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Il a du nez …

vendredi, février 2nd, 2018

Le Nez est un appendice corporel qui défie le temps puisque plusieurs personnages réels ou imaginaires ont acquis leur notoriété grâce à lui. Ainsi en est-il de Cléopâtre aussi bien que de Cyrano de Bergerac mais aussi de Pinocchio chez lequel le nez devient indice de comportement au regard du mensonge. On peut également juger de son importance quand on se réfère aux différentes expressions dans lesquelles ce substantif  constitue le mot clé.  Le nez c’est le signe extérieur du sens olfactif qui chez l’homme a beaucoup perdu par rapport à celui toujours présent dans l’espèce animale en général. Malgré cette piètre performance l’olfaction qui ne peut être dissociée de la gustation, n’a pas perdu de son attrait comme en témoignent l’engouement pour l’aromathérapie et la parfumerie à laquelle on rattache un domaine plus spécifique, celui des phéromones. On en distingue deux groupes dont les phéromones “signal” auxquelles appartiennent  les attractants sexuels des mammifères. Par le biais de ses hameçons publicitaires le commerce s’est emparé du sujet même si  chez l’humain l’activité phéromonale s’est réduite à peau de chagrin en raison même de l’état vestigial des structures anatomiques qui en sont responsables et c’est le sujet de l’article Do Human Pheromones Exist? (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51445/title/Do-Human-Pheromones-Exist-/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=60186240&_hsenc=p2ANqtz–t0C9nutTiH6VcKe5UECAm0P2vp_MKKMSwbkpurbsICB_eT2sw0VoKk2X0D5pG5s1l093fCWXGPs9MGhSW3kT_bel0WA&_hsmi=60186240). Des preuves d’une quelconque attraction sexuelle d’un produit cosmétologique, que nenni, par contre, un effet placebo d’autant plus performant que le prix du dit produit est élevé là,  la preuve n’en est plus à faire !

L’Attraction expliquée ou inexpliquée ?

jeudi, avril 14th, 2016

attraction1Qu’est-ce que l’attraction entre deux individus et en quoi consiste-t-elle ? Les hypothèses restent encore nombreuses et comme il s’agit d’une question qui se situe dans un domaine plus immatériel que matériel, pas d’autre possibilité que d’utiliser au fur et à mesure des époques, les progrès de la technique. Partant de l’hypothèse qu’il doit nécessairement exister une base solide à tout ce qui existe, il doit donc en exister une à cet état particulier comme il devrait tout autant en exister une à son contraire. On doit donc pouvoir avoir accès à des éléments d’explication par le biais d’examens spécifiques quantifiables, fiables, reproductibles, robustes tels que la science s’enorgueillit d’en être détentrice. Ainsi, aujourd’hui, c’est à l’image que l’on fait confiance parce qu’elle “rend accessible une réalité antérieurement inaccessible” et dans le cas présent c’est une image du cerveau, tel qu’en lui même, que propose la technique (Visualizing Interpersonal Connection, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45720/title/Visualizing-Interpersonal-Connection/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=28059011&_hsenc=p2ANqtz–lXBwJkdQQY_fKvT2iXDBjuwy6vrlBdBSuPaPQGBictMyp7tRt7CR5dN2PU7OxBBnglEvaX-JDZZtp6LNRJIwgyniDlg&_hsmi=28059012). Voir c’est permettre une croyance raisonnable, c’est la raison qui s’exprime, c’est donc l’ultime preuve. Mais il s’agit d’une image ce qui introduit une étape de médiation indispensable à l’accessibilité. Si l’on fait abstraction de la théorie platonicienne selon laquelle l’image est forcément imparfaite sinon il y aurait identité et il ne s’agirait pas d’une image, il restera toujours l’étape interprétative de la dite image qui n’est pas autre chose qu’une traduction comme il est indispensable d’en utiliser une entre deux langues différents. Ces deux étapes franchies, il ne serait pas impossible que le striatum ventral et le cortex orbito-frontal médian soient impliqués dans ce phénomène “inexplicable” de l’attraction chez l’homme. Mais comme ces plages appartiennent à un circuit dit de récompense, on en revient au problème de l’acte gratuit !