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Qui dort dîne !

mardi, octobre 22nd, 2019

Pourquoi le sommeil fait-il oublier la faim ? Nombreux sont ceux qui n’ont pas cru à cette assertion dont les racines dépassent probablement le XVIII° siècle, pour plonger vers le Moyen Âge, voire le siècle de Ménandre soi-même soit le quatrième siècle avant Jesus Christ. Heureusement la science est là pour apporter sa caution en démontrant la véracité de cette vulgate populaire comme le démontre l’article « Why skimping on sleep makes your brain crave sweets » (https://www.sciencemag.org/news/2019/10/here-s-how-skimping-sleep-can-change-your-appetite?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=0a44aaa3a7-briefing-dy-20191017&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-0a44aaa3a7-43241421) . En fait c’est la démonstration de la situation inverse qui constitue la preuve. Si l’on ne peut assimiler cette démarche à une démonstration par l’absurde, on pourrait plutôt effectuer un rapprochement avec ce qu’écrivait H. Bergson, « … Non, évidemment. Je n’ai pas vu, je ne verrai jamais une absence de vers. J’ai vu de la prose… (Evolution créatrice,1907). Dans cette situation encore, l’espèce murine et l’homme ont été associés pour des études croisées entre neurophysiologie comportementale, imagerie et dosages biologiques. Il existe certainement une chaîne effectrice entre les centres du sommeil, l’olfaction (lobe piriforme où se trouvent des récepteurs endocanabinoïdes et insula) et la prise de nourriture (quantité et qualité). Mais que le lecteur se rassure, la simplicité n’est pas de ce monde comme on l’a déjà démontrée à de nombreuses reprises : un facteur non négligeable mais pourtant “négligé” devra être ajouté aux précédents, le facteur chrono biologique. Donc pour se résumer ajouter une horloge qui tiendra compte des heures d’endormissement et de prise de nourriture.

Il a du nez …

vendredi, février 2nd, 2018

Le Nez est un appendice corporel qui défie le temps puisque plusieurs personnages réels ou imaginaires ont acquis leur notoriété grâce à lui. Ainsi en est-il de Cléopâtre aussi bien que de Cyrano de Bergerac mais aussi de Pinocchio chez lequel le nez devient indice de comportement au regard du mensonge. On peut également juger de son importance quand on se réfère aux différentes expressions dans lesquelles ce substantif  constitue le mot clé.  Le nez c’est le signe extérieur du sens olfactif qui chez l’homme a beaucoup perdu par rapport à celui toujours présent dans l’espèce animale en général. Malgré cette piètre performance l’olfaction qui ne peut être dissociée de la gustation, n’a pas perdu de son attrait comme en témoignent l’engouement pour l’aromathérapie et la parfumerie à laquelle on rattache un domaine plus spécifique, celui des phéromones. On en distingue deux groupes dont les phéromones “signal” auxquelles appartiennent  les attractants sexuels des mammifères. Par le biais de ses hameçons publicitaires le commerce s’est emparé du sujet même si  chez l’humain l’activité phéromonale s’est réduite à peau de chagrin en raison même de l’état vestigial des structures anatomiques qui en sont responsables et c’est le sujet de l’article Do Human Pheromones Exist? (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/51445/title/Do-Human-Pheromones-Exist-/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=60186240&_hsenc=p2ANqtz–t0C9nutTiH6VcKe5UECAm0P2vp_MKKMSwbkpurbsICB_eT2sw0VoKk2X0D5pG5s1l093fCWXGPs9MGhSW3kT_bel0WA&_hsmi=60186240). Des preuves d’une quelconque attraction sexuelle d’un produit cosmétologique, que nenni, par contre, un effet placebo d’autant plus performant que le prix du dit produit est élevé là,  la preuve n’en est plus à faire !