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“… dessine moi une fleur…”

lundi, février 12th, 2018

Paléontologie :  discipline scientifique qui étudie les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives ressortant de l’étude de ces restes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pal%C3%A9ontologie). Tout ce qui touche le vivant, touche l’homme et le monde végétal a tout autant droit que le monde animal à son attention. Ainsi la paléobotanique analyse-t-elle les structures végétales fossilisées. Le domaine est ancien, Aristote lui-même ne distinguait-il pas les plantes qui ne se déplaçaient pas contrairement aux animaux ce qui témoigne d’une fine observation ! C’est en effet grâce à elle que se mettent en place ressemblances et différences, point de départ des toutes premières classifications. Reste néanmoins à établir, et c’est forcément beaucoup plus difficile ce qui était avant ce que l’on a sous les yeux. C’est la raison d’un ambitieux projet dénommé eFlower (https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://eflower.myspecies.info/&prev=search) répondant à une base de données de caractères floraux alimentée par plusieurs équipes de chercheurs. Et aujourd’hui comme hier, quand on ne sait pas on imagine, sauf que les prédictions tendent à se rapprocher d’une réalité en raison  de l’utilisation d’outils qui n’ont plus rien de la boulle de cristal. C’est cette nouvelle façon de faire qui introduit un différentiel entre “une réalité et la réalité” comme le souligne l’article Debate blooms over anatomy of the world’s first flower (http://www.nature.com/articles/d41586-018-01539-8?WT.ec_id=NATURE-20180209&spMailingID=55939187&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1341194322&spReportId=MTM0MTE5NDMyMgS2). Mais le problème soulevé est de taille puisqu’il pose une question aussi vieille que l’utilisation des statistiques elles-mêmes  : ce qui est statistiquement possible peut-il être ipso facto biologiquement possibles ? Existe-t-il des arguments recevables et convaincants, ou bien est-on confronté une fois encore à une infernale aporie ?

On s’en rapproche ou pas encore ?

mercredi, juin 10th, 2015

cause-première-d-écriture-d-homme-d-affaires-39863711Toujours plus loin sans jamais être réellement plus près, ce que l’on pourrait encore exprimer par :  où, quand, comment en excluant le pourquoi (véritable autre étape du questionnement) le but ultime a été, est et restera de trouver les origines de la vie (sur terre). D’une incomparable richesse par l’immensité des domaines qu’elle embrasse, cette recherche pourrait aussi permettre en fonction du chemin qu’elle emprunte ouvrir les champ d ‘une interdisciplinarité, terme particulièrement en vogue par les temps qui courent. Si l’on ne sait pas exactement ce que ce terme recouvre, il a le mérite d’évoquer une mise en commun des connaissances de tous qui ne peut qu’être bénéfique à chacun. C’est un peu dans ce sens que ce termine, mais de façon non conclusive,  le long article, The Living Set (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43082/title/The-Living-Set/).  Mais pour en arriver à cette mise en commun de domaines aussi différents que l’origine de la vie, l’écologie, l’économie aussi bien que les sciences cognitives et sociales,  la construction requiert plusieurs étapes :  la première, un principe simple (connu du lycéen moyen des années 60), la catalyse (un catalyseur est une molécule qui accélère la vitesse à laquelle une réaction chimique se produit sans être utilisée dans la dite réaction) en est le pivot central, la deuxième étape, partir du principe qu’un système vivant peut être défini comme un réseau de réactions chimiques fonctionnellement clos et autonome, enfin passer de la catalyse à l’autocatalyse. Progressivement les critiques à propos des systèmes autocatalytiques s’amenuisent et ce modèle devient pertinent. Si la démarche est complexe a suivre pour un non spécialiste des modèles mathématique et des algorithmes, il n’est pas inintéressant de considérer que les systèmes autoctalytiques de grande taille résultent de systèmes autoctalytiques de plus petite taille dont le premier est dit irréductible. Si la démarche est exacte, alors pourquoi ne pas envisager qu'”un écosystème, [c’est à dire] un réseau d’organismes interdépendants, puisse  être considéré comme un sur-ensemble autocatalytique de sous-ensembles autocatalytiques … ? D’où l’application à des écosystèmes différents comme l’écologie, l’économie etc. Les possibilités sont énormes, mais pas en ce qui concerne la première question “quid de la cause première ?”

Comment se construit une loi ?

samedi, février 23rd, 2013

Passer de l’observation unique à la loi universelle sous-entend d’attribuer aux résultats obtenus le statut d’une vérité telle que sa reproduction à l’identique est acquise pour toujours. Ce qui est exceptionnel, c’est que pendant un certain temps il en fut ainsi comme en témoignent, par exemple,  les observations de Mendel sur ses petits pois ! Une revue même non exhaustive des modèles choisis en biologie montre à quel point ces modèles sont devenus nombreux (Variety Is the Spice of Life, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/34106/title/Variety-Is-the-Spice-of-Life/) ! Et cette richesse même amène à faire une remarque et à poser une question. Premièrement c’est très vraisemblablement l’éventail des modèles qui vont du Caenorhabditis_elegans (sans oublier la levure) aux primates qui fait que la recherche continue d’obtenir des résultats significatifs. Mais aussi, deuxièmement, comment peut-il se faire que des lois établies à partir d’un modèle sont et resteront valides pour l’homme, qui constitue l’un des buts que se sont fixés les chercheurs. En fait ce qui s’est modifié dans la recherche au fil des siècles ce sont essentiellement les questions que l’on se pose et les outils à la portée des chercheurs. La somme des résultats antérieurs a permis de dépasser l’idée de simplicité pour dégager la complexité de la biologie. Heureusement que concomitamment la technicité permettait de cibler des évènements d’une précision extrême au sein d’une chaîne de processus. Ainsi simplifie-t-on un évènement, mais au bout de la chaîne la complexification devient la règle. Comme le dit joliment le titre de l’article cité, Variety is the spice of life !