facilement tendance à évoquer l’ailleurs : ainsi la vie serait-elle venue d’une autre planète, ou plus raisonnablement la mitochondrie serait elle, l’expresion d’une symbiose entre cellule et un organisme étranger ! Quoiqu’il en soit, lorsque l’on s’intéresse au passage de l’unicellulaire au pluricellulaire, ce qu’il faut envisager, c’est le comment de la division cellulaire par rapport au voisinage, c’est à dire la mise en place et le maintien de la cohésion, étape indispensable à la synergie fonctionnelle. Ce que l’on connaît déjà c’est l’importance de l’orientation du fuseau mitotique dans la cellule. La nouvelle pièce, c’est une protéine  ( GK) qui  par son domaine de liaison (GK protein-interaction domain) lie les chromosomes (durant la mitose) à la face interne de la membrane cellulaire de telle sorte qu’il y a à la fois séparation des deux cellules filles mais dans le même temps formation d’une structure organisée. La méthode utilisée dite  “Reconstruction des séquences ancestrales ou résurrection” (http://desdevises.free.fr/Adaphyl/Adaptation_et_Phylogenie/Documentation_files/Ancestral_Sequences.pdf) représente un véritable outil de paléontologie adapté à la biologie fonctionnelle. Ainsi (une fois encore) se confirme le principe selon lequel  “l’étude du passé explique le présent“, ou encore   “couper les racines d’un arbre c’est le vouer à la mort“.