Posts Tagged ‘acquis’

En parler encore, en parler toujours

jeudi, février 21st, 2019

Pour aborder d’une nouvelle façon l’inné et l’acquis, on peut lire le livre de Carol Dweck paru en 2006 sous le titre “Mindset: The New Psychology of Success) même s’il s’agit d’une chanson dont l’air est connu. Vu d’une façon un peu différente, un article récent traite également de ce sujet : STEM Profs’ Views on Intelligence May Affect Student Outcomes (https://www.the-scientist.com/news-opinion/stem-profs-views-on-intelligence-may-affect-student-outcomes-65483). Le sujet a de quoi surprendre mais aussi de quoi inquiéter ! L’enseignant convaincu de la non dynamique de l’intelligence de ses élèves lorsque ceux-ci appartiennent à une catégorie défavorisée obtient de plus mauvais résultats que ceux d’un enseignant convaincu du contraire. Serait-il donc possible d’influer sur l’inné en insufflant à l’acquis une dynamique qui le rendrait capable de surmonter le premier. Aurait-on mis le doigt sur un nouvel élément battant en brèche l’idée selon laquelle puisque “l’intelligence” serait fixée à la naissance il n’est nul besoin d’apprentissage pas plus que d’éducation. C’est totalement ignorer l’actualité des recherches en neuro science éducative qui se développent depuis déjà plusieurs années et qui constitue une des branches du domaine de la cognition. A l’heure où la lutte contre le “décrochage scolaire” est un enjeu sociétal il serait bon (indispensable) que les enseignants soient les premières cibles de ces résultats pour rappeler que si l’inné existe l’acquis ne peut être négligé !

Ce qu’il fallait démontrer !

mercredi, novembre 15th, 2017

On est jamais trop nombreux quand on veut répondre à  cette vaste question  “Sur quelle base repose la croyance ?” C’est celle que s’est posée une équipe multidisciplinaire, mais néanmoins préférentiellement centrée sur la psychologie et le comportement (Supernatural Belief Is Not Modulated by Intuitive Thinking Style or Cognitive Inhibition, https://www.nature.com/articles/s41598-017-14090-9). Pourtant  il ne s’agit que l’une des questions, parmi tant d’autres, que soulève le concept de croyance, et on pourrait plutôt avoir envie de poser la question du pourquoi. Et ce d’autant plus qu’il est difficile de voir une application possible aux résultats de cette recherche à moins que d’en faire part au Big Brother cher à Orwell. Quoiqu’il en soit, faut-il se réjouir premièrement d’avoir essayé de “prouver scientifiquement” que la croyance n’est pas le fait de l’intuition/le cœur, comme on aurait peut-être envie de le penser, et deuxièmement d’avoir essayé, pour étayer la discussion, d’utiliser la neuro imagerie. Il est vrai que les résultats obtenus à partir de tests cognitifs peuvent sembler ne pas avoir la même rigueur que ceux obtenus à partir d’enregistrements électro-encéphalographiques couplés à un examen du gyrus frontal inférieur, siège de l’inhibition cognitive (?). Une étude comportementale devrait pourtant démontrer l’impact du vocabulaire utilisé, dans cette appréciation, entre tests psychologiques et électrodes/imagerie. Pour finir on retiendra en premier lieu une conclusion ouverte satisfaisante puisqu’il serait “prématuré” de conclure en choisissant la raison contre le cœur ! en second lieu que  les athées seraient plus intelligents que les individus religieux aux États Unis, ce qui demande encore une vérification ! et en troisième lieu que l’environnement pourrait également avoir son rôle à jouer, vraisemblable ! Un article pour rien ? Non, puisqu’il a ouvert une discussion à laquelle chacun peut participer comme en particulier Nathan Cofnas, auteur d’un ouvrage centré sur  The Coevolution of Religious and Moral Doctrine, in Reptiles with a conscience (2012). Mais s’il fallait aborder ce problème d’une façon un peu plus sérieuse on pourrait aussi discuter de l‘inné et de l’acquis !

 

 

Platon/Aristote : une actualité qui ne se dément pas

dimanche, mars 19th, 2017

Une étude récente pourrait permettre de se ré approprier “scientifiquement” le dialogue, en fait jamais totalement interrompu, entre Platon et Aristote : celui qui part des Idées, celui qui part du Sensible. De cette “opposition” ancienne naquit, pour le plus grand intérêt de tous et de chacun, un premier texte du second à l’encontre du premier, la Métaphysique ainsi qu’un domaine inépuisable de thèses.  Celles-ci étant innombrables démontrent par elles-mêmes qu’elles ne sont pas en mesure d’apporter de solution au problème. Mais si la quête n’est pas close et sans avoir mis la main sur la solution, il se pourrait que cette dernière accepte de se laisser mieux cerner. Ainsi faut-il prendre cette étude portant sur la musique Musical Tastes: Nature or Nurture? (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/48521/title/Musical-Tastes–Nature-or-Nurture-/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=44324353&_hsenc=p2ANqtz-8keKGIZ_o0AcOhJM54Sv9yqWmR6ZFq1nXpsNBJUBXPRgFd1xSOXL2E66Cy5R2kuFXizUZXZ6E8j6UXBTvrHAWER6YP2Q&_hsmi=44324353/). Il y est question d’innéité et d’acquis à propos de dissonance et d’harmonie au sein d’un peuple choisi pour son éloignement du monde de la musicalité reconnue par la plus part. Si l’étude comporte des biais et demande à être complétée, son intérêt est entier en ce qui concerne la possibilité d’apporter des arguments au questionnement proposé en donnant l’occasion de relire les anciens. Et l’on trouvera un complément en ajoutant à l’acquis de la culture une pincée de biologie avec un second article  Understanding the Roots of Human Musicality (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/48593/title/Understanding-the-Roots-of-Human-Musicality/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=43637124&_hsenc=p2ANqtz-8ljUxXLxB0DoiM7o_Ak_h9At1vgWfaj-wWTxpleEs7g1tleRLfJIgrVtvn7wxruc9QHz-6yUU8l6dYYi4uiDcUpnWX6w&_hsmi=43637124). On verra plus tard ce qu’il en est du monde animal !