Posts Tagged ‘incertitude’

Principe d’incertitude

jeudi, février 18th, 2016

IncertitudesQui parle principe d’incertitude  pense plus volontiers à Heisenberg (Principe d’indétermination, 1927) qu’à une incertitude concernant l’interprétation anthropomorphique de la sphère émotionnelle animale. Qualifié de principe d’incertitude en biologie (Opinion: On Animal Emotions, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/45330/title/Opinion–On-Animal-Emotions/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=26285056&_hsenc=p2ANqtz-8Afe_-Z1ZSg-hwwLFHOndgobeO67nBdaNnxUoq50RuPhIqGgfN6HShDfLIu_NO-5C_LdlblFSjrpU75BG4uIPQUqYvcA&_hsmi=26285058/) on imagine pourtant quelques différences avec le domaine auquel il se réfère à l’écoute de son énoncé simplifié : “il est impossible de connaitre simultanément la position exacte et la vitesse exacte d’une particule” (http://slymood.over-blog.com/article-le-principe-d-incertitude-d-heisenberg-pour-les-nuls-109645898.html). En réalité il s’agit plutôt d’une référence à E. Morin qui envisage, que le point de vue anthropologique pas plus que sociologique et noologique rationnel (cité in Le labyrinthe humain, essai de philosophie Culture, biologie et cognition, EME éditions 19/05/2015, Fabrice Garcia) ne donne les moyens de trancher entre erreur, illusion et vérité, d’où il devient licite de parler de principe d’incertitude qu’il faudra savoir affronter dés lors que l’éducation y aura préparé. La question est donc la suivante que savons-nous des émotions dans le domaine animal à partir de l’instant où l’aune du jugement est l’émotion dans le domaine humain. La réponse est RIEN. Parce que l’on ne peut imaginer contraire/inverse que par rapport à ce qui existe,  de même définit-on le néant par l’absence de son opposé, c’est à dire de ce que l’on connaît. Ainsi en définissant l’émotionnel animal à partir de l’émotionnel humain, l’incertitude est-elle totale et le dit principe devenu axiome.

Cogito ergo sum

mardi, avril 22nd, 2014

esqueleto-trabalhandoExiste-t-il une certitude, si l’on excepte la finitude humaine, dont l’homme puisse se prévaloir ? Dans la mesure où  on se doit de refuser le sophisme du genre, c’est l’absence de certitude qui est la certitude absolue, le “cogito” de Descartes se révèle être le fondement de l’existence d’une certitude. Ce besoin de certitude est une constante de l’homme qui s’exprime aujourd’hui avec d’autant plus de violence que la technicité omniprésente mais incomprise (voire incompréhensible) pour la majorité de ceux qui l’utilisent, est requise à chaque étape de sa vie. Cette recherche va de paire avec la question que pose par la prise de risque, dont il semble que l’on veuille s’éloigner à grands pas, comme en témoigne l’inscription dans la constitution du principe de précaution. Il est facile de rappeler que sans une prise de risque de nombreuses avancées thérapeutiques n’auraient pas vu le jour. Il est aussi facile de rappeler que si les vaccinations ont eu pour certains des effets délétères, les bénéfices sont de loin plus importants. Ainsi est-il intéressant de lire l’article, Opinion: The Pitfalls of Uncertainty (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39702/title/Opinion–The-Pitfalls-of-Uncertainty/) qui a le mérite de traiter de ce sujet largement débattu, qu’est l’incertitude. Parallèlement il n’est pas inopportun d’aborder le domaine du consensus, position indispensable à la gestion conjointe de l’incertitude et de l’agir,  que l’on pourrait assimiler à l’art de permettre aux différences de cohabiter en se refusant à les éliminer.