Oedipe fut le premier à avoir répondu à cette énigme que lui posa le sphinx « Quel est l’animal qui marche le matin sur quatre pattes, à midi sur deux pattes et le soir sur trois pattes ? Depuis nombreux sont ceux qui on repris la troisième partie de la question en y ajoutant des informations que la vulgate populaire a rendues célèbres » La vieillesse est un naufrage » (Chateaubriand), ou » Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » (Henri Estienne). Alors qu’Oedipe n’avait introduit aucune connotation péjorative dans sa réponse, ces expressions semblent bien faire état d’une certaine désespérance que l’augmentation de la longévité ne pas fait disparaître. C’est certainement la raison pour laquelle mourir en bonne santé pourrait sembler une meilleure option. Une autre possibilité soulevée par l’article Opinion: Aging, Just Another Disease (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47264/title/Opinion–Aging–Just-Another-Disease/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=37707742&_hsenc=p2ANqtz–EqdP7PAtVIlbNWwbrBkUONQAo2ckxc9gjQmun4Xyj_5ArJnTIQGjLzF77aBDqgABBbdsh5nUp5S7fFVygSJxDQVqRxw&_hsmi=37707742) revient à poser un regard différent sur le vieillissement si l’on considérait ce dernier comme une maladie ! Mais qui dit maladie dit remède et s’il n’est pas encore connu, rien n’interdit de tout mettre en oeuvre pour le mettre au point. D’où cette conséquence d’une clarté aveuglante : un traitement efficace est celui qui guérit la maladie, la vieillesse étant une maladie tout traitement efficace la guérira ! La question est donc réglée : l’homme a toujours été immortel ! Une précision pourtant, il est bon de lire l’article avant de conclure !
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Réflexion à propos du vieillissement
vendredi, novembre 18th, 2016Comment ne pas perdre son temps !
dimanche, mars 13th, 2016
S’il est un sujet qui occupe, dans ce monde grands et petits, c’est bien celui de la préservation de la biodiversité. Pourtant le peu de résultats obtenus depuis qu’il en est question prouve à l’évidence que toutes les raisons invoquées ne sont pas suffisantes pour entrainer l’adhésion de la communauté des nations. A moins que ces raisons ne se répartissent en fait en deux groupes qui s’opposent sans trouver de terrain d’entente ce qui fait que l’on ne porte pas le débat sur la place publique ! Sans que l’on en ait vraiment parlé, il vient naturellement à l’esprit que la nature ne pourra se réapproprier sa qualité première, la biodiversité, que par la remédiation humaine et c’est alors que l’on se trouve face à l’éthique environnementale, terme apparu dans les années soixante dix. Il s’agit d’un questionnement concernant la morale et son domaine d’implication, soit exclusivement restreint à homme ou tenant compte plus largement du monde naturel. C’est une question ancienne et sans remonter jusqu’aux philosophes grecs, la maitrise cartésienne de la nature en est une forme d’expression. On retrouve un débat plus proche : c’est celui qui a opposé Heidegger et Jonas. Chez les deux philosophes, c’est la technique qui en occupe le centre. Pour le premier l’arraisonnement de la nature passe par la technique de telle sorte que la seconde somme la première de fournir à l’homme ce dont il a besoin. Pour le second, la technique est destructrice : pour y pallier l’homme n’a d’autre possibilité que de recourir à une technique plus performante. Le principe de précaution est là pour mettre un terme à cette escalade infernale. Il n’est pas impossible que ces deux attitudes soient le résultat des deux positions suivantes. D’un côté, la conservation de la nature est un impératif moral (impératif kantien) et tout discours de monétisation la chosifie , de l’autre, la conservation de la nature ne peut entrer en conflit ave le progrès humain qui tire sa valeur de ce que l’homme a construit. Peut-on les réconcilier ? C’est le sujet de l’article Reasons to Conserve Nature (http://www.cell.com/trends/ecology-evolution/fulltext/S0169-5347(16)00050-1) : montrer qu’il n’est pas antinomique de réconcilier utilité et valeur intrinsèque à condition de définir des espaces et des niveaux d’organisation biologique. Bien sûr, on peut se poser la question » pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », mais on doit aussi se demander « comment savoir sans essayer ». Mais un tel choix implique de savoir prendre son temps et d’aucuns diront que l’on n’a plus le temps !
Pourquoi il faut faire attention mais aussi comment !
mardi, août 11th, 2015
Qu’appelle-t-on solidarité et quel est son champ d’application ? Ne prend-elle en compte que la race humaine (ce serait déjà beaucoup si elle était efficace !) ou englobe-t-elle ceux des animaux qui ne sont pas les petits accompagnants chéris de la vie quotidienne. Car les premiers risquent leur vie et pas les seconds. Le maître protège son fidèle compagnon (enfin, presque tous les maîtres !), mais montre une certaine indifférence vis à vis de ceux qui lui sont inconnus, qu’ils volent ou qu’ils nagent (Drugging the Environment, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43615/title/Drugging-the-Environment/). Or on se murmure aujourd’hui que si l’homme comprenait l’animal il lui serait peut-être difficile de s’en nourrir, il devrait alors lui être tout aussi difficile de savoir qu’il l’intoxique. De plus il sait bien qu’il existe une chaîne alimentaire, et s’il ne mange pas les vautours (directement), il mange des poissons ! Ce qui est tout aussi utile de rappeler, c’est que tout médicament est une substance chimique qui se doit d’avoir un effet biologique ! Il serait donc curieux d’imaginer que cet effet n’existe pas en dehors du traitement en propre. D’où l’idée, dont on se demande comment il se fait que l’on y ait pas penser avant, d’étudier le dit effet (le ou les) au regard de la nature en général. Et c’est alors que le chercheur s’inquiète à son tour. Comment va-t-il être en mesure de gérer dans l’ordre (?) au moins ces trois principes : principe du double effet, attribué à Thomas d’Aquin et repris par Philippa Foot (1967), principes de morale et de conviction selon Max Weber (Le savant et le politique, 1917-1919)), principe de précaution (constitution, février 2005) inspiré d’Hans Jonas. On conçoit volontiers ses difficultés ! D’où la question : comment faire pour continuer d’avance tout en regardant autour de soi ?
Le bon modèle
jeudi, août 6th, 2015
De même que l’appareil photographique s’est approprié les caractéristiques de l’œil humain, de même l’ordinateur s’est-il approprié le concept de circuits. C’est ainsi que l’humanité peut utiliser ses caractéristiques après les avoir comprises pour faire avancer son domaine technique dans toutes les directions possibles. Mais ce n’est pas uniquement l’homme le modèle, c’est la nature elle même, qui donne des idées, à condition de ne pas hésiter à l’observer attentivement et, pourquoi ne pas oser le dire, avec un certain amour pour en tirer le meilleur. C’est ce qu’évoque l’article Inspired by Nature (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43625/title/Inspired-by-Nature/) au travers de nombreux exemples du meilleur effet, d’où ce néologisme de « bio inspiration » qui semble particulièrement bien adapté quand on décline déjà depuis longtemps le préfixe bio sous toutes ses formes, à tel point qu « hors du bio, point de salut » ! Quoiqu’il en soit, la nature inspire : pour aller capturer à distance, coller, percer, suturer, nettoyer, refouler, éviter, délivrer, « désadicter ». Il est vrai que chaque organisme est abouti et que de ce fait il est l’expression de milliers de siècles d’évolution. Pourquoi aller plus loin chercher ce que l’on a sous les yeux. Il n’y a qu’à se pencher pour recueillir ce dont on a besoin. L’homme n’invente pas il transcrit ce qu’il déchiffre. C’est pourquoi il n’est pas le plus grand prédateur de la nature mais son plus grand fan. Si l’on doit avoir peur de quelque chose c’est des détournements qui parfois surviennent.
C’est bien d’y avoir pensé !
mercredi, juillet 15th, 2015
S’il est vrai que l’on ne saurait penser à tout, il n’est pas interdit d’essayer de penser plus loin. S’il est vrai que l’homme ne se sert de ses capacités que sur un mode mineur, il semble bien qu’il désire se servir au mieux des capacités de ses outils depuis qu’il est entré dans l’ère de l’homo faber. Ainsi en est-il du smartphone qui s’avère répondre de mieux en mieux aux critères requis pour être un téléphone intelligent. Et c’est ce qu’il est en passe de devenir dans la pratique quand on essaie de passer en revue toutes les applications auxquelles il peut servir ( il en reste même certainement encore à découvrir !). Ainsi peut-on transformer un smartphone en microscope (http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20140418.OBS4465/comment-transformer-un-smartphone-en-microscope.html), en analyseur spectométrique de couleurs, d’où il appert que les joliment nommés, selfies du monde quantique, redorent le blason du selfy de base (http://www.nature.com/news/light-detective-1.17872?WT.ec_id=NATURE-20150702&spMailingID=49005923&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=720119319&spReportId=NzIwMTE5MzE5S0), en acteur actif de l’éradication des maladies du XXI° siècle (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43308/title/Intelligence-Gathering/, . Ainsi peut-on voir coexister en parfaite intelligence (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43380/title/Outbreak-Observatory/) un chef de village tanzanien et son téléphone cellulaire. On est alors parfaitement en droit de penser à d’autres interprétations que celle de Heidegger ou de Nietzsche à propos de la technique : ni dépossession ni domination de l’homme sur la nature par la technique, mais outil de compréhension pour une harmonie retrouvée !
Science et Nature
mercredi, juin 25th, 2014
Depuis l’Homo Sapiens le bien nommé, Dame Nature ne cesse d’inspirer la Gente Humaine, et il ne se passe pas une semaine que de nouvelles applications ne voient le jour pour le plus grand plaisir du tandem théoricien/technicien. Tous les domaines peuvent être champs d’investigations ce qui ne surprendra personne étant donné l’infinité des modèles proposés. Deux exemples parmi tant d’autres, apparemment sans rapport de prime abord, mais qui méritent plus qu’un simple regard. L’un concerne la microrobotique (Insect-Inspired Sensors Improve Tiny Robot’s Flight, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40278/title/Insect-Inspired-Sensors-Improve-Tiny-Robot-s-Flight/) , l’autre les champignons (Re-examining Rots, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40319/title/Re-examining-Rots/). Dans ce dernier, il s’agit de tirer tous les profits possibles de deux sous classes du règne des champignons lignolytiques (Botryobasidium botryosum, Agaricomycetidae). Le premier s’intéresse à l’ocelle ( un œil simple de quelques arthropodes qui permet de capter les variations de luminosité) comme organe responsable de la stabilisation du vol rapide des insectes. Pourquoi les champignons lignolytiques : l’avenir de l’économie biotechnologique, mais pas uniquement, puisque l’étude s’ouvre une possible modification d’une classification dont les débuts remontent au XVI° siècle. Pourquoi l’ocelle : améliorer les performances de la macrorobotique grâce à la microrobotique en particulier en terme de cinétique, mais pas seulement, améliorer la compréhension de la stabilisation en vol de certains insectes comme le bourdon. Dans ces deux exemples, l’étude de la nature peut s’écrire dans un livre où le progrès humain profite à l’homme et à la nature.