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Avenir sans qui rien ne serait !

lundi, septembre 4th, 2017

C’est parce que l’homme a connaissance de sa finitude contrairement (probablement) à toutes les espèces vivantes, que son avenir est objet de toute son attention. Ainsi recherche t-il pour les interpréter (depuis ?) toute manifestation devenant signe d’un possible éclaircissement de ce futur tout autant attendu que redouté. L’invisible a toujours existé mais les progrès techniques le rendent progressivement visibles. Pourtant il reste encore (heureusement ?) des pans entiers d’ignorance dont l’imagination s’empare comme elle l’a toujours fait exprimant espoirs et craintes comme elle l’a toujours fait. Fukuyama avait déjà exprimé, dans son ouvrage “La fin de l’homme”,  ses inquiétudes face aux progrès techniques et en particulier ceux touchant à la biotechnologie, aujourd’hui c’est Yuval Noah Harari qui rivalise d’inventivité avec son “Homo deus”. Il y est question d’une troisième phase de l’humanité qui verrait l’homme devenir l’égal des dieux antiques. A ce stade, ce pourrait être l’occasion de relire Nietzche mais c’est aussi l’occasion de se pencher comme Jean-Gabriel Ganascia sur une interprétation dévoyée des progrès de la technique conduisant à des conclusions qui ne laissent aucune place à la discussion. Des progrès techniques, il en existe dans tous les domaines et ceux dont parlent l’article Organs on Chips (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/50097/title/Organs-on-Chips/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=55795264&_hsenc=p2ANqtz–_6Fn2yJoDOfCGQsrc4VB8aAbP_-9ap2Zo6OzThbImMqy8VzI3Bcb3iWW4mOpGSo0EVqR_0SyMvw47LCr8z6mJqBC-FQ&_hsmi=55795264) font partie d’un avenir que l’on ne peut qu’espérer. Comment ne pas souhaiter la disparition de la souffrance animale induite par des expérimentations indispensables, qui refuserait une thérapeutique ciblée et de ce fait pleinement adaptée. Il ne s’agit plus d’élucubrations d’auteurs de science fiction, bienvenue dans le réel.

Quel avenir pour la science fiction ?

vendredi, février 20th, 2015

1_16936Descartes, La Mettrie, même combat, mais surtout une façon pas si éloignée d’appréhender l’homme aujourd’hui dans l’espoir de savoir lui venir au mieux en aide. Si l’éthique est venue s’interposer entre le chercheur et son sujet pour éviter que ce dernier ne devienne objet, l’idée maitresse reste bien qu’il faut s’adresser à un système aussi proche que possible de ce que l’on tente d’étudier. La technique aidant, il n’est plus impossible de fabriquer des modèles réduits d’organes humains à partir desquels il n’est plus impossible de pratiquer tout type de réparation requise par tout type d’effet délétère obtenu par tout type d’apprenti sorcier (Biodefence researchers seek ‘Homo chippiens‘, http://www.nature.com/news/biodefence-researchers-seek-homo-chippiens-1.16936?WT.ec_id=NATURE-20150219). Ainsi “l’homo chippiens“, pourrait-il prendre place dans le genre homo, après l’homo sapiens. Aujourd’hui encore fractionné il ne remplira totalement sa fonction que lorsque tous les modèles réduits pourront être reliés en réseaux eux-mêmes interconnectés pour se rapprocher le plus possible de ce que des siècles d’une évolution “naturelle” ont mis en place. La grande question reste toujours de savoir si la Technique est indispensable pour nourrir le Progrès et nombreux sont ceux qui craignent tout de cette association qu’ils auraient plutôt tendance à qualifier de diabolique tel Fukuyama dans la “Fin de l’Homme”. Pourtant la créature de Frankestein a peut-être moins de beaux jours devant elle qu’elle n’en a eu !

Miroir, mon beau miroir …

dimanche, septembre 15th, 2013

Le portrait de Dorian Gray, le mythe de Narcisse, la marâtre de Blanche Neige, pour ne citer que quelques contes et légendes dans le désordre, posent comme référence la beauté de l’image. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle image quand il s’agit de l’image du visage et dans le cas présent, pas de n’importe quel visage mais de son propre visage. Or cette image c’est à la fois celle que le miroir reflète mais aussi ce que le regard de l’autre vous renvoie. Il n’en est que de constater l’importance prise par la publicité dans le domaine de la cosmétologie aussi bien du visage que du corps, dont on est en droit de se demander comment elle peut satisfaire aux critères qui font qu’elle n’entre pas dans le cadre des publicités mensongères ! Quoiqu’il en soit l’article Beauty, Science-Deep, (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/37215/title/Beauty–Science-Deep/) vient à point pour rappeler combien ce domaine qui aurait pu continuer à passer pour futile, s’inscrit dans le peloton des industries qui utilisent les techniques de laboratoire les plus sophistiquées. Après que l’opinion se soit indignée de l’usage des animaux mais aussi dans le but d’être au plus près des caractéristiques du revêtement cutané humain, on emploie dans les laboratoires de cosmétologie les techniques utilisées dans les laboratoires de recherche les plus performants sans autre question que celle d’estimer le plus et le moins pour chacune d’entre elles, soit encore d’estimer un rapport qualité/prix témoignant de l’utilisation mercantile des dites méthodes. Comment dès lors faut-il interpréter la rapidité avec laquelle ces techniques ont été adoptées et les réticences à l’encontre de la Résonnance Magnétique Nucléaire lors de sa mise en route malgré les immenses débouchés diagnostiques qu’elle portait en elle (A New Way of Seeing,
http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/37172/title/A-New-Way-of-Seeing/
) ? Époques différentes, domaines d’application différents, utilisateurs différents, impacts sociétaux différents ? Faut-il chercher une/la/des réponse (s) ?