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Qu’en penserait Isaac Asimov ?

jeudi, mai 30th, 2024

Voici les lois de la robotique parues en 1942 “Première Loi : un robot ne peut nuire à un être humain ni laisser sans assistance un être humain en danger. Deuxième Loi : un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par les êtres humains, sauf quand ces ordres sont incompatibles avec la Première Loi. Troisième Loi : un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’est pas incompatible avec la Première ou la Deuxième Loi.” Quatre vingt deux ans plus tard, deux articles invitent à se pencher sur la robotique du XXIème siècle. Car un des problèmes majeur est celui qui concerne la “confiance” que l’on peut ou non accorder, que l’on est en droit on non d’accorder à cette entité. La réponse pourrait sembler loin rien moins que simple à la lecture de ces deux articles parus presque simultanément : ‘Master of deception’: Current AI models already have the capacity to expertly manipulate and deceive humans, mais aussi, The AI revolution is coming to robots. Le premier présente des systèmes d’IA passés maitre dans la l’art de la tromperie, et ce même au niveau de jeux de société, ce qui laisse présager une incontestable capacité de nuisance. Le second au contraire insiste sur le versant positif de l’IA insufflée dans la robotique qui semble alors plus proche de celle conçue par Isaac Asimov. Néanmoins pour se faire une opinion, il ne devrait pourtant pas être impossible de se référer à la remarque selon laquelle “Ce que l’avenir nous réserve dépend de qui vous le demandez“. En effet l’IA (le robot) n’est pas moteur premier non mu tel que professé par Aristote mais but de la technique humaine telle que conçue par Heidegger.

Est-il déjà trop tard ?

dimanche, mai 1st, 2016

imagesL’intelligence artificielle, dite aussi (pour les initiés) AI (en anglais, bien sûr !) également titre éponyme d’un film de Steven Spielberg vieux déjà de 15 ans, compte parmi l’un des nouveaux croque-mitaines en charge de faire frémir au moins une partie de la société. Depuis l’utilisation des pointes taillées, l’homme ne semble avoir parmi ses besoins immédiats que l’envie de soulager sa peine quand pour certains il ne serait sur terre que pour y travailler “à la sueur de son front”. Ainsi le progrès a-t-il  au minimum comme but de soulager, d’améliorer les conditions de vie de la société humaine. Si l’idéologie du progrès de nature scientiste, héritée du XIX° siècle réussit à imposer cette idée majeure selon laquelle le salut réside dans la maitrise totale du future, le XXI° siècle a lui inventé l’heuristique de la peur selon laquelle, après H. Jonas, les avancées technologiques induisent sur la nature des bouleversements inexistants jusqu’alors, qui mettent en péril l’humanité elle-même d’où l’émergence du principe de responsabilité. Le robot qui n’était jusqu’à récemment que science fiction, s’est installé dans les chaines de montage et ce n’est pas le Charlot des temps modernes qui s’en serait plaint ! Néanmoins le temps est certainement venu de faire la part du vrai et du faux dans ce nouvel épouvantail à moineaux. Ce qui ne pourra être fait que dans la mesure où d’une part ses bienfaits non seulement seront supérieurs à ses méfaits mais aussi d’autre part où ses bienfaits profiteront à l’ensemble de la société. En médecine il existe déjà des applications telles qu’il ne viendrait (plus) à l’idée de personne de les rejeter. Mais il existe au moins deux domaines où cette intrusion non contrôlée peut être imaginée comme plus redoutable pour la société : le remplacement et le contrôle de l’homme par la machine. C’est alors que pour éviter un post modernisme où se fragmentent société et individu, il est urgent de pouvoir et savoir anticiper  (Anticipating artificial intelligence! http://www.nature.com/news/anticipating-artificial-intelligence-1.19825?WT.ec_id=NATURE-20160428&spMailingID=51249830&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=903461217&spReportId=OTAzNDYxMjE3S0). Pour contrer le luddisme, ce conflit industriel violent né de la révolution industrielle qui bouleversa l’Angleterre du début du XX° siècle, pourquoi ne pas utiliser le programme informatique AlphaGo. S’il a finalement triomphé de son compétiteur humain il saura anticiper son implication dans la société de ceux qui l’ont créé.