Posts Tagged ‘médecine’

Une aide inattendue ?

mercredi, mars 13th, 2019

Savoir de quoi on parle devrait être une des conditions à tout le moins nécessaire à la rédaction d’un article surtout quand celui-ci aborde le sujet en vogue. Immédiatement on aurait tendance à en citer deux : Intelligence Artificielle(IA) et Ecologie. C’est du premier dont il s’agit dans un domaine où cette nouvelle application technologique pose question à savoir : IA et médecine (Deep Medicine: How Artificial Intelligence Can Make Healthcare Human Again,(https://www.nature.com/articles/d41586-019-00708-7?utm_source=Nature+Briefing&utm_campaign=e98d492f38-briefing-dy-20190311&utm_medium=email&utm_term=0_c9dfd39373-e98d492f38-43241421). Le sujet est d’envergure, mais c’est l’interface homme/homme qui est explorée et non pas celui auquel on aurait tendance à s’attendre machine/homme. La surprise vient de ce que contrairement à l’idée reçue, l’IA pourrait être un outil d’amélioration des relations humaines à savoir malade/médecin. L’auteur du livre analysé est Eric Topol, cardiologue, généticien et chercheur en médecine numérique. Iconoclaste est le titre d’un livre qui veut démontrer des bienfaits inattendus, décriés voire honnis qui pourraient exister grâce à une machine entre le médecin et son malade conduisant à un nouveau monde que l’actualité aurait tendance à qualifier de monde à l’envers ! Doit-on dire que cette vision est illusoire, même utopique ? La réponse est, Non, car ce serait imaginer que l’homme ne serait plus à même de tenir et de tirer les rênes de ses machines. L’humanité dépassée par sa création n’est pas un futur envisageable !

Bibliothèque et Méga données

jeudi, décembre 1st, 2016

big-data-marketing-2Qu’est-ce qui fondamentalement différencie bibliothèque et méga données (http://www.lebigdata.fr/definition-big-data) ? RIEN ? Devoir conserver et pouvoir consulter des informations qui ont été ordonnées pour être facilement accessibles est une définition qui pourrait convenir aussi bien à l’une qu’aux autres. Si parmi les bibliothèques la plus célèbre reste celle d’Alexandrie, au fur et à mesure où ces lieux se sont multipliés se sont posées plusieurs questions inhérentes au concept même, parmi les quelles et en premier lieu la conservation des données puis dans un deuxième temps celui de leur classement. Pour répondre à la première on n’a toujours pas trouvé mieux que la copie qui ne s’est modifiée que du fait de nouveaux supports. Quant au classement on peut dire qu’il n’est plus vraiment d’actualité dans la mesure où c’est l’accessibilité qui est en première ligne. Ces méga données font énormément parler d’elles que ce soit en bien tout autant qu’en mal selon que  l’on considère  trois critères : quantité, vélocité, variété ou quatre quand on leur ajoute, la valeur (The power of big data must be harnessed for medical progress, http://www.nature.com/news/the-power-of-big-data-must-be-harnessed-for-medical-progress-1.21026?WT.ec_id=NATURE-20161124&spMailingID=52835365&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1047036490&spReportId=MTA0NzAzNjQ5MAS2). Car tout dépend de l’usage que l’on veut en faire et la médecine n’est pas le dernier des domaines intéressés.  La question principale est alors que veut-on faire de ces informations : quelle en est la finalité ? Car un des défis à relever concerne cet ensemble dynamique constitué de la masse toujours incrémentée  des informations et de leur pertinence qui elle même ne peut être définie que par la connaissance du but. A ce propos il ne faut pas négliger la possibilité d’une pertinence inscrite dans le futur… Et comme il est peu vraisemblable que l’on s’accorde sur l’unicité d’un but il est normal que l’accord ne puisse se faire sur les bienfaits réels ou les méfaits tout aussi réels de ces méga données. Et pourtant quel est celui qui imaginerait sereinement laisser un tel terrain en friche ! Comme pour une aventure spatiale, facteurs, acteurs et buts sont à définir avec méticulosité avant de lancer l’opération  “appropriation des connaissances” !

Une histoire pas si brêve !

mercredi, décembre 9th, 2015

gorilla inspecting human brainA paraître sous l’égide de l’American Cancer Society un numéro virtuel spécial intitulé “A NOTE FROM HISTORY:
LANDMARKS IN HISTORY OF CANCER”  dans la revue CANCER qualifiée de plus ancienne sur ce sujet. Six parties sont prévues reprenant des publications depuis 2010 jusqu’à la plus récente en 2015 ( Part 1, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.25553/pdf, Part 2,http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.25825/pdf, Part 3,  http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.26320/pdf, Part4, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.27509/pdf, part 5, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.27889/pdf, Part 6, http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/cncr.28319/pdf, Part 7, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25873516) . De 3000 av JC à 2000 ap JC, prennent place cinq mille ans d’histoire du processus cancéreux tant du point de vue clinique (diagnostic et étiologie) que thérapeutique. S’il est difficile de résumer chacun des articles, ce qui néanmoins est intéressant, c’est de suivre la progression des thématiques en ayant la curiosité d’établir un parallèle avec l’évolution de la technicité en général. La reconnaissance du “crabe” est ancienne comme en attestent le papyrus Edwin Smith (3000 ans avJC) tout autant que le papyrus d’Ebers pus récent (1500 ans avJC). Sans trace écrite mais néamoins certifié, le processus existait déjà chez l’animal quand l’homme n’était pas encore de ce monde. Au commencement, on ne sait pas grand chose, le sensible prévaut. L’observation directe est là pour décrire des anomalies de volume et de développement quelle que soit la topographie : on ouvre les cadavres depuis bien longtemps ! Il est tout aussi évident que la première des attitudes est d’enlever cette anomalie, d’où une chirurgie carcinologique très ancienne. Au fur et à mesure où l’observation change d’échelle en fonction des acquisitions techniques, on passe de la macroscopie à la microscopie, car la cellule change le point de vue de l’observateur. Aujourd’hui, la biologie moléculaire semble ne plus avoir de limites ! S’il semble bien que la technique soit devenu le bras armé du sensible, les questions sont restées les mêmes : pourquoi, comment. Est-ce une raison pour dire que l’art a été remplacé par la technique (ars vs tekhné), idée soulevée dans la conclusion de la dernière partie ( In conclusion, the 25 years from 1970 and 1995 are the high-water mark in clinical oncology, and this is the period when oncology turned from art to science) ? C’est adopter l’ambiguïté de ces deux termes. Joints à l’origine par l’identité de leur signification, l’ars latin et la tekhné grecque se sont progressivement éloignés l’un de l’autre et la technique moderne qui provient du second n’est plus ni l’un ni l’autre. Mieux vaudrait suivre Aristote pour lequel l’art est plus expérience de l’individuel, la tekhné plus affaire du général tandis que la sophia est la  science qui s’intéresse aux principes et causes premiers. Mais restent et resteront toujours les “pourquoi” et les “comment” !