Posts Tagged ‘homme’

Pourquoi il faut faire attention mais aussi comment !

mardi, août 11th, 2015

image003Qu’appelle-t-on solidarité et quel est son champ d’application ? Ne prend-elle en compte que la race humaine (ce serait déjà beaucoup si elle était efficace !) ou englobe-t-elle ceux des animaux qui ne sont pas les petits accompagnants chéris de la vie quotidienne. Car les premiers risquent leur vie et pas les seconds. Le maître protège son fidèle compagnon (enfin, presque tous les maîtres !), mais montre une certaine indifférence vis à vis de ceux qui lui sont inconnus, qu’ils volent ou qu’ils nagent (Drugging the Environment, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43615/title/Drugging-the-Environment/). Or on se murmure aujourd’hui que si l’homme comprenait l’animal il lui serait peut-être difficile de s’en nourrir, il devrait alors lui être tout aussi difficile de savoir qu’il l’intoxique. De plus il sait bien qu’il existe une chaîne alimentaire, et s’il ne mange pas les vautours (directement), il mange des poissons ! Ce qui est tout aussi utile de rappeler, c’est que tout médicament est une substance chimique qui se doit d’avoir un effet biologique ! Il serait donc curieux d’imaginer que cet effet n’existe pas en dehors du traitement en propre. D’où l’idée, dont on se demande comment il se fait que l’on y ait pas penser avant, d’étudier le dit effet (le ou les) au regard de la nature en général. Et c’est alors que le chercheur s’inquiète à son tour. Comment va-t-il être en mesure de gérer dans l’ordre (?) au moins ces trois principes : principe du double effet, attribué à Thomas d’Aquin et repris par Philippa Foot (1967), principes de morale et de conviction selon Max Weber (Le savant et le politique, 1917-1919)), principe de précaution (constitution, février 2005) inspiré d’Hans Jonas. On conçoit volontiers ses difficultés ! D’où la question : comment faire pour continuer d’avance tout en regardant autour de soi ?

Le bon modèle

jeudi, août 6th, 2015

homme natureDe même que l’appareil photographique s’est approprié les caractéristiques de l’œil humain, de même l’ordinateur s’est-il approprié le concept de circuits. C’est ainsi que l’humanité peut utiliser ses caractéristiques après les avoir comprises pour faire avancer son domaine technique dans toutes les directions possibles. Mais ce n’est pas uniquement l’homme le modèle, c’est la nature elle même, qui donne des idées, à condition de ne pas hésiter à l’observer attentivement et, pourquoi ne pas oser le dire, avec un certain amour pour en tirer le meilleur. C’est ce qu’évoque l’article Inspired by Nature (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/43625/title/Inspired-by-Nature/) au travers de nombreux exemples du meilleur effet, d’où ce néologisme de “bio inspiration” qui semble particulièrement bien adapté quand on décline déjà depuis longtemps le préfixe bio sous toutes ses formes, à tel point qu “hors du bio, point de salut” ! Quoiqu’il en soit, la nature inspire : pour aller capturer  à distance, coller, percer, suturer, nettoyer, refouler, éviter, délivrer, “désadicter”. Il est vrai que chaque organisme est abouti et que de ce fait il est l’expression de milliers de siècles d’évolution. Pourquoi aller plus loin chercher ce que l’on a sous les yeux. Il n’y a qu’à se pencher pour recueillir ce dont on a besoin. L’homme n’invente pas il transcrit ce qu’il déchiffre. C’est pourquoi il n’est pas le plus grand prédateur de la nature mais son plus grand fan. Si l’on doit avoir peur de quelque chose c’est des détournements qui parfois surviennent.

GPS et tachymètre

jeudi, juillet 30th, 2015

Seat Leon Cupra TDI 190_227Aucun objet roulant, volant, navigant ne serait capable d’accomplir l’une ou l’autre de ces actions, rouler, voler, naviguer sans son GPS et son tachymètre personnels. Il en est de même pour l’homme qui (depuis toujours …) possède en propre au moins l’un de ces deux appareillages au sein de son système nerveux ; le thème de l’article étant justement la mise en évidence du second. Les cellules de grilles (grid cells) sont connues depuis 1971 chez la gente murine. Elles ont valu le prix Nobel partagé de Médecine-Physiologie à John O´Keefe, May‐Britt Moser et Edvard I.Moser et comme le souligne le communiqué de presse du 6 octobre 2014, il a enfin été possible de répondre à une question  tout autant scientifique que philosophique : “comment le cerveau fait-il pour créer une carte de l’espace qui nous entoure et comment pouvons nous trouver notre chemin à travers un environnement complexe “(http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/2014/press.pdf). Aujourd’hui, comme hier, c’est chez le rat que ces cellules de vitesse viennent d’être identifiées (Mental Speedometer Cells, http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43517/title/Mental-Speedometer-Cells/). Avec la preuve qu’il existait une population cellulaire dédiée à la géolocalisation, il était logique d’imaginer qu’il existait également des cellules dédiées à la vitesse de déplacement, mais si ce qui est logique n’est pas preuve d’exactitude, c’est une incitation à en faire la recherche. Ce qui fut fait, ne reste plus qu’à les mettre en évidence chez l’homme. Il n’est pas interdit, néanmoins, de terminer sur une question : le touriste qui ne retrouve pas facilement son chemin après des déambulations en terre inconnue, doit-il être assimilé à une fourmi ou à un crabe ?

C’est bien d’y avoir pensé !

mercredi, juillet 15th, 2015

Veille-technique-2-copie-1S’il est vrai que l’on ne saurait penser à tout, il n’est pas interdit d’essayer de penser plus loin. S’il est vrai que l’homme ne se sert de ses capacités que sur un mode mineur, il semble bien qu’il désire se servir au mieux des capacités de ses outils depuis qu’il est entré dans l’ère de l’homo faber. Ainsi en est-il du smartphone qui s’avère répondre de mieux en mieux aux critères requis pour être un  téléphone intelligent. Et c’est ce qu’il est en passe de devenir dans la pratique quand on essaie de passer en revue toutes les applications auxquelles il peut servir ( il en reste même certainement encore à découvrir !). Ainsi peut-on transformer un smartphone en microscope (http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20140418.OBS4465/comment-transformer-un-smartphone-en-microscope.html), en analyseur spectométrique de couleurs, d’où il appert que les joliment nommés, selfies du monde quantique, redorent le blason du selfy de base  (http://www.nature.com/news/light-detective-1.17872?WT.ec_id=NATURE-20150702&spMailingID=49005923&spUserID=MjA1NTExOTM5MgS2&spJobID=720119319&spReportId=NzIwMTE5MzE5S0), en acteur actif de l’éradication des  maladies du XXI° siècle (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43308/title/Intelligence-Gathering/, . Ainsi peut-on voir coexister en parfaite intelligence (http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43380/title/Outbreak-Observatory/) un chef de village tanzanien et son téléphone cellulaire. On est alors parfaitement en droit de penser à d’autres interprétations que celle de Heidegger ou de Nietzsche à propos de la technique : ni dépossession ni domination de l’homme sur la nature par la technique, mais outil de compréhension pour une harmonie retrouvée !

Un caméléon, ça trompe …

mercredi, mars 18th, 2015

_50908978_owl_camouflageAlors que les chercheurs sont en passe de comprendre les mécanismes qui permettent au caméléon de modifier ses couleurs (How Chameleons Change Colors, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42396/title/How-Chameleons-Change-Colors/), dans le même temps, d’autres chercheurs mettent au point un matériau textile ayant la qualité de changer de couleur (Chameleon Skin Mimic, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/42455/title/Chameleon-Skin-Mimic/). Et il semble bien que dans l’une comme dans l’autre de ces deux études le processus en cause soit comparable. Pas plus dans un cas que dans l’autre le changement ne repose sur la quantité de pigments mais chez le caméléon sur des différences de position relative de micro canaux et dans le cas du textile sur une modification de la surface pour jouer avec les interactions entre les ondes lumineuses. Si le caméléon utilise cette capacité pour se fondre dans la nature, il s’en sert également pour exprimer ses émotions. L’homme qui a besoin de se fondre dans la nature, pour des raisons plus ou moins avouables, aura la possibilité de le faire plus rapidement, pour ce qui est de ses émotions, voudra-t-il se servir de cette option ? Quoiqu’il en soit, il n’existe qu’un seul modèle, la nature dont l’homme sera toujours le fidèle imitateur !

Ethique, quand tu nous tiens …

dimanche, décembre 14th, 2014

ECH21572031_1Les droits des animaux seraient-ils mieux encadrés et donc préservés que les droits des humains quand ceux-ci sont sujets d’expérience ? L’ETHIQUE, mot dont on peut penser qu’il est à la mode tant il est devenu sujet de déclarations sans exclusion de domaines, et dont il est convenu de se servir en particulier quand on utilise un être vivant dans le but d’éviter toute chosification (réification). Le problème majeur étant de savoir comment il convient de servir le principe même que recouvre le mot. Aristote est dans cette affaire un des premiers à avoir  envisagé les différents champs de l’Ethique pour en faire un mode de vie harmonieux tant au niveau individuel qu’interindividuel : se conduire de telle sorte que l’on atteigne le but ultime, celui du plein épanouissement de l’individu au sein de la société. Il est évident que dans ces conditions, comment faut-il comprendre l’éthique appliquée à la recherche (Ethical overkill, http://www.nature.com/news/ethical-overkill-1.16513?WT.ec_id=NATURE-20141211) ? Les règles à suivre doivent-elles être éditées par un organisme et gravées dans le marbre, alors que chaque équipe aurait plutôt tendance à exposer ses règles en les qualifiant d’éthiques ? Car sous le terme éthique on sous entend également un autre type de protection  que celui du sujet, à savoir la protection de celui qui conduit l’expérimentation. Mais un dernier volet s’est fait jour : le volet économique qui voudrait qu’un bureau centralisé d’éthique soit moins onéreux que plusieurs officines ! On en arriverait donc à cette notion inattendue, à coup sur non envisagée par Aristote,  du coût de l’éthique ! Même si l’on s’en offusque de principe, la prise en compte des possibilités de la datamasse  (big data) fera qu’il deviendra impossible de l’ignorer.

C’est pas moi …..

mardi, octobre 14th, 2014

image-3Le franglais comme la novlangue ont leurs utilisateurs et leurs détracteurs, mais qu’en est-il de certains mots d’un vocabulaire imagé et rigoureusement français des siècles précédents  ? Ainsi aujourd’hui sait-on encore ce que signifie le mot “pucier “!  Peut-être serait il bon d’en expliquer la signification car il se pourrait bien que ce substantif revienne d’usage courant. Quand l’argot touche à l’universel, on se pose la question de savoir pourquoi ! ArgotPucier :  de puce avec le suffixe -ier, allusion au fait que le lit peut parfois être l’« habitat » de la puce (Wiktionnaire),. Universel :  la part de l’homme dans l’évolution. L’article  d’Emily Monosson pourrait y répondre. Si  le pucier d’hier  n’a disparu que pour réapparaitre plus vivant que jamais, c’est parce que l’homme compte pour une part à la fois  non négligeable mais aussi difficilement quantifiable dans les processus de l’évolution  (Sleep Tight, http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/41005/title/Sleep-Tight/) ! Qu’il soit impliqué depuis la nuit des temps, en substance depuis son apparition semble une évidence, la sélection naturelle aurait un sens restreint si l’on n’entendait par là qu’une nature dont l’homme serait absent, puisqu’il fait partie intégrante de la dite nature. Pour ne pas aller jusqu’à la position qui voit dans la disparition de l’homme la survie de la terre, il sera toujours bon de continuer à recenser pour les minimiser au mieux les facteurs humains impliqués. Ce qui aurait aussi  par retour un effet utile pour l’homme en propre !

Éthique et robotique

lundi, septembre 22nd, 2014

westworld (2)En 1942, Isaac Asimov élaborait les trois lois de la robotique : 1 : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger, 2 : Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi, 3 : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi. On peut se poser la question de savoir où se situent aujourd’hui les rapports qui unissent l’homme et sa créature le robot, à la lecture du récent article,  Ethical trap: robot paralysed by choice of who to save (http://www.newscientist.com/article/mg22329863.700?cmpid=NLC%7CNSNS%7C2014-0918-GLOBAL&utm_medium=NLC&utm_source=NSNS&#.VB_Lc11xlYc), écrit par Alan Winfield (http://www.ias.uwe.ac.uk/~a-winfie/) . Le problème est celui de la prise de conscience d’un processus tout à fait particulier, celui d’un choix entre deux situations identiques mais qui peuvent s’exclure l’une l’autre ? Si le robot dans près de la moitié des cas, prend tellement de temps pour faire son choix que l’action lui échappe, qu’en est-il lorsque la même expérimentation est  proposée à l’homme ? Dans quelle mesure ce dernier réussira-t-il  cent fois sur cent sa mission : effectuer le sauvetage des deux individus en position dangereuse ? Le particularité du problème posé par la situation décrite, est  d’insister sur le faire, pour lequel  l’homme,  ne peut faire l’économie du  jugement puis de la justification. Se pourrait-il que ce qui est encore une spécificité humaine, devienne par le miracle des algorithmes une qualité supplémentaire des robots ? Où comment on peut retrouver cette question engendrée par le scientisme du  XIX° siècle :  le progrès est-il synonyme d’amélioration du futur ?

Pour bientôt ?

dimanche, juillet 6th, 2014

72287235Quand il est toujours question d’une certaine inégalité dans la façon de traiter la gente féminine qu’il s’agisse de la parité en terme de représentativité aussi bien qu’ en terme d’accès aux postes de responsabilité avec comme corollaire le traitement qui y est affecté, il n’est pas inintéressant de prendre connaissance de l’article : Women in science: A temporary liberation (http://www.nature.com/news/women-in-science-a-temporary-liberation-1.15477?WT.ec_id=NATURE-20140703).  L’auteur Patricia Fara est senior tutor au Clare College de l’Université de Cambridge au Royaume Uni (A Four Thousand Year History and Scientists Anonymous: Great Stories of Women in Science). Si certains des faits rapportés peuvent prêter à sourire, l’article dans son ensemble arbore des couleurs peu chatoyantes au regard de la société de ce début du XX° siècle. Réformer les institutions, comme celle d’instaurer l’égalité entre les hommes et les femmes est un thème ancien dont la révolution française ne s’est pas vraiment emparé. En ce qui concerne le simple droit de vote, Olympe de Gouges avait bien tenté “Les droits de la femme et de la citoyenne” à l’exemple “Des droits de l’homme et du citoyen” mais sans succès (!).  Avant 1900 quelques états américains avaient néanmoins franchi ce pas, chemin suivi après par la majorité des pays : 1918, pour le Royaume Uni, 1919 pour l’ensemble des Etats Unis d’Amérique, et bien plus tard, puisqu’il fallut attendre 1944 pour la France. La femme avait pourtant entre baillé la porte de son entrée dans le monde des diplômes, avec le premier baccalauréat féminin en 1861. Qu’il ait fallu attendre l’absence des hommes (partis à la guerre), dans la société civile pour que la femme se glisse dans l’espace ainsi laissé libre, mais qu’elle n’ait pas pu garder cette place définitivement après leur retour pourrait faire accroire l’idée que remplacement ne vaut pas placement. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, si l’on se pose la question de savoir pourquoi le ministre de l’Education Nationale fait semblant d’interrompre l’expérimentation des ABCD, la question primordiale reste en fait de comprendre pourquoi cette expérimentation a été initiée !

L’homme, le chien et la machine

dimanche, février 23rd, 2014

imageImaging  the canine Brain (http://www.the-scientist.com//?articles.view/articleNo/39228/title/Imaging-the-Canine-Brain/ ). Soit un homme et un/son chien. Il importe peu du reste qu’il s’agisse du sien ou d’un autre. Le chien occupe un statut particulier dans l’environnement humain. Il est vrai que ses débuts sur la scène sociétale furent relativement difficiles puisqu’il fut d’abord assimilé à une machine. Pavlov en fit, probablement contre son gré,  un autre type de machine, la machine à réflexes ! Encore est-il bon de rappeler que la finalité concernait l’étude de réflexes humains. Il est néanmoins établi depuis longtemps/toujours que le chien est devenu le fidèle ami de l’homme après que ce dernier eût domestiqué un ancêtre lointain du genre loup. Avec plus ou moins de facilité, l’homme parvient en effet à se faire obéir de son compagnon qui accomplit pour lui des tâches qui peuvent être particulièrement complexes. C’est alors que l’homme se pose cette question essentielle : ” Mon chien se pose-t-il des questions à mon propos ? “Comment résoudre ce problème ? En apprenant au chien un nouveau tour qui le rapprochera un peu plus encore de l’univers de son maitre, puisque il ne s’agit ni plus ni moins que de le soumettre à un examen auquel il arrive également à son maître de se soumettre, une étude IRM fonctionnelle. La seule difficulté consiste à garder son calme, ne pas bouger dans l’enceinte de la machine. Aucune difficulté pour le chien, alors qu’il arrive à certains maîtres de ne pouvoir le faire. Jusqu’à dix minutes d´un calme olympien permettent la réalisation de l’examen. En réalité  il ne s’agit que de comparer des aires auditives et leurs réponses à des stimulations dans le même domaine. Mais on a encore le droit de rêver ?