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Pourquoi l’un et pas l’autre !

vendredi, avril 10th, 2015

FACTEU~1Dans le domaine médical, il existe plusieurs sujets rémanents : l’un d’entre eux concerne le processus néoplasique ce qui régulièrement donne lieu à des annonces faisant référence à des plans qualifiés de cause nationale mais dont la répétition même exprime l’inefficience. Ce qui pourtant serait plutôt de bonne augure, c’est que les recherches effectuées  convergent vers une constatation qui s’impose : le processus néoplasique n’étant  pas univoque ! D’autres constatations relèvent tout simplement du bon sens. Parmi elles, on peut noter : que le cancer n’affecte pas tous les individus (heureusement !), que si le nombre de sujets touchés augmente, il faut tenir compte du vieillissement de la population et des performances du dépistage, que la résistance au processus tout autant que la réponse au(x) traitement(s) sont loin d’être homogènes. Ainsi peut-il parfaitement se dégager cette idée à la fois simple et complexe que le dit processus peut être attaqué sur plusieurs fronts ((Resisting Cancer, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42469/title/Resisting-Cancer/). Il devient dés lors impératif de se débarasser d’idées classiques, pour en faire naître de nouvelles comme celles qui ont trait aux processus de défense et dont la force vient de ce qu’elles viennent en complément des premières. Dans ces conditions, le recensement des  facteurs impliqués est une nécessité en se gardant de croire avoir atteint définitivement le but, d’une part parce que de nouveaux prétendants viennent toujours compléter la liste des précédents responsables, et d’autre part parce chacun d’entre eux n’agit pas séparemment de son voisin. Les logiciels de modélisation trouvent là des applications particulièrement utiles  ! Pourtant Descartes serait très déçu : l’homme n’est toujours pas maitre de la anture.

Résistance ou tolérance ?

lundi, juin 30th, 2014

772533361.2Qu’est-ce qui sépare la résistance de la tolérance ? Il ne s’agit aucunement de poser une question d’éthique, mais de considérer le problème que peuvent poser les bactéries et auquel il leur arrive de répondre d’une manière dommageable pour l’homme. De quoi parle-t-on dans l’article, Evolving Antibiotic Tolerance, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/40348/title/Evolving-Antibiotic-Tolerance/) : d’un comportement des germes différent de celui de la résistance aux antibiotiques, phénomène apparu avec l’utilisation même des dits antibiotiques. Les causes et mécanismes de résistance sont multiples, mais il convient de leur adjoindre le(s) mécanisme(s) dit(s) de tolérance. Il s’agit simplement d’une modification du temps de latence pendant lequel le germe reste en état de dormance en attendant des temps meilleurs pour se réveiller ! Ce processus rappelle celui  plus général que certaines formes de vie adoptent normalement lorsqu’il leur faut “vivre au ralenti” ce qui rappelle, également,  le phénomène de l’hibernation pratiqué par un certain nombre d’espèces animales. Or dans la mesure où résistance et tolérance peuvent se développer indépendamment, il peut  ne pas être sans conséquence d’évoquer d’emblée une résistance lorsque le traitement antibiotique choisi, se révèle inefficace. Enfin, puisque rien n’est simple, la tolérance peut également évoluer. Il ne reste donc plus qu’à reconnaître, comme pour la résistance, les facteurs impliqués dans la tolérance. Et pour finir, trouver comment manipuler au mieux les deux processus pour le meilleur résultat chez le patient, en espérant qu’il se dégagera une norme applicable à tous, ce qui est loin d’être certain !