Posts Tagged ‘coopération’

Ce serait donc mieux ensemble ?

mardi, janvier 28th, 2020

Darwin a dans un premier temps heurté ses contemporains en bousculant la doxa de son époque puisque selon lui l’homme descendait du singe ! Aujourd’hui, il fait de nouveau parler de lui car sa théorie de l’évolution pourrait ne pas reposer “que” sur la compétition (What if Competition Isn’t As “Natural” As We Think?, https://slate.com/technology/2020/01/darwin-competition-collaboration-evolutionary-biology-climate-change.html?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=1348bf2cbd-briefing-dy-20200127&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-1348bf2cbd-43241421 ). Il est certain que la rupture épistémologique du chercheur, telle qu’il l’a pratiquée, ne fait pas de celui-ci un être exempt de tout son passsé. Même s’il pénêtre dans un domaine qui lui est inconnu, il y entre avec ses acquis qui seront partie prenante dans l’interprétation qu’il va être amené à développper. La concurrence du XIX° siècle est triomphante et il est donc normal que ce soit les mieux armés qui se fassent et gardent leur place au soleil. Que l’on découvre les bienfaits de l’entente n’est pas anodin en ce siècle où l’humanité ne sait/ne peut/ne veut choisir entre défiance et culpabilité,entre individualisme et solidarité. L’accent mis sur l’ubiquité des microbiotes et leur importance va bien dans le sens de l’intérêt des processus de coopération d’autant que les collaborations dépassent largement ce domaine et s’étendent à tout le règne vivant depuis des millénaires. Darwin n’est pas à jeter aux orties puisque sans sa théorie il n’y aurait pas de dépassement possible mais c’est ce chemin qu’il serait bon d’emprunter aujourd’hui.

L’interdisciplinarité pour les nuls …..

lundi, juillet 4th, 2016

interdisciplinarite_r_11_3_15Pour commencer, un petit test, sans malice (How interdisciplinary are you?http://www.nature.com/news/how-interdisciplinary-are-you-1.18362) qui permet, à tout le moins, de se positionner avant d’aborder un rivage plus scientifique (Interdisciplinary Research Attracts Less Funding, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46442/title/Interdisciplinary-Research-Attracts-Less-Funding/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=31182165&_hsenc=p2ANqtz-8zpE5tuUKjtuxeFp9xpvxgmNW7Jeq1pvaGRFlrAV0Er39ijw3t0UixcxyulesF-3zVeQeZcs_sKm6x2r0WYgUkbEx-Fw&_hsmi=31182165) dans l’océan de bonnes intentions qu’est cette interdisciplinarité dont chacun parle aujourd’hui. Sait-on exactement de quoi il s’agit ? Schématiquement  l’interdisciplinarité doit se comprendre comme une coopération féconde ce qui exclut volontairement tout particularisme pour éviter l’interdisciplinarité spécifiquement scolaire, médicale, scientifique etc… Mais ce qui semble antinomique, si l’on se réfère aux bonnes intentions affichées, c’est justement ce que dénonce l’article sus cité : le peu d’attirance pour un financement  adapté à ce type d’approche.  Ce qui étonne c’est que l’étude repose sur une méthodologie inscrite dans une démarche taxinomique : classification dans un système hiérarchisé dichotomique pourtant bien adaptée à la biologie. Mais deux restrictions viennent entacher les résultats : pour mettre en évidence l’existence ou l’absence d’une liaison qui peut exister entre leurs variables, les auteurs ont attribué des codes dont les choix restent peu accessibles aux lecteurs, et (peut-être pire) les décideurs seraient peu à même de juger du caractère d’interdisciplinarité. Donc la question reste entière. Si dans un domaine particulièrement représentatif d’interdisciplinarité, à savoir l’écologie, la démonstration n’est pas évidente qu’en sera-t-il dans les autres champs ?

Assemblage vivant

dimanche, janvier 10th, 2016

imagesL’étude des assemblages vivants permet de ne pas vraiment quitter l’exploration de ce domaine de la coopération envisagé précédemment. Qu’ils s’expriment à l’échelle macroscopique aussi bien qu’à l’échelle microscopique ils posent encore et toujours ces deux mêmes questions du pourquoi et du comment. Il s’agit en réalité de cette question qui hante sinon toute, tout au moins une bien grande partie de l’humanité : quel point de départ assigner à la VIE. L’article, The physics of life (http://www.nature.com/news/the-physics-of-life-1.19105?WT.ec_id=NATURE-20160107&spMailingID=50403822&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=840817500&spReportId=ODQwODE3NTAwS0) est à ce titre intéressant par les voies d’abord concernant ce problème de l’active matter que l’on pourrait traduire (peut-être incomplètement) par “matière active“. Lorsque se mettent activement en place des formes, peut-on établir des correspondances au sein de ce processus entre  des oiseaux grégaires et des molécules ? Il est certain que déboucher sur la création de la vie à partir d’une ancienne théorie mécaniste pourrait plaire à certains mais peut-être il y a-t-il encore loin de la coupe aux lèvres en ce qui concerne l’universalité du processus en question ! Si les équations du modèle de Viczek (http://physique.unice.fr/sem6/2011-2012/PagesWeb/PT/Fils/mod_vic.html) ne sont pas à la portée de tous et de chacun, il n’en reste pas moins vrai qu’un certain trouble intellectuel aurait tendance à s’installer devant les résultats obtenus en laboratoire et ce trouble ne peut être que fécond ! Peut-être une autre façon d’enviager “Le hasard et la nécessité”.