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Pourquoi elle et pas lui ?

jeudi, juin 30th, 2016

rman9544lOn n’en est pas certain mais il n’est pas impossible que ce ver ait été créé pour apporter des réponses  aux interrogations nombreuses ( peut-être pas toutes néanmoins) que se pose l’homme. Le Caenorhabitis elegans vient encore de frapper fort. S’il ne résout pas toutes les questions se rapportant à l’ADN mitochondrial, il en résout pourtant quelques unes. Il est de notoriété publique que les mitochondries ont ceci de particulier c’est de renfermer un ADN d’origine exclusivement maternelle, ce qui a été de première utilité dans l’étude des populations. Aujourd’hui les chercheurs ont mis en évidence chez le célèbre ver, un gène codant pour une enzyme impliquée dans la dégradation de l’ADN mitochondrial paternel après fertilisation de l’œuf (Why Paternal Mitochondria Aren’t Passed On to Offspring, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46414/title/Why-Paternal-Mitochondria-Aren-t-Passed-on-to-Offspring/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=31024464&_hsenc=p2ANqtz–16Pt0u2eTPmYHViE3PZXpK3kQSjhm7MBIKPL1XMz3Rs6EHsBjGv4Fz8t1ILNZ8Y4dG0uGBaAHU-K–vFaSHLd8K4UrA&_hsmi=31024464). L’absence de ce processus serait fatale au développement ultérieur.  Comme chez le ver, la première étape déterminante chez l’homme, intervient au moment de la fécondation,  selon le chromosome sexuel du spermatozoïde fécondant . S’il s’agit d’un chromosome Y, la différenciation se fera vers la masculinisation. S’il s’agit d’un chromosome X et en l’absence de chromosome Y, la différenciation s’orientera vers la féminisation. Les deux exemples suivants ne nécessitent peut-être pas d’être portés à la connaissance des groupes se revendiquant de la gender theory. Rappelons que pour Judith Butler c’est le genre qui construit le sexe et donc on voit  mal comment intégrer les deux éléments suivants :  premièrement le développement ultérieur de l’œuf du Caenorhabitis elegans  nécessite la disparition de l’ADN mitochondrial chez le mâle, deuxièmement chez l’homme, c’est l’absence du chromosome Y qui autorise le développement de tractus urogénital femelle après un stade d’indifférenciation. Ce qui procurerait d’une part à certains/certaines des arguments à propos de l’idée de compétition et d’autre part de relancer un débat d’une importance capitale à savoir le remplacement du terme séminaire par celui d’ovarium !