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Un ressenti sexué ?

mercredi, janvier 16th, 2019
Résultat de recherche d'images pour "égalité des sexes"

A l’ère de la mise en place (imposée ?) de l’égalité des sexes, que doit-on penser de l’article paru dans Current Biology (Male-Specific Conditioned Pain Hypersensitivity in Mice and Humans, https://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(18)31496-9?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0960982218314969%3Fshowall%3Dtrue) et résumé dans TheScientist (Men React to Repeated Painful Experiences Differently than Women Do, https://www.the-scientist.com/news-opinion/men-react-to-repeated-painful-experiences-differently-than-women-do-65320?utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2019&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=69001885&_hsenc=p2ANqtz-_uPaQPM4-gZNufLJjbuhPTMTkScJGyOIfNKXnJVi-PZXydMjviqpEPpAXGzA26vZghxT-K6X8TjQuyQXkMzJ9ecankcg&_hsmi=69001885). Une fois écarté le conditionnement pavlovien quels sont les éléments en présence : le ressenti douloureux, le processus de mémorisation, le dosage de testostérone. Quels sont les hypothèses proposées : mémoire et ressenti douloureux, testostérone et mémoire. D’où : la femme qui fabrique moins de testostérone que l’homme éprouve une ressenti moindre mais parce qu’elle aurait moins de mémoire ! Donc avant que l’une des parties ne se réjouisse trop vite de sa suprématie, on peut bien sûr décider de compléter l’étude ou plutôt et bien plus simplement de n’en pas tenir compte !

Une impossible mesure

jeudi, février 26th, 2015

imageriemedicaleLes techniques d’imagerie du corps humain vont se succédant et se complétant de telle sorte que l’une ne disparait jamais au profit d’une seule autre. Néamoins il en est une qui fait rêver tous ceux qui ne l’utilisent pas, à tel point même qu’on serait tenté de lui prêter des qualités qu’elle ne possède peut-être pas. L’Imagerie par Résonnace Magnétique (IRM) puisque c’est d’elle dont il s’agit, est en train de devenir l’appareillage de référence dans la mesure de la douleur. S’il s’agit là d’un sujet éminemment médical, son domaine en est néanmoins étendu, puisqu’il couvre également celui du législateur, du juge, et de l’éthique. Si l’on prête beaucoup plus attention à la douleur aujourd’hui qu’hier, si l’on n’est pas forcement adepte du “tu enfanteras de la douleur”, ou de la rédemption dans les mêmes conditions, il n’en reste pas moins vrai qu’il n’est pas toujours facile de savoir quoi faire devant celui qui se plaint, d’où l’Idée de mesurer la douleur. Si de petites reglettes de mesure ont fait leur apparition et sont déjà utilisées,  on sent combien il serait préférable d’obtenir une mesure qui reflète l’objectivité et élimine la subjectivité. Et c’est là où intervient l’IRM en majesté, (A sore thing, http://www.nature.com/news/a-sore-thing-1.16975?WT.ec_id=NATURE-20150226, Neuroscience in court: The painful truth, http://www.nature.com/news/neuroscience-in-court-the-painful-truth-1.16985). Ces deux articles sont à lire avec attention, le second complétant le premier surtout en ce qui concerne l’importance d’une attitude circonspecte devant des résultats non publiés, des échantillons insuffisants. Et même si l’on pense qu’une image obtenue fait fi de l’environnement psychologique du sujet, on a pu démontrer qu’il n’en est rien. Que la société sache attendre et ne veuille pas aller plus vite que les violons en l’occurence les spécialistes des neurosciencces.