Posts Tagged ‘matière vivante’

Que lui manque-t-il ?

vendredi, avril 8th, 2016

boite-a-outil-seoIl n’existe pas une boite à outils mais plusieurs puisque tout dépend de ce que l’on veut faire avec. D’emblée on peut distinguer deux actions : réparer, construire. Dans le domaine dont parle l’article, Artificial cell designed in lab reveals genes essential to life (https://www.newscientist.com/article/2082278-artificial-cell-designed-in-lab-reveals-genes-essential-to-life/?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2016-3103-GLOB&utm_medium=NLC&utm_source=NSNSAL) il s’agit de celle qui construit, et quand on est un adorateur de la novlangue (c’était hier un néologisme) on pourrait l’appeler, la bioboite. Encore assez simple mais destinée à un brillant avenir, elle renferme un matériel de base, du type outils de référence, indispensables à la construction d’une entité certes sommaire mais qui appartient au monde du vivant. La cellule ainsi réalisée est plus simple que la plus simple de  toutes celles existantes dans la nature. Elle renferme en effet un génome conçu par ordinateur comportant quatre cent soixante treize gènes (le Mycoplasma genitalium en possède cinq cent vingt cinq). Mais ce qui retient l’attention c’est en fait la réflexion qu’induit la démarche en elle-même permettant de reconnaître pour indispensables des gènes quand on ne le pensait pas et inversement ! De telle sorte que les auteurs n’hésitent pas à parler de matière noire de la biologie mettant ainsi en rapport l’existence d’une matière hypothétique que l’on évoque pour rendre compte d’observations sans explications objectives. Ce n’est pas anodin en effet de reconnaître que l’on ne sait pas tout ! Ce qui conduit tout naturellement et heureusement à cette autre affirmation : Breakthrough in synthetic biology is far from ‘playing God’ (https://www.newscientist.com/article/mg23030672-700-breakthrough-in-synthetic-biology-is-far-from-playing-god/).

Assemblage vivant

dimanche, janvier 10th, 2016

imagesL’étude des assemblages vivants permet de ne pas vraiment quitter l’exploration de ce domaine de la coopération envisagé précédemment. Qu’ils s’expriment à l’échelle macroscopique aussi bien qu’à l’échelle microscopique ils posent encore et toujours ces deux mêmes questions du pourquoi et du comment. Il s’agit en réalité de cette question qui hante sinon toute, tout au moins une bien grande partie de l’humanité : quel point de départ assigner à la VIE. L’article, The physics of life (http://www.nature.com/news/the-physics-of-life-1.19105?WT.ec_id=NATURE-20160107&spMailingID=50403822&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=840817500&spReportId=ODQwODE3NTAwS0) est à ce titre intéressant par les voies d’abord concernant ce problème de l’active matter que l’on pourrait traduire (peut-être incomplètement) par “matière active“. Lorsque se mettent activement en place des formes, peut-on établir des correspondances au sein de ce processus entre  des oiseaux grégaires et des molécules ? Il est certain que déboucher sur la création de la vie à partir d’une ancienne théorie mécaniste pourrait plaire à certains mais peut-être il y a-t-il encore loin de la coupe aux lèvres en ce qui concerne l’universalité du processus en question ! Si les équations du modèle de Viczek (http://physique.unice.fr/sem6/2011-2012/PagesWeb/PT/Fils/mod_vic.html) ne sont pas à la portée de tous et de chacun, il n’en reste pas moins vrai qu’un certain trouble intellectuel aurait tendance à s’installer devant les résultats obtenus en laboratoire et ce trouble ne peut être que fécond ! Peut-être une autre façon d’enviager “Le hasard et la nécessité”.