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Eloge des loisirs

mercredi, juillet 4th, 2018

Il ne faut pas confondre l’Eloge de la paresse avec l’Eloge des loisirs car dans le cas présent, il n’est aucunement question de ne rien faire mais au contraire d’être très occupé et peut-on même ajouter particulièrement occupé ! (How a hobby can boost researchers’ productivity and creativity, http://www.nature.com/articles/d41586-018-05449-7?WT.ec_id=NATURE-20180621&utm_source=nature_etoc&utm_medium=email&utm_campaign=20180621&spMailingID=56851658&spUserID=MTUyNTcxOTczMTcwS0&spJobID=1422975329&spReportId=MTQyMjk3NTMyOQS2). Mais comment est-ce donc possible ? Par quel(s) merveilleux mécanisme(s) une occupation qui serait a priori dénuée de toute utilité serait a posteriori d’une grande utilité ! Mais dénué d’utilité a-t-il la même signification qu’inutile ! Ce qui oppose ces deux termes c’est leur aboutissement potentiel. Dans le premier cas il y une absence de finalité, dans le second une finalité qu’il convient d’éviter. Ainsi l’expérience montre-t-elle que le fait de s’adonner avec ferveur à des loisirs aussi multiples que variés est porteur d’une finalité incomparable, celle d’optimiser l’autre versant de l’activité humaine, les champs “illimitées” de sa réflexion. Des enjeux qui  n’ont rien à voir avec ceux que requiert la société permettent à l’individu d’exercer tous ses sens vers leur amélioration. Ainsi seront affuter les outils indispensables à ses activités ultérieures. Et peut-être a-t-on trouvé là le coeur de la serendipité dont il a déjà été question. Mais ce passage de la gestion des loisirs personnels à la gestion du labeur au sein de la société ouvre aussi une fenêtre sur le concept de la flexibilité cognitive (https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2006_num_106_3_30923) dont les neurosciences sont particulièrement friandes.

Gène et pangène ….

jeudi, juin 28th, 2018

C’est en partant du principe “simple” que tout phénomène a une cause qu’il est devenu particulièrement “compliqué” de démêler en biologie “la” cause responsable du “phénomène”. C’est ce qui est facile à comprendre quand on passe de la définition du gène par W. Johannsen en 1909 : unité de base d’hérédité qui en principe “prédétermine un trait  précis” de la forme d’un organisme vivant, à la vérification in vivo. S’il est anecdotique de connaître les gènes responsables des cheveux roux ou des yeux de couleur verte, il est plus important de cibler les responsables de différents types  d’affections humaines et pas nécessairement parmi les plus rarissimes. La réponse apportée à cette deuxième étape démontre la complexité/complexification (?) de la démarche. Si un gène peut coder pour une protéine, on s’aperçoit rapidement qu’il “ne peut pas ne pas  exister” des “connections”, que l’on pourrait assimiler à des réseaux entre des gènes considérés comme “fondamentaux” sans spécificité cellulaire et des gènes que l’on pourrait qualifier d”accessoires” répondant à une spécificité cellulaire. Si l’espoir porté par le projet  Genome-Wide Association Studies » ou GWAS est grand parce qu’il vise à comparer un grand nombre de génomes rien ne semble limiter ses domaines de recherche. Parce que l’on espère faire émerger des corrélations entre certains profils génétiques et des maladies complexes, on ne peut s’empêcher d’admirer l’un des derniers articles parus (!): Genome-wide association meta-analysis in 269 867 individuals identifies new genetic and functional links to intelligence (https://www.nature.com/articles/s41588-018-0152-6). Peut-être serait-il bon de commencer par plus simple comme par exemple l’article Theory Suggests That All Genes Affect Every Complex Trait (https://www.quantamagazine.org/omnigenic-model-suggests-that-all-genes-affect-every-complex-trait-20180620/) et surtout ne pas oublier cet autre, New Database Expands Number of Estimated Human Protein-Coding Genes (https://www.the-scientist.com/news-opinion/new-database-expands-number-of-estimated-human-protein-coding-genes-64298)

 

 

 

 

Qui y gagne, y perd !

dimanche, juin 24th, 2018

A la question du jour : “Qui perd, gagne”, l’homme n’est peut-être pas le mieux loti parmi les espèces vivantes existantes et peut être également ne devrai-il pas continuer à se réjouir de ses performances ! Un peu de modestie de sa part pourrait être de rigueur. Darwin avait fait siennes les idées de Lamarck concernant l’évolution des espèces vivantes à partir d’un ou plusieurs ancêtres communs en y ajoutant le rôle de la sélection naturelle. Dans le grand et touffu arbre de l’évolution, c’est l’homo sapiens qui émerge en tant qu’espèce distincte des hominidés. Avec lui apparaissent diverses qualités parmi lesquelles sa bipédie, l’augmentation du volume de son cerveau et la diminution de sa pilosité. Parallèlement ses capacités accrues aussi bien dans le domaine pratiques que dans celui de la conceptualisation  vont accroitre les différences avec le monde animal non humain. Il semble que toutes ces modifications ne soient pas que des processus amélioratifs dans la mesure où il existerait bel et bien une contrepartie. Selon l’article Aging-Related Diseases May Be a Negative Outcome of Human Evolution (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/54716/title/Aging-Related-Diseases-May-Be-a-Negative-Outcome-of-Human-Evolution/&utm_campaign=TS_OTC_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=63847960&_hsenc=p2ANqtz-8bDoo9vUHD1S4jjCjczBoZd6AC392QDnMAN9dPJ7s04xh0Pb8PW1-ujJ1YWf61eW7EJNXI-rRSTU68uotz-D6QQmg_UA&_hsmi=63847960) les gènes utiles dans les premières années du développement tournent casaque en devenant délétères avec les années. Il s’agit là de la théorie de la pléiotropie antagoniste élaborée par le biologiste George C. Williams en 1957 qui s’intéressait à la[les ] cause[s] du vieillissement. C’est aussi ce qu’exprime J. Epelbaum (in Rythmes biologiques et hormonaux, Lavoisier, INSERM, 2009) avec la phrase suivante qui pourrait également servir de conclusion “Vieillir serait le prix à payer pour de meilleures aptitudes à la reproduction” !

Science et Urgence

mercredi, juin 20th, 2018

Il y avait-il urgence à apporter des modifications au tableau de la classification périodique des éléments établi en 1869 par le chimiste russe Dmitri Mendeleïev. Outre l’utilisation de la périodicité de leurs propriétés chimiques reposant (ultérieurement) sur leur configuration électronique, ce tableau brillait par cette qualité remarquable qu’un vide n’était pas signe de vide ! Ainsi se révèlent les deux facettes du découvreur : celui qui voit et celui qui prévoit. Le premier observe et décrit tandis que le second tire de ses observations des lois applicables avant la lettre. Comme le professait Henri Poincaré le fait scientifique préexiste au savant qui le rend compréhensible à la communauté après avoir fait sienne la rupture épistémologique chère à G. Bachelard.  Ainsi en fut-il de Mendeleïev quand il postula l’existence d’éléments encore inconnus à son époque. En juin 2016, quatre nouveaux éléments prennent leur nom et leur rang : le Nihonium (Ni, 113), le Moscovium (Mc, 115), le Tennessine (Ts, 117) et l’Oganesson (Og, 118). Bien qu’ils tirent leur légitimité du double parrainage de l’Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée et de l’Union Internationale de Physique Pure et Appliquée, l’affrontement persiste en ce qui concerne on non la prématurité de cet ajout à la vénérable ancêtre (The battle behind the periodic table’s latest additions, https://www.nature.com/articles/d41586-018-05371-y?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180614). Ne s’agirait-il que d’un problème concernant la véritable vestale de ce temple chronologiquement chimique puis physico-chimique ? Aux siècles précédents ce sont les chimistes qui tenaient le haut du pavé, reconnaissant des éléments existants et leurs propriétés. Aujourd’hui ce sont les physiciens qui créent de nouveaux éléments dont le peu de stabilité rend la reproduction particulièrement difficile ! Mais si les cases préexistantes leur conviennent, ce pourrait-il qu’il ne s’agisses que d’une querelle d’ego(s) !

Absence ou quantité nulle ?

mardi, juin 12th, 2018

Le chiffre est un symbole mathématique de base : il n’en existe que dix dont le zéro fait partie. Ce sont pourtant ces éléments finis qui autorisent une infinité de nombres dont la valeur tient à la position relative des dits chiffres. Le zéro en tant que chiffre a signification d’absence au sein d’un nombre. Le zéro en tant que nombre est une quantité nulle mais qui peut également être séparation entre les valeurs réelles positives et les valeurs réelles négatives. La construction cognitive mathématique chez le jeune enfant est sujette à de nombreux débats depuis les théories de Jean Piaget. Elle repose essentiellement sur deux appréhensions distinctes : tardive elle serait le fruit de l’expérience sensible, précoce elle pourrait plutôt correspondre à une intuitivité. On retrouve ici la différence classique entre connaissance innée et acquise. Un récent article, Bees Appear Able to Comprehend the Concept of Zero (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/54776/title/Bees-Appear-Able-to-Comprehend-the-Concept-of-Zero/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=63612507&_hsenc=p2ANqtz-9B2514GB8HYBWnjQYatqSX0MSZs0Oz0fYQ-nwduD_3tPm563SGJ5_WU5HY1dMFqc882YygN-07YxSSsnHqwobQPRG70A&_hsmi=63612507) vient poser plus de questions qu’il n’en résout ! Les études menées par Aurore Avargues-Weber et son équipe montreraient que l’abeille serait capable de comprendre le concept du zéro ou même l’absence d’information ! Cet(te) auteur(e) avait déjà montré en 2014 que cet insecte hyménoptère analysait une image dans sa globalité, comme l’homme à la différence de nombreuses autres espèces qui analysent l’image en partant des détails (Perception visuelle : chez les abeilles l’arbre ne cache pas la forêt, http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3833.htm?debut=16). Mais dans le cas présent le problème vient de ce qu’il existe une réelle difficulté au concept d’absence : celle-ci en effet pouvant être regardée, selon Bergson (in L’évolution créatrice, 1941) comme l’image homothétique de la présence d’un élément connu mais reconnu comme manquant. L’abeille aurait-elle dépasser cette étape ou bien l’homme se pose-t-il des questions dépourvues de sens ?

La solitude des grands espaces

dimanche, juin 10th, 2018

Si l’univers est bien réellement en expansion, le paradoxe de Fermi risque de se perdre dans le silence de l’espace. Son  prix Nobel de physique (1938) ne lui interdit pas de discuter de façon informelle avec des collègues sur le thème de civilisations extra terrestres. Sans être aussi vieille que le monde, cette question est néanmoins très ancienne et chemine de concert  avec l’idée des voyages que l’homme pourrait faire vers d’autres mondes en évitant de s’y brûler les ailes. Comme on s’adresse au domaine des conversations les rapports diffèrent sur ce qui fut réellement dit. Pourtant le sujet de la question ayant trait à un domaine où des propositions contradictoires se heurtent, l’expression du paradoxe de Fermi fut retenue. De quoi s’agissait-il ? De la (des) raison(s) pour laquelle (lesquelles) il ne pourrait pas exister une civilisation techniquement en avance sur celle des hommes. Subséquemment pourquoi n’en a-t-on pas connaissance ? Cette question est toujours d’actualité confer l’article,Aliens Are Real, But Humans Will Probably Kill Them All, New Paper Says (https://www.livescience.com/62715-first-in-last-out-fermi-paradox-answer.html). La question repose essentiellement sur le fait qu’il existe rien qu’au sein de la voie lactée, une infinité de planètes plus anciennes qui auraient pu/dû donner naissance à de nombreuses civilisations qui se devraient dès lors d’être plus avancées que la civilisation terrestre, d’où la question : ” Mais où sont-elles ?” Alexander Berezin opte pour une nouvelle réponse (L’hypothèse terrifiante qui permet d’expliquer l’absence de contact extraterrestre, https://www.minutenews.fr/technologie/lhypothese-terrifiante-qui-permet-dexpliquer-labsence-de-contact-extraterrestre-359807.html). La conclusion n’en est ni plus ni moins que la verbalisation du concept de colonisation : destruction sans intention de la donner !

Philosophie et Science

mercredi, juin 6th, 2018

A l’aube des temps, philosophie et science ne se distinguent pas, mais survient une séparation de corps qui met en place philosophie et science puis une nombreuse famille présidée par une philosophie des sciences qui elle même donnera naissance à autant de membres qu’il est de domaines en science. Parce que l’homme a son temps, lui-même englué dans un temps qu’il ne maîtrise pas, il se dit de temps en temps  qu’il est temps de faire le point. S’amarrer lui permet de se retrouver par la maîtrise de la réalité de son existence au sein d’un monde en perpétuelle évolution. Le grand mot est dit “réalité“, par excellence sujet philosophique s’il en fut. Ainsi la réalité peut être objet d’expérience, elle peut aussi être en soi et inaccessible et que devient-elle quand elle est qualifiée de virtuelle ou d’augmentée ? Serait-elle plus confortable si elle n’était que scientifique quand on sait qu’elle se transforme au grès des acquisitions. Peut-être justement le terme de transformation n’est-il pas le bon et il serait plus approprié de parler d’un processus d’incrémentation qui lui permet de viser la complétude. Quoiqu’il en soit, l’époque est sujette à ce type de réflexion quand de multiples perspectives scientifiques semblent ne pouvoir que venir se fracasser sur la recherche de la vérité (Michela Massimi: Scientific evidence and a plurality of perspectives, https://www.youtube.com/watch?v=aSUzhwPM8Fs). C’est ce dont traite l”article de Michela Massimi, professeur de philosophie à l’Université d’Edinbourg, Questioning Truth, Reality and the Role of Science (https://www.quantamagazine.org/questioning-truth-reality-and-the-role-of-science-20180524/). L’on y comprend combien il est impératif de continuer à faire cheminer de concert une science dynamique qui n’est déjà plus univoque et une recherche de la vérité-réalité qui le reste. C’est ce qui était pratiqué jusqu’au début du XX° siècle et qui doit être continué malgré les difficultés comme par exemple celle de traduire ce nouveau concept de “perspectival realism” dont parle l’auteur(e)

Pour que la mémoire ne flanche pas !

dimanche, mai 20th, 2018

Comme tout objet mystérieux, cette boite noire qu’est le cerveau, reste au plus haut point attractive, et les suppositions vont bon train la concernant depuis …. En effet que n’est-il pas capable d’effectuer, de résoudre, d’imaginer, et sa capacité d’abriter pour  restaurer n’est pas la moindre de ses qualités. Pour démêler ce merveilleux écheveau le plus simple était d’attribuer à chacune de ses fonctions un site précis selon une cartographie. Mais au fur et à mesure des avancées de la physiologie, les frontières devinrent moins précises, des chevauchements se firent jour et le temps vint de changer l’échelle d’observation : la macroscopie laissa place à la microscopie avec le rôle prépondérant des synapses mais celles-ci a leur tour s’effacèrent devant la molécule. Et que croyez vous qu’il advint ? La génétique dut s’accommoder de partager son champ de responsabilité  avec l’épigénétique. C’est ce qui semble avoir été mis en évidence chez l’escargot de mer. Les  gastéropodes, dont ils font partie, sont largement représentés (quatre vingt mille espèces)  ; comme de nombreux mollusques ils possèdent des neurones géants et ce sont eux qui sont impliqués dans l’étude que rapporte l’article, RNA Moves a Memory From One Snail to Another (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/54565/title/RNA-Moves-a-Memory-From-One-Snail-to-Another/&utm_campaign=TS_OTC_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=62922981&_hsenc=p2ANqtz-_wZt4Q7o38w_Q7lcmlPAmAD6VlKjAk0y1VbhemuhFqmczDm9lgRH1cQk2IuU4enfUcZwNnMsQdMHIdqaE–UuLCugbBQ&_hsmi=62922981). Si selon le traité de Rome en Europe, il est interdit de faire souffrir l’animal, en Californie on peut apprendre à l’escargot à conserver une attitude défense au regard de chocs électriques qui lui ont été appliqués antérieurement. L’ARN extrait des neurones des escargots stimulés injecté à des congénères non stimulés entraine ces derniers à se conduire comme les premiers ! Et c’est la méthylation de l’ADN, principale modification épigénétique réversible qui serait indispensable à ce transfert de mémoire sans implication synaptique.  Augmenter le nombre de ses synapses ne semble plus aussi impératif, il suffira de se faire injecter un cocktail de mémoires choisies parmi les meilleures. Reste néanmoins à préciser de quel ARN il s’agit et être sûr que ça marche !

 

L’Homme et sa Machine

vendredi, mai 18th, 2018

A propos de l’IA les articles se suivent et se succèdent à un rythme tel qu’une intelligence non artificielle peine pour se maintenir à niveau. Et pour atteindre le niveau supérieur de l’intelligence artificielle, celui dit de l’ apprentissage profond, le chemin semble plus escarpé encore. Mais il existe aussi un autre obstacle (probablement pas le dernier) à franchir celui du sujet lui même que l’on aimerait bien décrypter. Aujourd’hui, il ne s’agit ni plus ni moins que de celui qui fut récompensé par le Prix Nobel de physiologie ou médecine attribué en 2014 à Edvard Moser, May-Britt Moser et John O’Keefe : soit sous une forme extrêmement simplifiée, le comment du positionnement dans l’espace. A ce propos, deux articles analysent une lettre parue dans Nature (pour les plus avertis), Vector-based navigation using grid-like representations in artificial agents (http://www.nature.com/articles/s41586-018-0102-6.epdf?referrer_access_token=_lWNU8gc6P54Xyucs60zx9RgN0jAjWel9jnR3ZoTv0OEfySMT4t78PpPpCS7uExWqGH8Y85zx5sxUAfevtKBQhbJLTAeVlbUdZL1p8FMUwKd4qZMsU8gbExV1eNrCWgjyC9yqW3vQfcsml21Pu27QUUA4UjZLGUDRiLLfbcuOzknt2kNcLH672UsJIqltTUIk9mhOv-Mh5mx6OXvkjXf_Ue2UA6fDm55IYYG__qEH2enmCI3iGBsf8rZW9MhvmmfS10vUQ2DfmQzxiFZ7xlDj_iRfVtWBHdZb2YYkd3Q81IUDDdoRjX6ovQghMzXIctvzKkTQD7c0WSLCz9F6mFgUb5SqbTLcSX2eNdVTo180wC4VWMaxdunMcF0bH9EoyKk5JxKrDVp750hNsfG8ygqHgU6Ms_WYLql7geeoCD5gH_9WNORVT_XozsaqXSRdvIoy4jlgJqSAe7dbYOpG3KhBjPj-HTYs7T6u0nAUjJRZW2pvP9qWv-VGLzOtD4eYE0ZYH_jhewQ4WAHvjZGtw2_zvwQ4m54gyIx-3tQsZF1j_Sa1JgSJF20PQ2ZMdRk98yUgBqGpmqJVAOoqxVeq3CrzIAytJyAdiaCLJfxSir3K0F00MRJXr2wLELvk9eSbQREiJTIA5V3h3E2R6cmH2fqZA%3D%3D&tracking_referrer=www.the-scientist.com ). Pour les moins avertis, voici une des deux analyses parues récemment et qui s’y rapportent  : AI recreates activity patterns that brain cells use in navigation (https://www.nature.com/articles/d41586-018-05133-w?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180510). Aujourd’hui, la puissance des algorithmes va plus loin que les succès obtenus au jeu de Go  puisqu’ils réalisent des circuits neuronaux complexes comme ceux que suivent les cellules de grille (cf plus haut) permettant le cheminement de rats virtuels avec des performances supérieures à celles obtenues par des humains. En dehors de toute explication, ces prouesses pourraient s’apparenter à une magie moderne, magie qui devrait pourtant aider à la compréhension de certains fonctionnements neuronaux humains. Alors pour insister sur la pluralité des domaines embrassés par l’IA pourquoi ne pas se pencher sur cet  article parce qu’il envisage une autre facette, La bêtise de l’IA est révolutionnaire  (https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/la-betise-de-l-intelligence-artificielle-est-revolutionnaire_2008927.html). Comme quoi avant de participer en société à ce débat controversé,  il faut savoir de quoi on parle !

Comme un air de déjà lu !

mercredi, mai 9th, 2018

Si l’on ne désire pas se lancer dans la technique d’étude basée sur l’organoïde pour choisir ce que l’on pense être plus proche de la réalité on peut faire mieux voire mieux faire comme le détaille l’article, Researchers Succeed in Keeping Disembodied Pig Brains Alive (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/52469/title/Researchers-Succeed-in-Keeping-Disembodied-Pig-Brains-Alive/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=62563182&_hsenc=p2ANqtz-9spTV_olgyliWPkwsnyzEePyBuT1L6x-c6GV3u7C8BrSkTSMTKHonPcQ9nDkXFuuTWVjRJok-D1Qz8hSse5o58mSOa6Q&_hsmi=62563182). Beaucoup plus simple en effet serait de recueillir un cerveau de porc (chez le cochon tout est bon !) et de le maintenir en vie, seule la durée de ce maintien pouvant poser un petit problème. C’est ce qui vient d’être réalisé pour une durée de trente six heures selon une technique qui semble si simple qu’elle serait à la portée de tous et de chacun. Coïncidence quand paraissait l’article du MIT (ci dessus), Nita A. Farahany et ses collègues se livraient à une réflexion sur les problèmes éthiques posés par les différentes techniques qui peuvent être appliquées à l’étude du fonctionnement cérébral (https://www.nature.com/articles/d41586-018-04813-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180426) . Que l’on fasse fonctionner un organoïde rénal tout autant que digestif et la voix qui pose des questions reste basse , un organoïde rétinien puis cérébral et la conscience se réveille. Pourquoi ? Sinon parce que persiste dans l’imaginaire la suprématie des cinq sens humains comparés aux fonctions d’épuration ou de digestion. L’âme a en effet été localisée dans le cerveau plus précisément dans l’épiphyse pour Descartes et ce temps n’est pas si loin puisque l’éthique semble ne réapparaitre qu’au regard de l’organe étudié ! Ce qui tendrait à conforter l’idée que l’homme peut toujours être être démonter et que les pièces qui le composent seraient redevables de deux éthiques l’une philosophique et l’autre scientifique ?