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La fin et les moyens : un exemple

dimanche, juin 26th, 2016

diapo6On ne raconte plus la merveilleuse histoire du jeune Joseph Meister et de son sauveur Louis Pasteur. En juillet 1885, contracter la rage signifie la mort parfois même si l’inoculation virale remonte à plusieurs années et qui plus est dans d’horribles souffrances. A ce propos il n’est pas inutile de rappeler qu’au XXI° siècle, il existe encore des foyers de zoonose et qu’une fois la maladie déclarée en l’absence de vaccin, le pronostic reste le même que celui porté il y a cent cinquante ans (si l’on excepte le protocole de Milwaukee). Mondialement reconnu à la fois comme un grand homme de science et comme un bienfaiteur de l’humanité il reste celui qui tordit le cou à la théorie de la génération spontanée. Alors aujourd’hui si l’on revient sur l’épisode de la vaccination qu’il effectua contre la rage (The Rabies Vaccine Backstory, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46107/title/The-Rabies-Vaccine-Backstory/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=30783577&_hsenc=p2ANqtz–BCdxDOKNFPsnnccjnJUrLwJjZjUDxc5zwRcFaSfyv4HDDQbBRj5AGDNpg-HCQvOY09rH4Cr5tmiM3DBVWw9Muq3kTlg&_hsmi=30783577) c’est essentiellement pour réexaminer les circonstances dans lesquelles cette dernière fut pratiquée. A la lumière de ce qui prévaut actuellement, on se pose la question de savoir si une telle attitude est encore possible. En effet il semble bien que la phase expérimentale antérieure n’ait pas été aussi rigoureuse et complète qu’on ait bien voulu le rapporter, qu’il y ait eu quelques falsifications de la part du grand homme, et que pour terminer (mais ça tout le monde en est conscient) la vaccination du jeune enfant rentrait parfaitement dans le cadre d’une expérimentation humaine ! L’article pose une question essentielle : celle du jugement d’une  action qui ne peut être dissociée du temps dans lequel elle s’est déroulée et des circonstances qui l’ont induite. Et pourtant on sait qu’il est des jugements qui s’imposent d’où cette seconde question : comment établit-on une frontière entre ce qui doit être fait et ce qui peut ne pas l’être ?