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Qui sera le premier ou la première ?

mercredi, mars 8th, 2017

Dans la série ” C’est moi qui serai le premier” voici une première : Meet the First Artificial Embryo Made From Stem Cells (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/48719/title/Meet-the-First-Artificial-Embryo-Made-From-Stem-Cells/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=43800380&_hsenc=p2ANqtz-8Pt-o19WYyYi3E4NqASAmzbIePQ6QwkMMz-iYGm3dXmMIl_ySL550gsSC_ahuNE3WVBAhf5izgjQtnwyxS2X7cbB-uhQ&_hsmi=43800380) ! Que de questions posées par cet article tant dans son écriture que par son contenu. Tout d’abord la durée de vie de cet organisme reste peu précise : la photo proposée serait celle d’un embryon de quarante huit heures mais a-t-il survécu au delà, les auteurs n’en font pas état. Mais surtout, dans la mesure où cette réussite rendrait possible une expérimentation identique avec des cellules humaines, c’est la technicité même et ses implications éthiques qu’il est impératif de prendre en compte. Dans cette démarche on ne peut que constater avec Heidegger que la volonté de puissance de l’homme sur la nature atteint des sommets, de telle sorte que le dévoiement de la nature signe en réalité en ce qui concerne l’homme, non pas sa suprématie mais sa dépossession totale, sa soumission à une nature mise en demeure (“commise”) qui en retour lui retire sa qualité intrinsèque, celle de son humanité. Il est pourtant un argument largement repris, celui du but utilitaire de toutes ses manipulations envers celui qui est à la fois sujet et objet, l’homme, proposant in fine ce débat traditionnel et ho combien machiavélique de morale philosophique à propos de  la fin et les moyens !

Jamais assez de mots pour le dire !

vendredi, avril 3rd, 2015

eadeBeaucoup à lire, beaucoup à apprendre et beaucoup à réfléchir, c’est ce à quoi invitent les articles cités ci après (My Mighty Mouse, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/42470/title/My-Mighty-Mouse/, Resisting Cancer, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/42469/title/Resisting-Cancer/, From Many, One, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/42476/title/From-Many–One/,Change the cancer conversation, http://www.nature.com/news/change-the-cancer-conversation-1.17236?WT.ec_id=NATURE-20150402, Opinion: Upgrading Cancer Prevention, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42582/title/Opinion–Upgrading-Cancer-Prevention/). Que l’on ait enfin admis que le terme de cancer était polysémique, que l’on ait enfin reconnu que les réponses différaient d’un individu à l’autre,  que l’on se mette d’accord sur l’accent à mettre sur les recherches étiologiques se réfèrent presque à un “bon sens médical”, peut-être pas si bien partagé que l’on pourrait le croire. Par contre saisir que la personnalisation de la thérapeutique représente un axe de recherche est une voie plus récente  et c’est ce qu’explore le premier article et c’est là qu’intervient une nouvelle reflexion pas tant sur le but qui est la suite logique des options précédentes mais qui porte plus sur le moyen utilisé. En faisant abstraction des problèmes techniques, deux volets sont à considérer : le premier concerne la façon de faire : greffer chez un être vivant (la souris) des cellules tumorales humaines pour faire mieux que la boite de Pétri. Le second qui pointe du doigt le coût économique de cette approche, soulignant ipso facto l’impossibilité d’offrir cette  opportunité à tous, d’où ce que l’on nomme une perte de chance pour le malade. La technique n’est peut-être pas encore fiable, robuste, et reproductible  mais l’améliorer c’est aussi la rendre accessible parce que meilleur marché. Toutes ses améliorations acquises emporteront alors l’adhésion des derniers septiques.

Il vaudrait mieux penser à tout !

mardi, décembre 2nd, 2014

524ad51eddc18Ce n’est pas parce que c ‘est plus  facile  d’utiliser un petit animal de laboratoire, telle la souris, qu’il faut oublier un minimum de précautions. Au fil des expérimentations, des années et des techniques il est devenu évident que le stress faisait partie intégrante du ressenti de l’animal. On en conviendra facilement, l’environnement laboratoire ne constitue pas plus pour l’animal que pour l’homme un cocon de douceur et d’affection. Sans vouloir faire preuve d’une tendresse excessive il n’est pas anodin d’agir envers l’animal selon des règles de bonne conduite. Si les défenseurs des animaux ont établi une charte en ce sens, si l’Assemblée a adopté (octobre 2014)  une disposition qui reconnaît aux animaux la qualité symbolique «d’êtres vivants doués de sensibilité», il existe aussi une façon à la fois plus pragmatique et plus hypocrite de s’intéresser à ce problème. Ne pas tenir compte de ces recommandations, peut provoquer des erreurs dans les résultats obtenus (Mouse Traps, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41269/title/Mouse-Traps/) ! Enfer et damnation, un article pourrait se voir refuser la publication pour cause de faux résultats à mettre sur le compte du comportement de l’expérimentateur et non sur la conduite de son protocole ! Mieux vaut donc prendre en considération ces petits compagnons de recherche car l’impact est lourd de conséquences d’autant que les facteurs à prendre en ligne de compte sont nombreux. Ainsi a-t-il été édité un  ensemble de recommandations sous le titre de The ARRIVE  (Guidelines  Animal Research: Reporting of In Vivo Experiments, 20-item checklist) qu’il serait bon que chaque expérimentateur garde en mémoire pour l’appliquer. Il ne faut surtout pas croire que l’étude comportementale de la souris soit beaucoup plus simple que celle de l’homme !