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Finalement ça peut servir !

mercredi, avril 18th, 2018

Un changement de finalité et un compte fil montre que  l’eau des fleurs que Leeuwenhoek examinait n’était pas aussi limpide qu’elle aurait dû l’être. Que l’œil ne voit pas tout était une évidence, le drapier le savait puisqu’il avait besoin d’une loupe pour vérifier des détails qu’il avait des difficultés à percevoir. Mais il existe une différence entre la vérification et la découverte : dans le premier cas, l’objet existe, dans le second il se dévoile et jusqu’à aujourd’hui ce dévoilement n’a pas atteint sa fin. Pour ne rien oublier, pour comparer, pour comprendre, pour transmettre ce nouvel objet doit trouver sa place pour servir au prochain et les preuves doivent défier le temps. Mais l’observation in vivo a ses limites, l’observation in vitro en a d’autres, et la mémoire humaine aussi comme on le sait depuis longtemps.  Il est devenu possible de remédier à ces trois défauts simultanément grâce encore( ?) et pour toujours (?) à l’IA. Il pourrait sembler  inapproprié d’évoquer  le programme AlphaGo qui, en 2015, a vaincu  le champion européen Fan Hui par 5 parties à 0 puis en 2016 le champion du monde Lee Sedol par 4 parties à 1 mais ce programme répond à la définition de l’apprentissage profond (Deep Learning) celui là même auquel est rattaché le programme d’analyse des cellules cérébrales, développé par Margaret Sutherland du National Institute of Neurological Disorders and Stroke (Scientists teach computers how to analyze brain cells, https://www.nih.gov/news-events/news-releases/scientists-teach-computers-how-analyze-brain-cells) rapporté dans Deep Learning Allows for Cell Analysis Without Labeling (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/52275/title/Deep-Learning-Allows-for-Cell-Analysis-Without-Labeling/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=62080853&_hsenc=p2ANqtz-_qDVmJce1QoHKnf2x2y6pMkqAEkWdxGIICbuBsYfvdNzRGwrBA1IWouCiXf3pJey_vABzmw0vnlFD_gT1YD20sjSDQMA&_hsmi=62080853). Même sans comprendre (mais comprend-on tout de la propulsion des fusées Ariane ?) ce processus (Deep Learning ou apprentissage profond : définition, (https://www.lebigdata.fr/deep-learning-definition) il n’est pas inutile de se familiariser avec cette technologie sur laquelle s’appuie l’IA. Comme un univers en expansion, les champs d’investigation ne semblent plus avoir de limite et c’est peut-être tout autant que le dévoiement possible de l’outil utilisé, la raison des nouvelles peurs de l’humanité.

Ce qu’il fallait démontrer !

mercredi, novembre 15th, 2017

On est jamais trop nombreux quand on veut répondre à  cette vaste question  “Sur quelle base repose la croyance ?” C’est celle que s’est posée une équipe multidisciplinaire, mais néanmoins préférentiellement centrée sur la psychologie et le comportement (Supernatural Belief Is Not Modulated by Intuitive Thinking Style or Cognitive Inhibition, https://www.nature.com/articles/s41598-017-14090-9). Pourtant  il ne s’agit que l’une des questions, parmi tant d’autres, que soulève le concept de croyance, et on pourrait plutôt avoir envie de poser la question du pourquoi. Et ce d’autant plus qu’il est difficile de voir une application possible aux résultats de cette recherche à moins que d’en faire part au Big Brother cher à Orwell. Quoiqu’il en soit, faut-il se réjouir premièrement d’avoir essayé de “prouver scientifiquement” que la croyance n’est pas le fait de l’intuition/le cœur, comme on aurait peut-être envie de le penser, et deuxièmement d’avoir essayé, pour étayer la discussion, d’utiliser la neuro imagerie. Il est vrai que les résultats obtenus à partir de tests cognitifs peuvent sembler ne pas avoir la même rigueur que ceux obtenus à partir d’enregistrements électro-encéphalographiques couplés à un examen du gyrus frontal inférieur, siège de l’inhibition cognitive (?). Une étude comportementale devrait pourtant démontrer l’impact du vocabulaire utilisé, dans cette appréciation, entre tests psychologiques et électrodes/imagerie. Pour finir on retiendra en premier lieu une conclusion ouverte satisfaisante puisqu’il serait “prématuré” de conclure en choisissant la raison contre le cœur ! en second lieu que  les athées seraient plus intelligents que les individus religieux aux États Unis, ce qui demande encore une vérification ! et en troisième lieu que l’environnement pourrait également avoir son rôle à jouer, vraisemblable ! Un article pour rien ? Non, puisqu’il a ouvert une discussion à laquelle chacun peut participer comme en particulier Nathan Cofnas, auteur d’un ouvrage centré sur  The Coevolution of Religious and Moral Doctrine, in Reptiles with a conscience (2012). Mais s’il fallait aborder ce problème d’une façon un peu plus sérieuse on pourrait aussi discuter de l‘inné et de l’acquis !