Posts Tagged ‘homo sapiens’

Attention, danger !

dimanche, octobre 18th, 2020
La lignée humaine

On ne le dira jamais assez, mais l’homme se doit de faire très attention aux conditions climatiques ! Il se pourrait bien que ce concept de “collapsologie”, n’en déplaise au néologisme, ne date pas de 2015 ! L’extinction des espèces Homo ayant précédé chronologiquement l’Homo sapiens, seul représentant actuel du genre, est probablement selon les résultats les plus récents, le fruit de refroidissements climatiques successifs (Climate Change Helped Drive Homo sapiens’ Cousins Extinct: Study). Cette redoutable participation des conditions climatiques interroge et “inquiète” sur le devenir de l’espèce humaine dans un environnement qui lui, se réchauffe. L’Homo a induit le réchauffement climatique depuis qu’il arpente la terre, et la découverte de la machine à vapeur a été considérée comme un point hypothétique de non retour absolu. Un tel réchauffement climatique, depuis cette époque, a conduit à qualifier d’anthropocène ce nouvel espace temps de l’holocène, pour bien insister sur le rôle prééminent de l’homme dans cette détérioration. Les résultats ne sont certainement pas fiables à 100% mais ils tendraient néanmoins à pointer du doigt une interrogation en ce qui concerne les capacités cognitives des espèces. Attention, danger, ce n’est pas parce que l’on est plus intelligent que l’on a plus de chance de traverser les époques pour arriver à bon port !

La querelle des anciens et des modernes

lundi, mai 15th, 2017

L’homo sapiens et l’homo naledi auraient-ils entretenu des relations privilégiées, c’est une question d’actualité (Homo naledi Likely Roamed Earth with H. sapiens, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/49392/title/Homo-naledi-Likely-Roamed-Earth-with-H–sapiens/, Small-brained early human lived more recently than expected, http://www.nature.com/news/small-brained-early-human-lived-more-recently-than-expected-1.21961). La question n’est évidement pas innocente, elle est même d’importance par les champs de réflexion qu’elle ouvre. Premièrement la possibilité d’une coexistence en Afrique de deux espèces du genre homo il y a trois cent mille ans entrainant de fait un rajeunissement d’au moins six cent mille ans  pour l’homo naledi. C’est ce rajeunissement exceptionnel reposant en grande partie sur la difficulté inhérente à la datation des fossiles qui introduit une suite au moins aussi importante que l’étonnement d’une rencontre improbable. On sait que la datation, étape indispensable, peut être relative ou absolue. Elle ne repose que pour partie sur l’utilisation du C14 celui ci détruisant les échantillons étudiés. Aussi recherche-t-on des techniques de préservation comme l’utilisation d’un gaz chargé électriquement, réalisant une oxydation de la surface de l’objet, la  résonance de spin électronique (RSE), les mesures paléomagnétiques , enfin l’extraction d’ADN. Malheureusement ces trois méthodes se sont révélées inapplicables dans le cas de l’homo nadeli pour des raisons pratiques d’où cette valse hésitation. (Pourquoi les fossiles d’Homo naledi ne sont pas datés ? http://www.hominides.com/html/actualites/homo-naledi-datation-0960.php). C’est parce que l’homme a conscience de sa finitude qu’il juge légitime de chercher à connaître son âge et sa filiation. Pour ce faire la technique lui est indispensable et si l’insuffisance de cette dernière est d’abord source d’erreur, elle se meut secondairement en un moteur intraitable, véritable Moloch  qui commet l’humanité à une poursuite infernale !