
L’origine des mythes est un domaine largement exploité et qui fait appel à de nombreuses approches devenues au fil des temps plus scientifiques que romantiques. Parmi les questions soulevées il en est une qui concerne l’universalité de certains d’entre eux devenus symboles et dont l’expression pour d’autres encore, pourrait même remonter au paléolithique supérieur par le moyen de couleurs dont la signification reste encore un mystère. Parmi les figures universelles, il en est une qui a traversé les âges et coule plus que jamais des jours heureux, il s’agit du dragon (Dragons: A Brief History of the Mythical, Fire-Breathing Beasts, https://www.livescience.com/25559-dragons.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20190414-ls). De tous les temps et adoptant toutes les formes « imaginables », il se caractérise néanmoins pas une ambiguïté majeure pour une unicité d’action. Bon et gardien ou méchant et grand prédateur, il ne sait faire qu’une seule chose, se battre. Reste sa qualité de cracheur de feu (Can Any Animal Breathe Fire Like the Mythical Dragon? https://www.livescience.com/65227-can-animals-breathe-fire-like-dragons.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20190421-ls) peu vraisemblable. Pourtant l’idée d’extrapoler n’est pas loin quand on connait des animaux qui projettent par certains de leurs orifices des substances nocives pour leurs adversaires. Voici deux donc deux articles récents centrés sur des animaux certes imaginaires mais dont l’actualité témoigne de l’intérêt qu’ils suscitent. Il est vrai que le bien, le mal, les combats ne rentrent certainement pas dans le cadre de l’obsolescence programmée !

Dire autrement et tenter d’expliquer telles pourraient être très sommairement les différences entre l’allégorie et le mythe ! La haute valeur symbolique de la première s’opposant à la valeur explicative de la seconde n’empêche pourtant pas la confusion entre les deux à tel point que l’on parle tout autant du Mythe que de l’Allégorie de la Caverne, ce qui pourtant est loin d’être identique ! Et il se pourrait bien que Platon soit coutumier du fait puisque l’on parle de façon indifférente de l’Atlantide comme mythe ou comme allégorie. Serait-ce à dire que Platon ne s’exprimait pas de façon claire ? Quoiqu’il en soit il est de notoriété publique que si allégorie il y avait, mythe il y a aussi. De quoi s’agit-il ? D’une cité parfaite dont l’hubris fut punie par Zeus mais qui a acquis une telle réalité au fil des siècles qu’elle a inspiré et inspire encore et toujours de multiples explorateurs. Nombreux sont ceux qui partirent à sa recherche ou subodorèrent son existence et il en est toujours ainsi comme en témoigne ce dernier article : Atlantis Found (Again)! And Exasperated Scientists (Again) Raise Their Eyebrows (
Difficile d’établir une réelle frontière entre mythes, fables et légendes. Ainsi en est-il de l’Atlantide, cette île si extraordinaire décrite par Platon. Si l’on peut, la concernant, ne pas à proprement parler la qualifier de fable, quels sont les éléments en présence qui permettent de choisir entre mythe et légende ? Si chacun d’eux s’empare du merveilleux chacun le traite différemment bien que tous deux reposant sur une transmission orale. Il existe pourtant une différence fondamentale : la légende est un récit fictif, le mythe s’appuie sur une réalité inexplicable qu’il tente de rationnaliser dans le but d’une signification à l’échelle humaine. Enfin si la légende est âgée, le mythe, plus âgé encore, se situe dans les temps primordiaux, dans le temps des commencements. L’Atlantide qui s’est vue qualifiée tout autant de mythe que de légende appartient à deux des dialogues de Platon, le Timée puis le Critias. Il s’agit en fait d’une construction de la pensée destinée à la démonstration que l’âge d’or d’une humanité vertueuse peut par dérives successives sombrer dans la malfaisance appelant/nécessitant la punition divine. Elle jouit certainement d’un statut à part puisqu’elle a donné lieu à tout autant de questions d’ordre philosophique que d’expéditions maritimes en vue de situer ses vestiges. L’article de