Ce n’est un secret pour personne : ce qui caractérise l’humain, c’est la faculté qu’il a de poser/de se poser des questions. Si ces questions sont aussi multiples que variées, il en est une néanmoins qui émerge du lot : celle que pose la place de l’homme dans le monde. Cette question, les philosophes présocratiques se l’étaient déjà posée en installant les premières pierres de la rationalité, passant du mythe à la recherche de causes premières, recherche d’arguments et de preuves en cohérence. La métaphysique est donc née il y a plusieurs siècles, et ce sont les progrès de la technologie qui lui ont permis d’étayer ses preuves, de passer de la qualification à la quantification, d’établir des lois dont le but a toujours été l’universalisation. Et donc en y réfléchissant, il est évident qu’il est impossible de dissocier une métaphysique première d’une science seconde. C’est la raison pour laquelle l’article, How much science should there be in philosophy (https://www.chemistryworld.com/opinion/how-much-science-should-there-be-in-philosophy/4020018.article?) revêt un intérêt particulier tant il semble que la dichotomie que parait sous-entendre le titre n’a aucune raison d’être. Pourtant à y regarder de plus près, il pourrait s’immiscer une dissonance quand le philosophe ne tient pas compte des acquisitions scientifiques dans ces raisonnements car alors, la contradiction peut pointer le bout de son nez. Mais ce dont il est question n’est pas la philosophie en général, mais la métaphysique, dont Descartes disait qu’elle était branche de l’arbre philosophie. Kant en est d’accord pour qui La métaphysique est la science qui contient les premiers fondements de ce que saisit le savoir humain. Et donc lorsque la philosophie pose des questions, la métaphysique apporte la partie scientifique de la réponse.
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Philosophie et Science
mercredi, juin 6th, 2018
A l’aube des temps, philosophie et science ne se distinguent pas, mais survient une séparation de corps qui met en place philosophie et science puis une nombreuse famille présidée par une philosophie des sciences qui elle même donnera naissance à autant de membres qu’il est de domaines en science. Parce que l’homme a son temps, lui-même englué dans un temps qu’il ne maîtrise pas, il se dit de temps en temps qu’il est temps de faire le point. S’amarrer lui permet de se retrouver par la maîtrise de la réalité de son existence au sein d’un monde en perpétuelle évolution. Le grand mot est dit « réalité« , par excellence sujet philosophique s’il en fut. Ainsi la réalité peut être objet d’expérience, elle peut aussi être en soi et inaccessible et que devient-elle quand elle est qualifiée de virtuelle ou d’augmentée ? Serait-elle plus confortable si elle n’était que scientifique quand on sait qu’elle se transforme au grès des acquisitions. Peut-être justement le terme de transformation n’est-il pas le bon et il serait plus approprié de parler d’un processus d’incrémentation qui lui permet de viser la complétude. Quoiqu’il en soit, l’époque est sujette à ce type de réflexion quand de multiples perspectives scientifiques semblent ne pouvoir que venir se fracasser sur la recherche de la vérité (Michela Massimi: Scientific evidence and a plurality of perspectives, https://www.youtube.com/watch?v=aSUzhwPM8Fs). C’est ce dont traite l »article de Michela Massimi, professeur de philosophie à l’Université d’Edinbourg, Questioning Truth, Reality and the Role of Science (https://www.quantamagazine.org/questioning-truth-reality-and-the-role-of-science-20180524/). L’on y comprend combien il est impératif de continuer à faire cheminer de concert une science dynamique qui n’est déjà plus univoque et une recherche de la vérité-réalité qui le reste. C’est ce qui était pratiqué jusqu’au début du XX° siècle et qui doit être continué malgré les difficultés comme par exemple celle de traduire ce nouveau concept de « perspectival realism » dont parle l’auteur(e)
