Les sorcières sont aussi vieilles que le monde. Leurs pratiques, qui ont peu évolué au fil des siècles, s’appuient sur l’emploi de substances peu recommandables et s’accompagnent d’une phraséologie aussi obscure que possible. Pour être considérée comme efficaces, il faut et il suffit qu’elles répondent (quelque en soit la manière) aux souhaits humains, lorsque ceux-ci se trouvant dans des circonstances extrêmes, sont dans l’incapacité de leur apporter uns solution satisfaisante. Pourtant, parfois, il ne leur est pas interdit d’agir de leur propre chef. Quoiqu’il en soit si l’on fait abstraction des statuettes représentatives dans lesquelles il est de bon ton de planter des aiguilles, elles ont plutôt pour habitudes de concocter des breuvages qu’elles font ingérer à leurs victimes. L’article The forgotten chemistry behind historical witchcraft practices se plait à chercher et trouver (?) des correspondances entre ces substances « inconnues » et des substances « connues » au regard de leurs effets. Ce qu’a apporté l’avancée scientifique, c’est la possibilité d’analyser les substances en cause suite à quoi il a été possible de mettre en correspondance les composants et leurs effets sur les organismes vivants animaux et humains : les animaux ayant souvent servi de sujets d’expérience. Le cas de Circé est particulièrement remarquable dans la mesure où le texte donne à, la fois ue indication sur la substance responsable et sur l’antidote préconisé par Hermès en personne ! Mais si la sorcellerie reste l’activité principale des sorcières, ces plantes ont aussi fait partie de l’arsenal des guérisseurs et guérisseuses, qui savaient les utiliser à bon escient, c’est à dire en faire des thérapeutiques efficaces au cours des siècles. La seule différence vient de la connaissance des principes actifs dont les chimistes/pharmaciens ont fait des prescriptions médicamenteuses. Les différentes étapes de transformation des produits s’expliquent également par la nécessité d’extraire ces principes actifs pour qu’ils le deviennent réellement. Mais le point important dans l’article sus- cité est surtout la vision de la femme au moyen-âge qui ne pouvait que la faire plus sorcière et moins potentiellement scientifiques que l’homme !
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Il n’y a pas de secret !
dimanche, septembre 14th, 2025Une comptine sinon rien !
samedi, octobre 21st, 2017
Dans son livre Dune (1965), Frank Herbert introduit l’ordre du « bene gesserit » (qui se conduit bien). Il s’agit d’une organisation matriarcale douée de pouvoirs particuliers dont celui de l’utilisation de la Voix. Celle-ci a le pouvoir d’agir directement sur les centres nerveux et permet ainsi de se faire obéir, ce que l’auteur lui-même précise de la façon suivante : « Voix (la) : Permet aux adeptes de sélectionner certaines harmoniques de leur voix afin de contrôler les individus » Herbert imagine donc que le choix, par son possesseur, de certaines harmoniques vocales peut être un moyen de contrôler celui au quel on s’adresse. Le son (la voix), vibration mécanique, se transmet sous forme d’ondes. Un son pur est une vibration périodique de l’air avec une certaine fréquence et une certaine amplitude : on lui distingue une fréquence fondamentale et des harmoniques. Or la voix est l’un des instruments grâce auquel les individus peuvent communiquer entre eux, même si le succès n’est pas toujours au rendez vous ! Mais lorsque cet instrument se révèle être prépondérant comme entre un enfant et sa mère, il prend alors toute son importance. C’est ce dont traite l’article Mothers Consistently Alter Their Unique Vocal Fingerprints When Communicating with Infants (http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(17)31114-4). S’il existe des traités de communications orales, il est remarquable que toute mère sache comment communiquer avec son enfant sans avoir connaissance de la façon pour le faire. La comptine reste donc un champ privilégié d’exploration entre ces deux termes si souvent confondus, que sont savoir et connaissance !
