Archive for the ‘Non classé’ Category

L’Homme et sa Machine

vendredi, mai 18th, 2018

A propos de l’IA les articles se suivent et se succèdent à un rythme tel qu’une intelligence non artificielle peine pour se maintenir à niveau. Et pour atteindre le niveau supérieur de l’intelligence artificielle, celui dit de l’ apprentissage profond, le chemin semble plus escarpé encore. Mais il existe aussi un autre obstacle (probablement pas le dernier) à franchir celui du sujet lui même que l’on aimerait bien décrypter. Aujourd’hui, il ne s’agit ni plus ni moins que de celui qui fut récompensé par le Prix Nobel de physiologie ou médecine attribué en 2014 à Edvard Moser, May-Britt Moser et John O’Keefe : soit sous une forme extrêmement simplifiée, le comment du positionnement dans l’espace. A ce propos, deux articles analysent une lettre parue dans Nature (pour les plus avertis), Vector-based navigation using grid-like representations in artificial agents (http://www.nature.com/articles/s41586-018-0102-6.epdf?referrer_access_token=_lWNU8gc6P54Xyucs60zx9RgN0jAjWel9jnR3ZoTv0OEfySMT4t78PpPpCS7uExWqGH8Y85zx5sxUAfevtKBQhbJLTAeVlbUdZL1p8FMUwKd4qZMsU8gbExV1eNrCWgjyC9yqW3vQfcsml21Pu27QUUA4UjZLGUDRiLLfbcuOzknt2kNcLH672UsJIqltTUIk9mhOv-Mh5mx6OXvkjXf_Ue2UA6fDm55IYYG__qEH2enmCI3iGBsf8rZW9MhvmmfS10vUQ2DfmQzxiFZ7xlDj_iRfVtWBHdZb2YYkd3Q81IUDDdoRjX6ovQghMzXIctvzKkTQD7c0WSLCz9F6mFgUb5SqbTLcSX2eNdVTo180wC4VWMaxdunMcF0bH9EoyKk5JxKrDVp750hNsfG8ygqHgU6Ms_WYLql7geeoCD5gH_9WNORVT_XozsaqXSRdvIoy4jlgJqSAe7dbYOpG3KhBjPj-HTYs7T6u0nAUjJRZW2pvP9qWv-VGLzOtD4eYE0ZYH_jhewQ4WAHvjZGtw2_zvwQ4m54gyIx-3tQsZF1j_Sa1JgSJF20PQ2ZMdRk98yUgBqGpmqJVAOoqxVeq3CrzIAytJyAdiaCLJfxSir3K0F00MRJXr2wLELvk9eSbQREiJTIA5V3h3E2R6cmH2fqZA%3D%3D&tracking_referrer=www.the-scientist.com ). Pour les moins avertis, voici une des deux analyses parues récemment et qui s’y rapportent  : AI recreates activity patterns that brain cells use in navigation (https://www.nature.com/articles/d41586-018-05133-w?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180510). Aujourd’hui, la puissance des algorithmes va plus loin que les succès obtenus au jeu de Go  puisqu’ils réalisent des circuits neuronaux complexes comme ceux que suivent les cellules de grille (cf plus haut) permettant le cheminement de rats virtuels avec des performances supérieures à celles obtenues par des humains. En dehors de toute explication, ces prouesses pourraient s’apparenter à une magie moderne, magie qui devrait pourtant aider à la compréhension de certains fonctionnements neuronaux humains. Alors pour insister sur la pluralité des domaines embrassés par l’IA pourquoi ne pas se pencher sur cet  article parce qu’il envisage une autre facette, La bêtise de l’IA est révolutionnaire  (https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/la-betise-de-l-intelligence-artificielle-est-revolutionnaire_2008927.html). Comme quoi avant de participer en société à ce débat controversé,  il faut savoir de quoi on parle !

Comme un air de déjà lu !

mercredi, mai 9th, 2018

Si l’on ne désire pas se lancer dans la technique d’étude basée sur l’organoïde pour choisir ce que l’on pense être plus proche de la réalité on peut faire mieux voire mieux faire comme le détaille l’article, Researchers Succeed in Keeping Disembodied Pig Brains Alive (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/52469/title/Researchers-Succeed-in-Keeping-Disembodied-Pig-Brains-Alive/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=62563182&_hsenc=p2ANqtz-9spTV_olgyliWPkwsnyzEePyBuT1L6x-c6GV3u7C8BrSkTSMTKHonPcQ9nDkXFuuTWVjRJok-D1Qz8hSse5o58mSOa6Q&_hsmi=62563182). Beaucoup plus simple en effet serait de recueillir un cerveau de porc (chez le cochon tout est bon !) et de le maintenir en vie, seule la durée de ce maintien pouvant poser un petit problème. C’est ce qui vient d’être réalisé pour une durée de trente six heures selon une technique qui semble si simple qu’elle serait à la portée de tous et de chacun. Coïncidence quand paraissait l’article du MIT (ci dessus), Nita A. Farahany et ses collègues se livraient à une réflexion sur les problèmes éthiques posés par les différentes techniques qui peuvent être appliquées à l’étude du fonctionnement cérébral (https://www.nature.com/articles/d41586-018-04813-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180426) . Que l’on fasse fonctionner un organoïde rénal tout autant que digestif et la voix qui pose des questions reste basse , un organoïde rétinien puis cérébral et la conscience se réveille. Pourquoi ? Sinon parce que persiste dans l’imaginaire la suprématie des cinq sens humains comparés aux fonctions d’épuration ou de digestion. L’âme a en effet été localisée dans le cerveau plus précisément dans l’épiphyse pour Descartes et ce temps n’est pas si loin puisque l’éthique semble ne réapparaitre qu’au regard de l’organe étudié ! Ce qui tendrait à conforter l’idée que l’homme peut toujours être être démonter et que les pièces qui le composent seraient redevables de deux éthiques l’une philosophique et l’autre scientifique ?

L’organoïde et l’éthique

dimanche, mai 6th, 2018

Un organoïde est une structure tri dimensionnelle (multicellulaire) qui peut-être schématiquement assimilée à un micro organe à partir duquel il est devenu possible d’étudier des propriétés spécifiques de son homologue dans des conditions qui se rapprochent de la normale. Cette technique a pris son essor depuis une quinzaine d’années et supplante largement les cultures cellulaires en couche qui l’avaient précédée. Les organes ainsi “mimés” sont nombreux et l’un en particulier, en raison de son statut d’organe “noble” s’il en fut, est devenu sujet et non objet de questionnements. Il s’agit de l’organoïde cérébral obtenu à partir de cellules souches pluripotentes qui vont former de petites sphérules pouvant reproduire différentes zones cérébrales en fonction ou non de l’ajout de facteurs exogènes (Obtenir des ébauches de cerveau en laboratoire : les organoïdes, http://www.frcneurodon.org/informer-sur-la-recherche/actus/obtenir-ebauches-de-cerveau-laboratoire-organoides/). En 1818, Mary Shelley imaginait le DR Frankenstein et sa créature. Dans l’œuvre originale, celle ci était  loin d’être dépourvue d’intelligence mais rejetée par la société elle choisissait de faire le mal, démontrant l’existence d’un conscience que traduisait sa haine envers autrui et son concepteur. A l’inverse on pouvait se demander si son créateur n’avait jamais éprouvé le moindre sentiment envers sa créature. Et voilà que pourrait se reproduire une situation pas si éloignée comme en témoigne l’article The ethics of experimenting with human brain tissue (https://www.nature.com/articles/d41586-018-04813-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180426) autorisant à ce poser la bonne question, celle qui n’avait pas été envisagée il y a deux siècles. La recherche va effectivement dans le sens de l’étude des fonctions cérébrales parmi lesquelles on ne peut en  ignorer certaines parmi lesquelles la conscience. Bien que cette étape soit probablement encore lointaine, la question est en germe et son éclosion devra avoir lieu après que l’on ait trouver une réponse : en schématisant à l’extrême le but de l’expérience étant d’obtenir une réponse à un stimulus, jusqu’où est-on prêt à aller ?

Prédire le chaos

lundi, avril 30th, 2018

Selon la théogonie d’Hésiode, le Chaos aurait précédé l’origine du monde et/ou aurait donné naissance aux dieux primordiaux  dont Gaïa, la terre. Mais qu’il s’agisse d’Hésiode ou d’Ovide, il n’en existe pas de définition précise tant il est vrai que si l’on cherche, par besoin, un commencement celui ci ne peut être qu’imaginé comme informe justement pour permettre une différenciation ultérieure dans laquelle l’homme pourra se reconnaître. Par ailleurs s’il existe un chaos primordial il pourrait tout autant exister un chaos final tant il est tout autant vrai qu’une fin devrait exister sans que symétriquement les conditions puissent en être connues. Commencement comme fin restent mystérieux et sujets à débats enflammés. Et entre les deux, l’homme a placé la “théorie du chaos ou effet papillon” soit la question suivante : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » (Pour ceux qui sont “vraiment” intéressés: Effet papillon et théorie du chaos, https://www.youtube.com/watch?v=YrOyRCD7M14). Il ne s’agit ni plus ni moins que du célèbre exemple donné par Lorenz qui travaillait sur les prévisions météorologiques et leurs inexactitudes répétées. On y aborde l’étude des systèmes dynamiques et la notion de déterminisme dans lequel les mêmes causes entrainent les mêmes effets. Pourtant si en théorie la prédiction est possible comme celle du mouvement d’un pendule, en pratique il existe des limites à cette prédictibilité, comme celle du mouvement de deux pendules , limite due à la sensibilité extrême des conditions initiales. Aujourd’hui il se pourrait que l’IA (encore elle) soit en mesure de contourner cette limitation (Machine Learning’s ‘Amazing’ Ability to Predict Chaos, https://www.quantamagazine.org/machine-learnings-amazing-ability-to-predict-chaos-20180418/). Les applications envisagées dépasseront largement le cadre des prévisions météorologiques d’où l’intérêt de cette nouvelle application d’apprentissage automatique. Le chaos ne sera plus ce qu’il était, mais qu’était-il réellement ? L’expression d’une insuffisance humaine que palliera la machine créée par cette même humanité.

Drôle de monde !

vendredi, avril 27th, 2018

MR Fabre n’est pas un film (1951) dont les jeunes cinéphiles peuvent avoir encore connaissance, et dans un sens c’est un peu dommage puisqu’il inaugure un genre et rappelle qu’un début existe à tout. Il ne s’agissait pas que de porter à l’écran la biographie romancée de Jean Henri Fabre (1823-1915) mais de montrer pour une des premières fois un monde que les cinéastes animaliers se plaisent depuis à explorer. Avec lui naissait aussi l’éthologie, domaine revendiqué par plus d’un et exploré de façon régulière apportant son lot de découvertes admirables “mirabile visu“. Jean Henri Fabre fut au XIX° siècle avec les moyens dont il disposait , un observateur génial d’un monde de petits, les insectes, peut-être encouragé en cela par l’environnement dans lequel il évoluait. Quoiqu’il en soit les  hyménoptères, bembex, scolies et coléoptères n’avaient plus de secret pour lui et il est à parier qu’il aurait bien aimé être l’auteur des deux articles suivants : Exploding Ants Kill Foes, and Themselves, with a Blast of Toxic Goo (https://www.livescience.com/62354-exploding-ants-new-species.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20180420-ls) et Infected Ants Chemically Attract Workers to Destroy Them (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/52082/title/Infected-Ants-Chemically-Attract-Workers-to-Destroy-Them/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=62120194&_hsenc=p2ANqtz-9AGdfVt4CbnNL8WidJDhW_jGfz06RQQL05oDsrFqqMlP6DA_VyBzmiJfaY2OzJ4p8CCj_G8u3rG69_dU0XLSPEjmqEUA&_hsmi=62120194). Le texte en aurait été peut-être plus poétique mais les observations auraient été les mêmes ainsi que les considérations anthropomorphiques concernant la société des fourmis (Hymenoptera, Apocrita). Elles peuvent se faire exploser (“fourmis kamikazes”), tout aussi bien que détruire des larves infectées qui pourraient porter atteinte à l’intégrité de la colonie ce qu’il aurait peut-être qualifié dans les deux cas, on le reconnaitra volontiers, d’action téléologique. Mais une question reste non résolue : Fabre aurait-il choisi entre Platon et Aristote entre action téléologique de nature extrinsèque ou intrinsèque ?

Finalement ça peut servir !

mercredi, avril 18th, 2018

Un changement de finalité et un compte fil montre que  l’eau des fleurs que Leeuwenhoek examinait n’était pas aussi limpide qu’elle aurait dû l’être. Que l’œil ne voit pas tout était une évidence, le drapier le savait puisqu’il avait besoin d’une loupe pour vérifier des détails qu’il avait des difficultés à percevoir. Mais il existe une différence entre la vérification et la découverte : dans le premier cas, l’objet existe, dans le second il se dévoile et jusqu’à aujourd’hui ce dévoilement n’a pas atteint sa fin. Pour ne rien oublier, pour comparer, pour comprendre, pour transmettre ce nouvel objet doit trouver sa place pour servir au prochain et les preuves doivent défier le temps. Mais l’observation in vivo a ses limites, l’observation in vitro en a d’autres, et la mémoire humaine aussi comme on le sait depuis longtemps.  Il est devenu possible de remédier à ces trois défauts simultanément grâce encore( ?) et pour toujours (?) à l’IA. Il pourrait sembler  inapproprié d’évoquer  le programme AlphaGo qui, en 2015, a vaincu  le champion européen Fan Hui par 5 parties à 0 puis en 2016 le champion du monde Lee Sedol par 4 parties à 1 mais ce programme répond à la définition de l’apprentissage profond (Deep Learning) celui là même auquel est rattaché le programme d’analyse des cellules cérébrales, développé par Margaret Sutherland du National Institute of Neurological Disorders and Stroke (Scientists teach computers how to analyze brain cells, https://www.nih.gov/news-events/news-releases/scientists-teach-computers-how-analyze-brain-cells) rapporté dans Deep Learning Allows for Cell Analysis Without Labeling (https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/52275/title/Deep-Learning-Allows-for-Cell-Analysis-Without-Labeling/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=62080853&_hsenc=p2ANqtz-_qDVmJce1QoHKnf2x2y6pMkqAEkWdxGIICbuBsYfvdNzRGwrBA1IWouCiXf3pJey_vABzmw0vnlFD_gT1YD20sjSDQMA&_hsmi=62080853). Même sans comprendre (mais comprend-on tout de la propulsion des fusées Ariane ?) ce processus (Deep Learning ou apprentissage profond : définition, (https://www.lebigdata.fr/deep-learning-definition) il n’est pas inutile de se familiariser avec cette technologie sur laquelle s’appuie l’IA. Comme un univers en expansion, les champs d’investigation ne semblent plus avoir de limite et c’est peut-être tout autant que le dévoiement possible de l’outil utilisé, la raison des nouvelles peurs de l’humanité.

Le mystère s’épaissit !

jeudi, avril 12th, 2018

Pourquoi le mystère s’épaissit-il ? Rien de plus simple : il ne s’agit ni plus ni moins que de matière et d’anti matière. La physique des particules est une notion ancienne dont la philosophie fit son sujet avec la théorie atomiste : univers discontinu composé de matière et de vide. C’est de cette intuition exceptionnelle de la discontinuité de la matière que put naitre la physique des particules qui s’intéresse aux  constituants élémentaires de la matière et en étudie les interactions. Qui dit particule dit mesure et en particulier mesure de masse. L’atome qui se devait d’être indivisible d’où son nom, devint au fil des ans et des progrès techniques de plus en plus “complexe” en terme de particules subatomiques. Sans aucunement négliger ces connaissances acquises progressivement depuis le XIX° siècle, pourquoi ne pas imaginer pouvoir appliquer à la matière l’intuition d’une antimatière  selon la notion du couple symétrie/asymétrie (Matière-antimatière, symétries et dissymétries Article paru dans Rayonnement du CNRS – Bulletin n° 58 – printemps 2012 – Femmes en Sciences) tandis que l’on laisserait à ceux qui savent, le droit de le démontrer. Ce que Paul Dirac réalisa à la perfection, en donnant au monde des mathématiques et de la physique une équation vérifiée pour deux valeurs : un électron d’énergie positive et un électron d’énergie négative (L’antimatière, https://home.cern/fr/topics/antimatter).  C’est alors que surgit la question “qui tue” : comme le Big Bang devrait avoir créé autant de matière que d’antimatière s’annihilant l’une l’autre, pourquoi, aujourd’hui,  la matière prédomine-t-elle  (The Most Precise Measurement of Antimatter Yet Deepens the Mystery of Why We Exist, https://www.livescience.com/62216-most-precise-antimatter-measurement.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20180405-ls) !  Ainsi la question de Leibnitz  reste-t-elle parfaitement d’actualité : “Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien ” ? Réponse encore à venir.

Ayez raison, les explications viendront plus tard

dimanche, avril 1st, 2018

” Souviens-toi de m’écrire ces mots ; je veux les faire graver en lettres d’or sur la cheminée de ma salle à manger” De quels mots convient -il de se souvenir au point de les inscrire pour ne les point oublier ? Une devise éternelle “Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger” que les hommes ont proférer depuis Molière mais aussi bien avant lui, Socrate. En fait ils sont légion ceux qui proposent à l’homme de se restreindre pour vivre une vie meilleure. Il est tout à fait  vraisemblable que ce précepte s’inscrivait par ailleurs parfaitement dans la vision aristotélicienne des vertus morales que l’homme se devait de rechercher pour les pratiquer. A coup sur la tempérance alimentaire en fait partie et les scientifiques se sont attelés à la tâche de le démontrer. Ainsi aujourd’hui est -il non seulement bien de se nourrir avec retenue mais encore est-il mieux de le faire puisque l’on pourrait ainsi augmenter sa durée de vie et ce en de meilleures conditions. Les effets délétères en rapport avec l’obésité ont conduit l’ US National Institutes of Health a sponsoriser pour partie une enquête multicentrique appelée CALERIE, Comprehensive Assessment of Long term Effects of Reducing Intake of Energy, qui a entre autres effets, étudié l’impact d’une réduction calorique sur les conditions du vieillissement humain (Reduced-calorie diet shows signs of slowing ageing in people, https://www.nature.com/articles/d41586-018-03431-x?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180323, et Caloric Restriction Slows Signs of Aging in Humans, https://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/52141/title/Caloric-Restriction-Slows-Signs-of-Aging-in-Humans/&utm_campaign=TS_DAILY%20NEWSLETTER_2018&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=61623537&_hsenc=p2ANqtz-89F9gnNlawgOlj4sRTZbvBL7YDIGPgJPxQ47BPAf0Bl5Kpb6wBfwOtPGDGBSsW4e1U4dOeWR42KTIxRPJXol20H2PQrQ&_hsmi=61623537). Il ne s’agit ni plus ni moins que d’explorer la théorie radicalaire du vieillissement mais chez l’homme car elle avait déjà été émise à partir de nombreuses espèces à commencer par le C elegans, la drosophila mélanogaster mais aussi, que l’on se rassure, le Macaca mulatta (Macaque rhésus). Cette théorie concerne l’augmentation des radicaux libres qui entraine une multiplication des lésions, l’augmentation des molécules oxydées n’étant pas contrebalancée par une augmentation des capacités non oxydantes de l’organisme (Stress oxydant et vieillissement, http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/5731/MS_2006_3_266.html?sequence=23). Si les résultats de l’expérience sus citée comportent une part de vérité il convient de les traiter avec toute la tempérance aristotélicienne attendue pour ne pas aboutir à un extrême incompatible avec un équilibre métabolique indispensable.

Pour une nouvelle définition ?

vendredi, mars 30th, 2018

Pour continuer de poser/de se poser des questions à propos de l’IA, en voici une, parmi tant d’autres non encore formulées. Il s’agit d’une activité humaine qui  a été, est et sera à jamais, sujet de réflexion, de discussion, de philosophie pour MR  Jourdain. Depuis des décennies, quand on demandait de définir l’ART, les réponses étaient légion d’autant plus variées que le mot est particulièrement polysémique. On pouvait néanmoins s’entendre sur le fait qu’il s’agissait d’une activité humaine pouvant être dépourvue d’intérêt pratique, mais parée d’un appel aux sens. En sera-t-il de même demain : When computers make art ? (https://pursuit.unimelb.edu.au/articles/when-computers-make-art?utm_source=newscientist&utm_medium=edm&utm_content=computerart_mar26&cmpid). Quand on prête attention aux différentes illustrations proposées dans l’article sus dit, la confusion est consternante ; il est réellement impossible de distinguer l’œuvre humaine et l’œuvre machine. C’est dans cette occurrence qu’il faut penser CAN ce qui équivaut pour chacun et pour tous, à penser GAN ( CANs are GANs that can think creatively, https://hackernoon.com/what-are-creative-adversarial-networks-cans-bb81d09aa235). Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un système basé sur deux réseaux de neurones en compétition, générateur et discriminateur pour les GANs auxquels viendra s’ajouter pour le générateur des CANs la capacité de penser la créativité. Pour ceux que ce sujet intéresse, ils pourront lire, mais alors avec beaucoup d’attention, l’article suivant qui étant en français devient nettement plus compréhensible,  Existe-t-il des IA créatives ( https://weave.eu/ia-creative/) ! On pourrait béatement se rassurer en se disant que les œuvres ainsi créées sont œuvres humaines du fait des algorithmes eux mêmes “ suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant d’obtenir un résultat” à savoir l’image choisie, malheureusement la propriété de ces machines étant leur capacité à apprendre, elles seront rapidement capables de créer ces œuvres uniques qui étaient jusqu’à aujourd’hui le propre de l’homme

Avant l’IA c’était comment?

lundi, mars 26th, 2018

En 1869, Mendeleïev, âgé de 35 ans publie le tableau éponyme, Classification périodique des éléments. Cette classification reposait sur le principe suivant : Les éléments, lorsqu’ils sont disposés selon leur masse atomique, montrent une périodicité apparente de leurs propriétés. John Newlands avait déjà abordé cette voie en 1863, en publiant un premier tableau où les éléments chimiques étaient classés selon leurs masses atomiques relatives. Et en 1865 la loi dite des octaves établissait que les propriétés chimiques d’un élément de la table se retrouvent tous les huit éléments. Nul n’étant prophète en son pays c’est Mendeleïev qui fut cru et Newlands brocardé. Mais ce qui différencia Mendeleïev d’un autre chimiste travaillant dans le même domaine, Julius Lothar Meyer, fut l’introduction d’une prédictivité selon laquelle on devait s’attendre à la découverte de nombreux éléments jusqu’ici inconnus. C’est en s’appuyant sur l’existence de cette périodicité que la prédiction dû de se réaliser : rapidement trois éléments purent être découverts, le gallium, le scandium et le germanium. Certainement ébloui par cette performance qui ne devait rien à la technique mais tout à l’esprit de raisonnement,  Simon Roux ,  (http://www.theses.fr/2013CLF22380) ainsi que Deyvid Amgarten viennent de combiner métagénomique (La révolution métagénomique, https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-revolution-metagenomique) et IA. Cent cinquante après le tableau de Mendeleïev cette combinaison devrait se révéler aussi magique car elle serait capable d’établir la responsabilité de virus aujourd’hui (mais plus pour longtemps !) méconnus dans des pathologies d’étiologie inconnue (Machine learning spots treasure trove of elusive viruses, https://www.nature.com/articles/d41586-018-03358-3?utm_source=briefing-dy&utm_medium=email&utm_campaign=briefing&utm_content=20180320). Pareillement armé, Mendeleïev aurait-il fait mieux?