Posts Tagged ‘paradoxe’

La solitude des grands espaces

dimanche, juin 10th, 2018

Si l’univers est bien réellement en expansion, le paradoxe de Fermi risque de se perdre dans le silence de l’espace. Son  prix Nobel de physique (1938) ne lui interdit pas de discuter de façon informelle avec des collègues sur le thème de civilisations extra terrestres. Sans être aussi vieille que le monde, cette question est néanmoins très ancienne et chemine de concert  avec l’idée des voyages que l’homme pourrait faire vers d’autres mondes en évitant de s’y brûler les ailes. Comme on s’adresse au domaine des conversations les rapports diffèrent sur ce qui fut réellement dit. Pourtant le sujet de la question ayant trait à un domaine où des propositions contradictoires se heurtent, l’expression du paradoxe de Fermi fut retenue. De quoi s’agissait-il ? De la (des) raison(s) pour laquelle (lesquelles) il ne pourrait pas exister une civilisation techniquement en avance sur celle des hommes. Subséquemment pourquoi n’en a-t-on pas connaissance ? Cette question est toujours d’actualité confer l’article,Aliens Are Real, But Humans Will Probably Kill Them All, New Paper Says (https://www.livescience.com/62715-first-in-last-out-fermi-paradox-answer.html). La question repose essentiellement sur le fait qu’il existe rien qu’au sein de la voie lactée, une infinité de planètes plus anciennes qui auraient pu/dû donner naissance à de nombreuses civilisations qui se devraient dès lors d’être plus avancées que la civilisation terrestre, d’où la question : ” Mais où sont-elles ?” Alexander Berezin opte pour une nouvelle réponse (L’hypothèse terrifiante qui permet d’expliquer l’absence de contact extraterrestre, https://www.minutenews.fr/technologie/lhypothese-terrifiante-qui-permet-dexpliquer-labsence-de-contact-extraterrestre-359807.html). La conclusion n’en est ni plus ni moins que la verbalisation du concept de colonisation : destruction sans intention de la donner !

Pour ne pas s’empêcher de méditer !

dimanche, mai 22nd, 2016

Zenon_2Qu’est-ce qu’un paradoxe sinon une idée surprenante se situant hors du sens commun de Kant et proche en réalité  du bon sens de Descartes ayant donc de ce fait valeur universelle : c’est un savoir ordinaire partagé par tous. Mais parce que ce savoir est ordinaire, il est aussi l’expression de la société à un temps t, de telle sorte que les paradoxes se succèdent dans le temps sans pour autant disparaître. Parce qu’il est objet de curiosité, le paradoxe en devient sujet de réflexion. Qu’on en juge à la lecture de “The impossible barber and other bizarre thought experiments” (https://www.newscientist.com/article/2087688-the-impossible-barber-and-other-bizarre-thought-experiments/?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2016-1905-newGLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS). Au lecteur  de choisir son préféré, mais qu’il remarque bien que si le paradoxe n’a pas d’âge comme en témoigne Zénon d’Elée, les auteurs sont tous d’accord pour  aller plus loin qu’il n’est habituel dans la réflexion en faisant de l’étonnement un socle indispensable et solide, ce qui devrait être LE primum movens. Condition nécessaire (et suffisante ?), savoir choisir la bonne question, celle dont la réponse logique, rationnelle ne rentre pas dans l’ordre établi et semble conduire à l’absurde. La motivation qui en découle est  telle que ces anomalies ont été, sont et seront encore de puissants moteurs faisant avancer l’homme dans sa compréhension de l’univers, sa quête de la vérité. Mais aussi et peut-être surtout en acceptant l’absurde, ce qui le dépouille de toute connotation. Parce qu’ils l’avaient parfaitement compris, c’est la place que lui ont donnée les surréalistes comme en témoigne André Breton dans son Manifeste du surréalisme (1924) ” … automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale …” .

On n’est pas à un paradoxe près !

jeudi, janvier 24th, 2013

Si l’on exclut le paradoxe du crétois Epiménide, qui connaît le paradoxe de Péto ou, pourrait-on penser plus près de nous, qui connaît même le paradoxe de Condorcet ? A lire l’article “Massive animals may hold secrets of cancer suppression”  (http://www.nature.com/news/massive-animals-may-hold-secrets-of-cancer-suppression-1.12258), il semble que si l’on compare  le volume corporel d’un animal (rapporté à la quantité de cellules) et le pourcentage de survenue d’un processus cancéreux, le paradoxe s’impose comme une évidence. Dans ce type de situation on se trouve confronté à l’apparition d’une fracture entre la vérité/réalité (ce que je constate) et le sens commun (rationalité commune/opinion). Mais ce qui est plus intéressant c’est : existe-t-il réellement un paradoxe entre les deux propositions sus dites ? Pourquoi faudrait-il choisir la doxa contre l’épistêmê ? Il n’existe aucune obligation raisonnable à un tel choix, bien au contraire ! Il n’en reste pas moins vrai que l’homme s’oblige à réfléchir quand il faut le choix du paradoxe, c’est à dire quand il privilégie la doxa à l’épistêmê !