On sait que pour réaliser sa créature, le DR Frankenstein a du faire appel à différents éléments qu’il a progressivement assemblés en terminant par le cerveau auquel s’attache une certaine mésaventure relatée dans la première oeuvre cinématographique traitant de ce sujet. L’assistant qui devait rapporter cet organe essentiel qui baignait dans un bocal rempli de formol, le laissa tomber et du en prendre un autre. Le premier était en état de marche, pas le second ce qui se traduisit par une créature incapable de parler normalement. Aujourd’hui, si l’expérience est un peu différente dans la mesure où la greffe consiste en un organoïde humain (Human-Derived Brain Organoids Create Functional Networks in Mice), les résultats sont à la hauteur ! Chez une souris génétiquement modifiée, rien de plus évident que de greffer un organoïde cérébral d’origine humaine pour observer que s’établit une connectivité étendue entre les cellules organoïdes cérébrales dérivées de l’homme et le cerveau hôte de la souris. Cette connectivité se révèle fonctionnelle ce qui permet d’aller plus loin dans l’étude des connexions cellulaires, de leur mise en place à leur rôle. Même si tous les types cellulaires humains ne se développent pas, il est évident que ce modèle permettra d’explorer plusieurs types d’atteintes du SNC. Quant à cette nouvelle souris, personne n’en parle !
Archive for septembre, 2026
Le DR Frankenstein n’est pas mort !
lundi, septembre 21st, 2026Le Comment et le Quoi
lundi, septembre 14th, 2026Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’IA est à l’honneur à moins que ce ne soit au déshonneur. Article écrit, entretien oral, tout est fait pour la discréditer, en faire un horrible épouvantail, voire même une machine de destruction massive tel un Léviathan moderne. Mais c’est oublier que la monstruosité fait partie de l’univers de l’humanité, un mélange d’attraction et de répulsion, qui permet à l’homme de vivre sa normalité dans l’ordre de la nature. Mais pour en revenir à l’IA, la question devrait être autrement posée en se référant à la notion de détournement d’usage. De même qu’un marteau n’a pas pour but de devenir un objet contendant à usage meurtrier, l’IA n’a pas pour but de devenir le fossoyeur de l’humanité Concernant la destruction de l’humanité au profit de l’AI plusieurs thèmes peuvent être évoqués, seul celui de la disparition des capacités cognitives sera ici abordé. Au Vème siècle av. J.-C, Platon estime que l’écriture est le meilleur moyen pour saborder la mémoire et si au XXIème siècle, on se contente de recopier ce que l’IA donne comme réponse à la question qu’on lui a posée, on a tout lieu d’être très inquiet. C’est pourquoi au Vème av. comme au XXIème ap. J-C le seul problème vient de l’utilisation qui sera faite de cette nouvelle technique (AI is a debate partner, not an oracle). Il est donc indispensable d’apprécier qu’un nouveau partenaire avec lequel entretenir la discussion soit accessible mais certainement pas que soit apparu LE nouveau mentor que chacun appelle de ses veux !
Mauvaise nouvelle
samedi, septembre 5th, 2026Il est de bonnes nouvelles comme il en est de moins bonnes, voire de réellement mauvaises ! Ainsi il était de notoriété publique que le renouvellement des neurones était une illusion et que la seule possibilité était une inexorable et rapide disparition au décours de la vie. Pourtant l’espoir renaquit quand il fut prouvé qu’il existait bel et un bien un renouvellement constant, bien que minime, dans des zones privilégiées du cerveau. Aujourd’hui il y a tout lieu d’être inquiet devant cette constatation : l’humanité perd chaque jour un nombre de mots non négligeable environ trois cents (https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/17456916261425131) ! La question est de savoir pourquoi dans le noble but de pouvoir y remédier. La concordance entre les données de l’étude et l’essor de la communication numérique ne peut être passée sous silence ! Mais il s’agit de conversations écrites et non orales qui, elles appartiennent à au autre champ relationnel. Cette communication numérique est également corrélée à l’âge du locuteur puisque plus âgé et utilisant moins ces systèmes, ce dernier perd effectivement moins de mots. Ainsi cette constatation n’autorisant que des hypothèses n’apporte aucune solution. Mais force est de constater que cet appauvrissement verbal signe l’appauvrissement relationnel, car moins de mots c’est aussi moins d’échanges ou des échanges plus pauvres. Et donc s’il n’est pas indispensable d’apprendre une page du dictionnaire par jour, il reste néanmoins important de parcourir pour l’exploiter, toute la richesse du vocabulaire de sa langue native.
Ce sera pire demain ?
mercredi, septembre 2nd, 2026Comme le dit la vulgate « La peur n’évite pas le danger« , et pourtant nombreux sont ceux pour qui demain est plutôt porteur d’appréhension que de quiétude. Mais nombreux n’étant pas synonyme de tous, il est de fait que pour les autres, la crainte du lendemain n’a pas de raison d’être. La question se pose donc de chercher à comprendre les facteurs qui différencient ces deux groupes. C’est le sujet de l’article Why are rich people so pessimistic?. Apriori les défis ne peuvent être les mêmes selon la géographie des populations considérées, et par extension selon le régime politique puisqu’il conditionne la vie de la société qui s’y rapporte. Différents facteurs sont listés par les auteurs parmi lesquels il en est de plus ou moins attendus : les tendances démographiques et leur corollaire, à savoir l’âge moyen de la population, les pressions politiques, qui distinguent les démocraties libérales des si bien dites démocraties illibérales. Peut-être faut-il retenir deux éléments : l’importance des possibilités que l’individu subodore pour son avenir mais aussi le rôle « positif » du pessimisme qui remplace l’incertitude, mal vécue, par une certitude du pire. C’est pourquoi savoir gérer l’incertitude serait gage d’optimisme !



