Posts Tagged ‘transmissibilité’

“Si ce n’est toi, c’est donc ton frère …”

samedi, décembre 6th, 2014

droits-animal-lezard-doigt-543poAujourd’hui ce se serait tout autant “…. Car vous ne m’épargnez guère …” que “…  Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés …” Hommes et/ou bêtes dans une même galère, c’est ce dont traite  une courte revue (certainement incomplète),  A Race Against Extinction, (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/41532/title/A-Race-Against-Extinction/), que l’on pourrait également sous titrer par “Où l’on apprend que …”. Depuis longtemps l’homme sait qu’il doit se méfier de certains animaux porteurs de germes et virus pour lesquels il existe une transmission inter espèce. Le plus connu de tous, peut-être, le virus de la rage, maladie mortelle contre  laquelle Pasteur a totalement ignoré le principe de précaution….(” Mais je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…”) Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, si des espèces peuvent être en voie de disparition, elles ne sont pas les seules à être vectrice, l’homme est tout à fait apte à faire de même. Mais là aussi, il ne s’agit pas réellement d’une nouveauté. Il est pratiquement certain que l’homme en introduisant des germes pathogènes ignorés de certaines populations du continent américain a non seulement soumis mais aussi éliminé les populations indigènes. Entre l’homme et l’animal les liens tissés sont anciens, plus ou moins harmonieux selon les époques. Mais l’un ne va pas sans l’autre, et à celui qui est capable d’apporter des remèdes revient le devoir de protéger l’autre. Sans professer l’idée selon laquelle l’homme serait le seul vrai prédateur, il convient qu’il soit celui qui doit réparer parce qu’il sait le faire.

Transmissibilité

mardi, octobre 28th, 2014

carac_photo_1Si l’homme de la rue a pratiquement abandonné le concept de  l’anthropocentrisme, en même temps que celui du géocentrisme, après Copernic, et surtout Galilée, auquel on attribue le célèbre “E pur si muove “, il n’en reste pas moins vrai que l’on est en droit de se poser la question de savoir s’il a également abandonné le concept d’anthromorphisme quand on relève dans cet extrait de l’article : Quid d’une transmission par voie respiratoire et/ou aéroportée du virus ? ( http://www.jim.fr/medecin/actualites/evenements/e-docs/ebola_quid_d_une_transmission_par_voie_respiratoire_et_ou_aeroportee_du_virus__148235/document_actu_pro.phtml) “” Une grande majorité de spécialistes du virus Ebola considèrent cependant que la probabilité d’une mutation offrant au virus la possibilité de se transmettre par voie aérienne demeure extrêmement faible. Récemment, la revue Nature, sur la base de l’expertise de nombreux chercheurs estimait même une telle évolution « hautement improbable ». Principale raison : le virus Ebola ne nécessite pas un tel changement pour se montrer déjà fortement redoutable.“Sa méthode de transmission est déjà terriblement efficace » remarque ainsi William Schaffner, expert en maladies infectieuses à l’université de Vanderbilt qui remarque encore qu’aucune mutation aussi radicale n’a été observée jusqu’alors en virologie. Il ajoute que, jusqu’à aujourd’hui, l’hypothèse d’un tel mode de transmission n’a jamais eu besoin d’être invoquée pour expliquer certaines contaminations. « Tout ce qui se passe maintenant peut être facilement expliqué par des transmissions de personne à personne, via un contact corporel. Nous n’avons pas besoin d’évoquer quoi que ce soit d’autre », conclue le spécialiste “”. N’est-il pas impressionnant de lire encore aujourd’hui qu’un agent infectieux n’a pas besoin d’une mutation qui améliorerait son pouvoir délétère puisqu’il est déjà suffisamment redoutable pour l’homme tel qu’il est. On croit encore entendre ces anciens, pas si anciens en fait, qui affirmaient qu’un agent bactérien n’avait pas intérêt à détruire l’organisme dans lequel il s’était introduit puisque cela entraînerait de ce fait sa propre disparition ! Anthropomorphisme quand tu nous tiens !