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Bibliothèque et Méga données

jeudi, décembre 1st, 2016

big-data-marketing-2Qu’est-ce qui fondamentalement différencie bibliothèque et méga données (http://www.lebigdata.fr/definition-big-data) ? RIEN ? Devoir conserver et pouvoir consulter des informations qui ont été ordonnées pour être facilement accessibles est une définition qui pourrait convenir aussi bien à l’une qu’aux autres. Si parmi les bibliothèques la plus célèbre reste celle d’Alexandrie, au fur et à mesure où ces lieux se sont multipliés se sont posées plusieurs questions inhérentes au concept même, parmi les quelles et en premier lieu la conservation des données puis dans un deuxième temps celui de leur classement. Pour répondre à la première on n’a toujours pas trouvé mieux que la copie qui ne s’est modifiée que du fait de nouveaux supports. Quant au classement on peut dire qu’il n’est plus vraiment d’actualité dans la mesure où c’est l’accessibilité qui est en première ligne. Ces méga données font énormément parler d’elles que ce soit en bien tout autant qu’en mal selon que  l’on considère  trois critères : quantité, vélocité, variété ou quatre quand on leur ajoute, la valeur (The power of big data must be harnessed for medical progress, http://www.nature.com/news/the-power-of-big-data-must-be-harnessed-for-medical-progress-1.21026?WT.ec_id=NATURE-20161124&spMailingID=52835365&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1047036490&spReportId=MTA0NzAzNjQ5MAS2). Car tout dépend de l’usage que l’on veut en faire et la médecine n’est pas le dernier des domaines intéressés.  La question principale est alors que veut-on faire de ces informations : quelle en est la finalité ? Car un des défis à relever concerne cet ensemble dynamique constitué de la masse toujours incrémentée  des informations et de leur pertinence qui elle même ne peut être définie que par la connaissance du but. A ce propos il ne faut pas négliger la possibilité d’une pertinence inscrite dans le futur… Et comme il est peu vraisemblable que l’on s’accorde sur l’unicité d’un but il est normal que l’accord ne puisse se faire sur les bienfaits réels ou les méfaits tout aussi réels de ces méga données. Et pourtant quel est celui qui imaginerait sereinement laisser un tel terrain en friche ! Comme pour une aventure spatiale, facteurs, acteurs et buts sont à définir avec méticulosité avant de lancer l’opération  “appropriation des connaissances” !

L’orchestre

mercredi, novembre 19th, 2014

hubert_amour_pq400L’orchestre, c’est à la fois un sujet- complet , un tout supérieur à la somme des individualités le constituant, c’est aussi un objet-complet qui  demande que soit ajouter à l’étude de chacun de ses constituants, le résultat de leur action commune. Ainsi en et-il du cerveau pour lequel ses observateurs zélés n’ont pas fini de démêler les tenants et les aboutissants et pour lequel il n’est pas mauvais que ceux qui s’en occupent aient plus d’une corde à leur arc. Aussi n’est-il pas préjudiciable qu’un maitre d’œuvre soit en possession de plusieurs approches . C’est ce qui semble être le cas de Marcus Raichle  auquel se réfère l’article Brains in Action (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41272/title/Brains-in-Action/). Au vu et au su de son curriculum vitae (http://www.nil.wustl.edu/labs/raichle/) force est de constater qu’il pourrait être capable à lui tout seul sinon de mettre en œuvre tout au moins de coordonner plusieurs techniques d’étude de ce qui, chez le vivant,  reste en grande partie inconnu. Il est certain que tout objet technique, tout outil  lorsqu’il est bien compris permet de dégager des principes généraux qui deviennent de ce fait applicables dans des domaines autres que celui auquel le dit objet avait été préalablement destiné. Est-ce un dévoiement, certes non. Dans la mesure où la main est le prolongement qu’utilise l’homme dans la nature , l’outil prolonge la dite main et de ce fait ne peut se restreindre à une seule action. On construit un outil dans un but précis, puis on s’aperçoit qu’il peut être dirigé vers un autre but et un outil est remplacé par l‘outil. L’imagination est indispensable puisqu’elle permet à l’utilisateur de se projeter  dans une autre dimension, par un processus d’anticipation fondateur. Le savant Cosinus, Géo Trouvetou et Mac Gyver  savaient tout faire avec n’importe quoi ! !