S’en réjouir ou le déplorer, la question a-t-elle un sens quand la réponse s’appuie sur la science comme par exemple la biologie. Ainsi en est-il, quoiqu’on en dise, de l’existence de seulement deux sexes, mâle et femelle, comme en témoignent les chromosomes sexuels. Il est vrai que d’autres possibilités existent, mais elles sont rares et résultent d’anomalies. Deux conduites humaines opposées, l’altruisme et l’égoïsme, ont donné lieu à de nombreuses affirmations antinomiques comme celles défendues par Plaute et Sénèque par exemple. Des études récentes plus « scientifiques » viennent de se pencher sur le sujet qui tendraient à prouver que altruisme et individualisme sont intimement liés, telles les deux faces d’une même pièce, l’un n’allant pas sans l’autre et inversement (The brain clocks sickness from a mile off ). Les connections entre le système nerveux et le système immunitaire sont suspectées depuis la théorie transactionnelle du stress et de l’adaptation selon Lazarus & Folkman en 1984. On sait aujourd’hui que « Le système nerveux est effectivement capable de suivre l’activité du système immunitaire, par l’intermédiaire des cytokines inflammatoires libérées par les cellules de l’immunité innée et agissant sur le cerveau par l’intermédiaire des nerfs afférents« . Mais l’article suscité va plus loin que cette auto boucle : il démontre le rôle que peut avoir un facteur externe même s’il ne s’agit que de l’image virtuelle d’une affection bactérienne (comme une maladie infectieuse) « Lorsque les gens regardaient des avatars virtuels avec de la toux ou des éruptions cutanées, leur cerveau déclenchait une réponse immunitaire« . Cette réponse peut être assimilée à la perception d’un risque tel qu’il induit une réponse appropriée, mais qui précède la réalité ! Si cette capacité peut être utilisée dans le domaine de la protection vaccinale, il se pourrait qu’il s’agisse d’un facteur ayant son rôle dans la conduite humaine, elle qui oscille depuis toujours entre altruisme et égoïsme sans pouvoir se décider !
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Deux faces d’une même pièce !
jeudi, août 7th, 2025Des horloges à ne pas savoir qu’en faire !
mardi, juillet 27th, 2021Encore une ! Pourra-t-on jamais connaître le nombre des horloges qui règlent la vie de l’homme ? Quoiqu’il en soit, voici la toute dernière en date : l’horloge de l’inflammation. Horloge ou horodateur, son propriétaire n’a pourtant pas la possibilité d’y remettre une pièce pour modifier les règles en vigueur. Par contre celui qui sait la lire pourrait prévenir le dit propriétaire du temps qui s’affiche ! En fait ce n’est pas exactement ce à quoi il faut s’attendre, mais en raisonnant simplement, voici ce que l’on pourrait proposer (‘Inflammation clock’ shows immune age). Les processus inflammatoires peuvent être aigus ou chroniques et ces derniers jouent un rôle important dans la genèse des maladies cardio vasculaires, neurodégénératives, néoplasiques. Le système immunitaire étant largement partie prenante dans la résolution des dits processus inflammatoires son inefficacité signe le début de la fin. D’où la solution suivante : avoir connaissance de l’état de vétusté du système protecteur pour pouvoir y pallier. En d’autres termes savoir quand procéder au contrôle technique en voyant s’afficher au compteur le taux de cytokine, CXCL9. Après quoi il n’y aura plus qu’à jouer sur le gène qui la code ! Facile …. et efficace pour une agréable vieillesse en bonne santé !
La naturopathie, le normal et le pathologique
mercredi, juillet 13th, 2016
Naturopathie, définition : médecine non conventionnelle qui vise à équilibrer le fonctionnement de l’organisme par des moyens jugés « naturels ». Cette médecine dite aujourd’hui non conventionnelle répond en fait à des méthodes anciennes (pas toujours inefficaces) mais qui, pour la majorité d’entre elles, n’ont pas été validées scientifiquement. En réalité, elles ciblent plus un bon fonctionnement de l’organisme, et se situent plutôt dans le cadre de la normalité que dans celui du pathologique dans la mesure où il s’agit en réalité d’une méthode qui doit être comprise comme préventive. Pourtant aujourd’hui on pourrait se poser la question de savoir comment appeler un traitement qui utilise des populations cellulaires normalement présentes au sein de l’organisme (Immune Cell–Stem Cell Cooperation, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46377/title/Immune-Cell-Stem-Cell-Cooperation/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=31443693&_hsenc=p2ANqtz-8Pq2iDILvU8bwwzUND4CNd9ielU9ID6ErhsqQdEd9PaXA2X3g1sMQY8YDdwHEAImAj7nd_SjreKLoQSkiAaXP0upWFbQ&_hsmi=31443693). Dans cette étude, pas autre chose qu’une coopération cellulaire spécifique entre deux vedettes : les cellules souches, que l’on aurait tendance à mettre à toutes les sauces et les cellules du système immunitaire qui ne sont pas en reste. A elles deux, ces populations représentent deux mondes dont l’exploration, loin d’être aboutie, a encore de beaux jours devant elle et ce d’autant plus que chacune d’entre elles sait bien ce que veut dire coopération. Ces coopérations d’abord simplement mises en évidence puis progressivement expliquées semblent, dans certains cas, outrepasser leurs devoirs en entretenant une prolifération qui s’avère redoutable pour l’organisme. Ainsi se mêlent le normal et le pathologique dans la mesure où la normalité (de la coopération cellulaire) met en place une chaîne de processus qui aboutit à une anormalité que l’on serait en droit de qualifier de normale ! Tout pense à croire que l’on pourrait éviter ce devenir, mais alors quel qualificatif conviendrait le mieux ? Il n’est même pas certain que Canguilhem puisse répondre à cette question !
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain …..
samedi, avril 12th, 2014
Conceptualisé dés 1882 par Metchnikoff à partir de ses observations sur les étoiles de mer, puis lui offrant en compagnie de Paul Ehrlich le prix Nobel de Physiologie ou médecine en 1908, « en reconnaissance de leurs travaux sur l’immunité », le système immunitaire n’a pas fini de faire parler de lui. C’est ce qui ressort de la lecture de l’article Deploying the Body’s Army (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/39511/title/Deploying-the-Body-s-Army/) qui offre une revue générale en insistant sur les applications thérapeutiques qui ont pu en être tirées, sans faire l’impasse sur l’avenir de la discipline. Plus ou moins complexe selon les espèces, spécifique ou non spécifique, son rôle est de reconnaître le soi du non soi, à condition de savoir définir avec exactitude le premier du second ? La première des questions à se poser pourrait concerner l’examen de ce que l’on nomme le soi, car ne faudrait-il pas faire une distinction entre un soi natif et un soi construit. Rapidement en fait le soi natif se transforme vers un premier construit résultat de la protection maternelle in utero à laquelle peut venir s’ajouter celle donnée par l’allaitement maternel. Puis, au fur et à mesure des rencontres avec le monde extérieur, la construction devient de plus en plus complexe, devenant dans le même temps de plus en plus efficace (normalement). Ne pourrait-on pas, en observant ce que devient ce système, être tenté d’accorder du crédit à la théorie selon laquelle l’existence précède l’essence ?

