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mercredi, mai 7th, 2014

bioengineering-body-partsOn pourrait imaginer que construire un organe est aujourd’hui devenu simple pour celui qui possède chez lui une imprimante 3D, avec le support adéquat. Mais lorsqu’il s’agit d’un organe in toto la complexité tient au fait que sa survie et son fonctionnement nécessitent plus que le tissu qui le caractérise. Un peu de tissu conjonctif, une vascularisation et une innervation ne seront pas de trop  pour transformer ce qui n’aurait de l’organe construit que le nom. Si les greffes d’organe n’ont pas ce problème, elles  se caractérisent par leurs pouvoirs antigéniques que ne manifesterait pas l’organe construit mais qui lui pêcherait par son défaut de vascularisation. Entre les deux se situent peut-être les cellules souches appartenant au sujet lui-même. Comme la première option n’est pas encore totalement maitrisée, que la deuxième se heurte au manque de donneurs, la troisième pourrait bien constituer plus qu’une voie de secours.  Le problème qui reste entier concerne la vascularisation qu’il faut s’appliquer à savoir reproduire. Dans l’exemple choisi, si des cardiomyocytes sont capables de se contracter spontanément, il est indispensable de leur fournir, pour survivre, un réseau vasculaire leur apportant les nutriments et éliminant les déchets. Ce système vasculaire est complexe et pour le reproduire, il est indispensable de comprendre comment il se forme. C’est ce sujet qu’aborde l’auteur de l’article : Building Flesh and Blood (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/39796/title/Building-Flesh-and-Blood/ ). L’intérêt de l’article est double : suivre les différentes étapes de la démarche choisie et prendre de nouveau conscience de la richesse des différents facteurs indispensables à la mise en place du normal. Ce qui est également fascinant, c’est de constater que les résultats actuels sont redevables d’acquisitions très antérieures, mais toujours d’actualité. Un premier exemple, le péricyte, dénommé cellule rameuss de Rouget, décrit chez les jeunes têtards d’amphibiens (1873), un deuxième toujours chez l’amphibien, la notion que les capillaires peuvent prendre naissance aussi à partir d’éléments du stroma conjonctif (1928) , un troisième faisant état de l’intimité constante entre terminaison nerveuse et capillaire. Il convient donc de rayer à jamais l’expression selon laquelle”  on ne fait pas du neuf avec du vieux ! “