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Des biais pour tous

samedi, février 6th, 2021
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L’étymologie n’en est pas connue avec certitude, mais le terme évoque la notion d’obliquité, la perte d’une direction droite. Ainsi en est-il en couture : pour faire un biais, on doit couper en diagonale ce qui donne de l’élasticité au produit obtenu. En statistique, un biais est une démarche qui introduit une (des) erreur(s) dans le (s) résultat(s)s d’un étude. Quant au biais cognitif (très à la mode) il concerne une déviation de la pensée logique. Quelque soit le sujet auquel on se réfère quand on évoque un biais, on sous-entend une mauvaise direction cause d’une finalité dévoyée. Les études scientifiques ne sont pas exemptes de ce défaut et on insiste sur l’importance des biais de recrutement d’où une altération des résultats avec comme corollaire la possibilité d’un problème éthique sous jacent. Aujourd’hui ce problème éthique est évoqué à propos des études en éthologie animale (ICYMI: STRANGE Framework Addresses Bias in Animal Behavior Research) ayant abouti à la mise en place du cadre STRANGE : Social background; Trappability and self‐selection; Rearing history; Acclimation and habituation; Natural changes in responsiveness; Genetic make‐up; and Experience. Le protocole ainsi défini est particulièrement ambitieux et en complète deux autres qui l’ont précédé : PREPARE et ARRIVE. Tous les amoureux de la nature, augmentés ou faisant partie des amoureux de l’exactitude des protocoles expérimentaux animaliers ne peuvent que se réjouir. Néanmoins on se pose la question suivante : par exemple, comment était-il possible d’ignorer que la capture d’animaux sauvages modifiait leur comportement ? De la même façon, comment était-il possible d’ignorer que le recrutement de sujets exclusivement masculins et caucasiens n’était pas représentatif ? D’où des résultats biaisés dans les deux cas. Quelle signification doit-on attribuer à une si longue “ignorance” ?

Un pour tous, tous pour un

samedi, janvier 16th, 2021
Vecteurs pour Coopération, Illustrations libres de droits pour Coopération  | Depositphotos®

Elle appartient à la classe des Electrophoridae ou Gymnotidae, du genre electrophorus : c’est un poisson d’eau douce, l’anguille électrique. Elle appartient à la classe des Insecta du genre Abeille Européenne, l’abeille mellifère. La première se caractérise par sa capacité à produire des décharges électriques à partir de plaques électriques situées dans la partie postérieure. Isolément une anguille peut émettre des décharges atteignant 860 volts mais elles peuvent aussi se regrouper jusqu’à cent individus entourant leurs proies (Electric eels can supercharge their attacks by working together). Une dizaine suffira à étourdir les heureux élus grâce à une décharge de 8600 volts ! L’anguille électrique suit donc, sans la connaître, la loi universelle d’additivité des tensions dans un circuit en série. L’abeille mellifère possède un microbiote intestinal, ce n’est pas vraiment étonnant. Ce qui l’est plus c’est qu’il influe sur le CHC (hydrocarbures cuticulaires) permettant d’identifier des individus hostiles (Honeybee Microbes Shape the Colony’s Social Behavior). Ainsi le microbiote joue-t-il un rôle dans la biologie sociale de l’abeille dont on connaît depuis longtemps la vie en colonie avec ses trois castes. L’éthologie animale est loin d’avoir livré tous ses secrets, sa complexité est plus la règle qu’une quelconque simplicité.Est-on pour autant autorisé à parler de culture animale comme on parle de la culture humaine (D.Lestel, https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Lestel) comme on parle de la culture humaine ?