Sur le modèle des jeux paralympiques, voici venu le temps des jeux « robotympiques ». Le 22 août à Pékin s’est tenue une étrange compétition : la 2e édition des Jeux mondiaux des robots humanoïdes. L’IA leur a permis d’apprendre (à une vitesse record) un ensemble de mouvements qui tout en appartenant au monde réel, ne constituent pas à proprement parler une gestuelle inscrite dans le quotidien. Et pour que la robotique inclut des robots humanoïdes efficients pour la ménagère, il y a encore loin de la coupe aux lèvres (‘Rob)ot Olympics’ reveal progress, hurdles). A la maison , foin de saltos arrières, place au repassage suivi du pliage des chemises, sans même qu’il soit envisagé le pliage requis à l’armée ! Il est en effet indispensable de passer du robot jouet au robot utilitaire. La force et la dextérité humaines sont en grande partie inégalées encore aujourd’hui et le but à atteindre est donc qu’elles deviennent égales de part en d’autre : le robot trouvant son utilité dans l’accomplissement de taches rebutantes pour l’humain, ce qui n’est pas le cas d’une course de haies ou de toute autre compétition sportive ! Les robots sont encore chers et ils comportent toujours une certaine dangerosité à l’encontre de l’humain ce qui est totalement en contradiction avec leur morale !
Archive for août, 2026
Robotympique
samedi, août 29th, 2026Protection naturelle
jeudi, août 27th, 2026Il n’est pas anormal de penser qu’un système vivant possède la faculté de se protéger dans la mesure où il est soumis à des agressions multiples et en tous genres dont on imagine souvent, mais peut-être à tort, qu’elles ont pour rôle l’élimination du dit système. Si l’homme ne maitrise pas encore totalement ses défenses bien qu’elles soient aussi anciennes que lui, il n’est pas le seul à en éprouver le besoin voire la nécessité. Deux articles récents explorent ce concept de protection appliqué l’un au règne végétal l’autre à la mère universelle, la terre elle-même. En ce qui concerne le premier, les avis seraient partagés et discutés (At high noon, plants apply a condensate sunscreen) dans la mesure où l’interprétation proposée pourrait être fausse parce que trop anthropomorphique, un défaut dont l’homme ne pourra jamais se dessaisir quand il n’a pas d’autre explication rationnelle. En réalité il existe bien une photo acclimatation, mais les acteurs en sont largement inconnus et la plante ne dispose très probablement pas (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pce.12856 ) d’une couche de condensation pour se protéger du soleil ! Par contre, la terre, Gaïa, entité vivante reconnue comme telle depuis la nuit des temps est réellement à même de se protéger (The crusty coating that protects deserts) : c’est la « biocroute », la bien nommée. Parmi ses multiples rôles , la lutte contre l’érosion et surtout (aurait-on envie de dire), la conservation et la dynamique de la vie elle-même. Ainsi, la renaissance est-elle au rendez-vous de chaque pluie bienfaitrice, sans que l’homme y participe d’une quelconque façon !
Juger la valeur d’un résultat
jeudi, août 13th, 2026Définie par le physiologiste français Claude Bernard dans son ouvrage majeur Introduction à l’étude de la médecine expérimentale (1865), la méthode expérimentale repose sur un va-et-vient constant entre la raison et les faits. Elle s’articule autour de quatre étapes fondamentales : l’observation, l’hypothèse, l’expérience et la contre-épreuve. L’étude des résultats vient conclure la démarche. L’observation première a toujours été fondatrice puisqu’elle questionne, c’est ensuite qu’il est indispensable de définir un chemin qui évite ornières et culs de sac à celui qui cherche à comprendre. L’hypothèse explore les causes putatives et l’expérience en reproduisant les possibilités transforme le virtuel en réel. Mais une catastrophe n’est jamais à exclure : la réalité n’est pas inscrite au programme et l’hypothèse tombe à l’eau ! Que faire quand le résultat, car il y a toujours un résultat, n’est pas celui attendu :Does Publishing Negative Data Matter?. Si l’on pose la question de savoir s’il faut publier les résultats négatifs, il ne faudrait pas négliger celle qui explore le concept de résultat négatif. Car le résultat négatif n’est pas absence de résultat, mais simplement une infirmation dont on ne peut négliger qu’elle ait toute son importance. On peut même affirmer sans réserve que la publication de résultats « dits » négatifs s’inscrit dans une démarche altruiste, une démarche éminemment scientifique. Ainsi donc, le terme de résultat négatif doit-il être banni à tout jamais !
Responsabilité limitée
dimanche, août 2nd, 2026Une inquiétante question est sur le point d’être formulée : elle s’adresse à tous mais prend une ampleur toute particulière pour le monde médical étant donnés les rapports que ce dernier entretient avec les progrès de la technicité. S’il se produit une faute dans le diagnostic, la surveillance, l’application du traitement, le traitement lui-même, à qui en revient la responsabilité ? ( Who’s liable when AI treats patients?). Il existait déjà ce qui peut être considéré comme une approche pédagogique auprès des cliniciens en herbe ou confirmés, intitulé « Evidence based diagnosis » ou Diagnostic fondé sur les preuves » visant à fournir aux lecteurs les outils nécessaires pour évaluer les tests, décider de leur pertinence et de leur indication, et interpréter les résultats. En fait le praticien restait seul maitre à bord au regard de son diagnostic, mais il trouvait une aide dans une liste, qui en croisant les différentes entrées, avait pour rôle de l’orienter. Lorsque l’IA est au commande, la touche humaine semble avoir totalement disparu surtout quand le fonctionnement de la machine échappe à son utilisateur. Par exemple, quelles sont les données qui lui ont été fournies et comment sont-elles exploitées. Et donc la question est : que devient le patient lorsqu’il n’existe pas de règles de sécurité ? Il est donc nécessaire (mais sera-ce suffisant ?) d’établir des cadres de responsabilité et c’est ce dont traite l’article. Il n’est que temps de s’en préoccuper avant de délivrer un permis d’autonomie tel que l’homme pourrait ne plus intervenir, non pas de son fait mais parce que, à l’image de 2001 Odyssée de l’espace, HAL 9000 aurait pu prendre le contrôle.



