Posts Tagged ‘arachnide’

Mon petit doigt m’a dit !

samedi, octobre 31st, 2020
Vive la dissidence dans l'art! | Le Devoir

Un polytechnicien attrape une puce. Il la pose sur la table en lui disant : « saute ». La puce saute. Il la rattrape et vérifie plusieurs fois la reproductibilité de son expérience. Puis, il lui coupe les pattes et la pose a nouveau sur la table en lui disant : « saute ». La puce ne saute pas. Il sort son carnet et écrit : “Quand on coupe les pattes à une puce , la puce devient sourde “. Si l’expérience semble bien menée, le résultat en est pourtant parfaitement loufoque puisqu’il établit une relation de cause à effet entre la disparition des pattes et la perception auditive : pour note, c’est ce qui caractériserait le raisonnement abscons des polytechniciens ! POURTANT des études récentes montrent que l’on obtiendrait des résultats identiques à ceux de cet  insecte ptérygote holométabole si on réalisait une expérience identique chez des Araneae de la classe des Arachnides (This Ogre-Faced Spider Can Hear Prey Through Its Legs). En réalité, que les défenseurs des animaux ne s’émeuvent pas : aucun expérimentateur n’acceptera d’arracher les pattes d’une araignée même s’il s’agit de “l’araignée à face d’ogre”. En réalité le sujet abordé est loin d’être une plaisanterie : il y est question d’organe métatarsien, de trichobothria, de fréquences perçues, hautes et basses. Mais on serait pourtant tenté de dire qu’il s’agit surtout d’une question primordiale d’éthologie : l’araignée et son environnement ? En d’autres termes, ses perceptions sensorielles appartiennent-elles à des domaines différents ou bien s’inscrivent-elles dans un continuum de perceptions ? Si tel est le cas, l’homme est-il capable d’appréhender cette physiologie sensorielle exceptionnelle et il y a-t-il matière à réflexion ?

On n’arrête pas le progrès

mercredi, juillet 1st, 2020
Rang Taxonomique | Activités de Classification Taxonomique

On ne peut nier que les premières représentations animalières ne datent pas d’hier puisque les plus anciennes de celles qui ornent les parois de quelques célèbres cavernes datent probablement du paléolithique supérieur. Au cours des siècles les représentations se sont succédé empruntant différents domaines artistiques Il n’y a pas, il ne peut pas y avoir d’identité parfaite entre l’image et le modèle chez Platon, sinon on ne pourrait pas distinguer l’oeuvre de son modèle. Si l’on excepte le rôle des Propénides dans l’interpétation symbolique de la statue de Pygmalion, la possibilité d’une représentation parfaite existerait néanmoins. Depuis l’avènement de la photographie puis du film ce problème n’est plus à l’ordre du jour : la photographie animalière vivante date de 1870 (problème de temps de pose) et le premier film animalier probablement de 1927/1928. Il s’agissait d’un documentaire de Jean Painlevé, fils du célèbre mathématisien) sur la pieuvre ; depuis les concours de photos animalières se succèdent dans tous les domaines. Le monde des arachnides étant d’une richesse incomparable il n’est pas presque pas d’année pour qu’un nouveau représentant ne trouve sa place dans le monde du vivant. Une fois découvert, reste son baptème. C’est Linné au XVIII° siècle qui inventa la nomenclature binominale basée sur le genre et l’épithète spécifique. Il fallut environ un siècle pour que cette méthode s’impose. A l’évidence la temporalité a dû changer puisque une nouvelle araignée s’est vue affublée du nom de Loureedia phoenixi (Scientists discover spider wearing ‘Joker’ makeup, name it after Joaquin Phoenix) en référence à l’acteur Joaquin Phoenix incarnant le Joker dans le Batman, de 2019 !