Posts Tagged ‘définition’

Exceptionnel, vous avez dit exceptionnel !

lundi, septembre 25th, 2017

Quelle serait la meilleure définition de l’humain, s’il devait en exister une, puisque l’on voit reculer les frontières qui avaient été érigées entre les espèces animales et l’homo sapiens sapiens. C’est avec Prométhée, ayant du réparer les erreurs de son frère Épiméthée, que la race humaine s’est distinguée par l’utilisation qu’elle avait su faire du feu qui lui avait été  offert. On a depuis, proposé plusieurs « définitions » à commencer par celle de Platon pour qui « l’homme serait un bipède sans plume« . A l’opposé on ne peut passer sous silence celle qui fait de l’homme « le seul être vivant ayant connaissance de sa finitude« . Mais il pourrait exister également une autre possible distinction, celle qui fait de l’homme le suprême prédateur. Si la célèbre formule de Hobes « Homo homini lupus est«  laisse à entendre que le loup, tel l’homme, attaque son semblable pour le plaisir, on peut être tenté de chercher à prouver cette assertion. C’est le propos de « Do Animals Murder Each Other? » (https://www.livescience.com/60431-do-animals-murder-each-other.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20170918-ls). Deux constatations s’imposent. Premièrement il se pourrait qu’il existe des « causes » identiques en ce qui concerne animaux et humains comme  celles qui relèvent de la conservation d’un territoire ou de la conquête sexuelle. Deuxièmement il existerait quand même une différence, celle qui relève de l’infanticide où l’homme serait moins impliqué ! Et pourtant la mythologie puis les textes sacrés rappellent que les meurtres d’enfants  ainsi que les « petits meurtres en famille » sont loin d’être exceptionnels. Mais le point à retenir (qui  « fait froid dans le dos »), est celui  qui montre que ce sont les mammifères sociaux qui sont les plus meurtriers. La société pervertirait-elle le monde animal comme elle a perverti le monde de l’humain !!

 

Une nouvelle définition

mardi, juin 28th, 2016

04-Lucky-Luke-1024x577MORT (def) : énonciation des attributs qui distinguent une chose, qui lui appartiennent à l’exclusion de toute autre ((Littré, Gallimard/Hachette, 1967)). Ce n’est pas sans raison que définitif, qui termine une chose, est un mot de la même famille. De même que la mort met un terme à la vie terrestre (ce qui ne peut être mis en doute), de même la    définition doit mettre un terme à toute discussion concernant le sens du mot concerné. Or s’il est un mot dont la définition, malgré ce que l’on pourrait croire, évolue avec le temps c’est le mot même de mort. Ainsi distingue-t-on plusieurs morts puisqu’elle peut être dite : médico légale, cérébrale, biologique … Et même en ne considérant que le versant physiologique, on voit qu’il n’existe pas un instant t où cesse toute activité biologique mais une succession d’instants jusqu’à une cessation complète. Ainsi vient-il d’être mis en évidence la persistance de certains gènes jusqu’à quarante huit heures après le décès (Hundreds of genes seen sparking to life two days after death, https://www.newscientist.com/article/2094644-hundreds-of-genes-seen-sparking-to-life-two-days-after-death/?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2016-2306-newGLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS). Si cette découverte s’inscrit normalement dans ce processus de disparition progressive de toutes les fonctions vitales à l’échelle cellulaire, elle pourrait rendre compte de la survenue de certaines néoplasies survenant à partir d’organes greffés. Les explications concernant cette « survie » voire cette « activation post mortem » n’en sont encore qu’à l’état d’hypothèses mais elles ouvrent aussi/surtout un nouveau champ d’exploration tourné vers la vie et non vers la mort. Enfin voici un nouveau critère à inclure dans une définition particulièrement extensible.