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CRISP : la révolution

mercredi, mars 1st, 2017

Ou quand une endonucléase révolutionne le génie génétique ! En 2012,  E. Charpentier et J. Doudna inventent la technique d’édition du génome CRISPR (brin de séquence génétique)/cas 9  (endonucléase) : technique qui s’est vue attribuée le nom de ciseau génétique. Il ne s’agit ni plus ni moins que de couper l’ADN en deux zones actives, une pour chaque brin de la double hélice, le trou laissé vacant pouvant être comblé par n’importe quel fragment d’ADN. Ainsi le génome peut-il être manipulé selon un processus de réécriture dans plusieurs buts dont la réparation, l’amélioration, et celui dont traite l’article Study: Resurrecting Extinct Species Could Harm Living Ones (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/48641/title/Study–Resurrecting-Extinct-Species-Could-Harm-Living-Ones/&utm_campaign=NEWSLETTER_TS_The-Scientist-Daily_2016&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=43529663&_hsenc=p2ANqtz-9kpp_A_3zISLRmIl01aCBRnFxpOVXPT8TCQ7iU1DGAnsXcKQHw9PxbIAEiROJLLB9MVSJsW4B4AW32YRhbbCtKnDsuoQ&_hsmi=43529663). S’il existait déjà une technique (1970), celle de 2012 se révèle beaucoup plus rapide, fiable et aussi moins onéreuse et certains y voient dés lors un outil qui s’intègrerait parfaitement dans un projet de transhumanisme/posthumanisme. Pourtant ce n’est pas et de loin le sujet de l’article sus cité puisque ce dernier aborde la question de la résurrection d’espèces disparues (de-extinction ! ), ce qui, et c’est normal, pose plusieurs questions, parmi lesquelles celle du choix quand on considère les espèces déjà disparues et celles en voie de disparition. La question reste ouverte d’autant que quelle que soit l’option, le coût économique de l’aventure risque d’être dissuasif ! Ne fait pas Jurassic World qui veut !

Attention : danger

mercredi, janvier 4th, 2017

L’effet thérapeutique consiste en l’action efficace dans la lutte contre les maladies permettant guérison et/ou prévention : le médicament en constitue un support incontournable. La découverte d’une nouvelle molécule est une première marche sur le long, difficile et onéreux chemin qu’il faudra emprunter pour pouvoir prétendre atteindre ce but. Cher par le coût qu’il représente, cher par ce que la dite molécule peut rapporter. Le coût prend en compte différentes étapes parmi lesquelles la mise au point de la molécule et les tests qui s’en suivent : phase préclinique, essais de phase 1, 2 et 3 qui vont de l’étude de la tolérance jusqu’à la mise en évidence d’un intérêt clinique réel et qui voient les échantillons étudiés de taille progressivement croissante. Le rapport économique prend en compte la reconnaissance de la propriété intellectuelle que traduit le brevet précédant l’exploitation commerciale. Mais au bout d’un certain temps (10 à 15 ans), le brevet tombe dans le domaine public, ce qui rend possible la copie de la molécule originelle et la mise en place de cette classe de médicaments appelés génériques dont le coût supporté par le laboratoire (tests simplifiés), le consommateur et le système de santé s’avère moindre. Si la presse a rapporté l’existence d’effets délétères de certaines molécules dévoyées de leur utilisation première, il n’en reste pas moins vrai que l’inverse est vrai même s’il en est moins parlé. Parce qu’il a été découvert “par hasard” des effets bénéfiques inattendus de molécules connues et que conjointement on est en droit de penser que leur utilisation serait moins onéreuse que la recherche et la mise au point de nouvelles molécules, pourquoi ne pas enfin tordre le cou à l’expression “on ne fait pas du neuf avec du vieux” … C’est la raison pour laquelle il est loin d’être inutile de lire l’article Repurposing Existing Drugs for New Indications (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/47744/title/Repurposing-Existing-Drugs-for-New-Indications/&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=39908481&_hsenc=p2ANqtz-9ajS7hPs5I4QPCXHFyYlyMHRBuxCkKGZSmDO_ZrOnF54K9grEF17KmtglidbkWiFM5f3uGsX2GXEn7-2vh8kIWDvscSA&_hsmi=39908481). On est heureux d’y apprendre qu’il existe déjà des organismes qui colligent des connaissances utiles à ces reconversions mais on tremble à l’idée que l’industrie pharmaceutique pourrait  se mettre en travers pour des raisons bassement économiques les concernant …