Posts Tagged ‘Néandertal’

Pas si “triste” que ça !

mercredi, août 31st, 2016

Reconstitution_sepulture_Chapelle-aux-SaintsComment une erreur d’interprétation peut-elle se produire ? Lorsque le socle sur lequel elle s’appuie est trop étroit pour lui fournir suffisamment d’éléments de soutien, démontrant une fois encore que toute vérité est relative, fonction en grande partie de l’époque à laquelle elle voit le jour. Il existe néanmoins un côté positif à cette relativité : l’ouverture qui permet ultérieurement une incrémentation constructive. Ainsi en est-il (par exemple) des connaissances concernant l’Homo neanderthalensis (The Neanderthal in the Mirror, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46672/title/The-Neanderthal-in-the-Mirror/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=33231574&_hsenc=p2ANqtz-8OZBpLwhVCYq97ZW5sQmMULbFdJS7nN1gArZC0-VQ1vGcr5cE70sQ5SFmGH6AdaNlHpokcQrlW092NusMDywF4RF9o5Q&_hsmi=33231574). A l’époque, non pas du paléolithique moyen, mais de Marcellin Boule,  la paléontologie en est encore à ses balbutiements, puisque ce dernier participe à la fondation de l’Institut de Paléontologie (1910, Albert I, prince souverain de Monaco, membre associé de l’Institut de France). C’est donc à lui, il y a encore peu de représentants éclairés dans ce domaine, qu’est confiée l’étude d’un squelette retrouvé par  les trois frères Bouyssonie et l’abbé  Bardon à La Chapelle aux Saints en 1908.  A cette époque on sait peu de choses de ces hommes préhistoriques, mais le squelette découvert presque entier  et enseveli  d’une façon particulière pouvait déjà indiquer un certain degré de socialisation. Malgré cette certitude quant à ses capacités, Boule en a fait, pour la postérité, un individu frustre et attardé  et ce n’est que plus tard que l’on parlera d’art moustérien ! Il est certain que Boule a été influencé par les idées de son époque sur l’évolution et que les techniques à sa disposition étaient encore rudimentaires. L’évolution (selon Darwin principalement)  n’invitait pas à penser qu’un homme différent de l’homme actuel ait pu exister pour disparaître.  Ainsi l’homme de Neandertal restera-t-il pour longtemps un être plus proche du grand singe que de l’homme moderne, erreur on ne peut plus funeste aux yeux d’aujourd’hui !

Faut-il vraiment s’en étonner ?

lundi, mai 4th, 2015

ciel-pigeonCertains s’étonnent que l’homme du paléolithique (Aurignacien, Gravettien) ait pu être l’auteur d’œuvres picturales aussi  exceptionnelles que celles dont on parle tant aujourd’hui et que l’on n’hésite pas à reproduire à l’identique pour que le XXI° siècle n’en soit pas privé et puisse même en profiter à loisir. Aussi serait-il logique que les mêmes s’étonnent de ce que les néandertaliens, contemporains des précédents (http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres-cro-magnon.php) aient assaisonné leurs plats (Neanderthal chefs may have spiced up menus with wild herbs, http://www.newscientist.com/article/mg22630174.600?cmpid=NLC|NSNS|2015-0416-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS#.VUZHeF2JhYc). Mais pourquoi un tel étonnement ? Le sensible à cette époque y était certainement plus pur que le sensible d’aujourd’hui, si l’on excepte n’importe quel l’enfant lorsqu’il découvre son environnement. L’œil était composé des mêmes éléments que ceux qui composent l’œil d’aujourd’hui et nul ne dit que les papilles et bourgeons du goût différaient à cette époque ! Nul ne dit non plus, que les besoins alimentaires, tant nutritionnels que gustatifs, aient été différents  en ce qui concerne la recherche d’une nouvelle perception. Il est tout aussi difficile de certifier l’absence d’un  besoin esthétique et donc de sa quête chez l’homo sapiens. Quel qu’ait été le but de ces représentations, votif, magique, religieux, il est vrai que le choix de l’obscurité des cavernes ne témoigne pas à l’évidence d’une envie d’exposer les dites œuvres au vu et au su du groupe. Ce qui n’empêche aucunement l’art et la technique de cheminer de concert depuis la nuit des temps, comme il est dit……

D’où l’expression : ne tenir qu’à un fil !

dimanche, novembre 17th, 2013

Une preuve qui ne tient qu’à un fil c’est le cas de la récente découverte concernant ces lointains ancêtres du genre Homo, les Néandertaliens. Considérés à tort lors de leur découverte comme des sous-espèce au sein de l’espèce Homo sapiens , l’homme de Néandertal n’en finit pas de révéler la richesse de son passage sur terre (-250000 à – 28000 !). Dernière en date , la plus ancienne ficelle jamais retrouvée (World’s oldest string found at French Neanderthal site, http://www.newscientist.com/article/mg22029432.800?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2013-1114-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.UojAitIyIcU). Et comme qui peut le plus peut le moins, ces mêmes Néandertaliens pourraient bien avoir utiliser des bateaux dont ils auraient solidariser les planches puisqu’ils savaient tresser des cordes. Ce qui expliquerait que l’on ait trouvé là où ils n’auraient pas dû y être, des objets de l’industrie de type moustérien ……, CQFD